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DISPARUS
DE RELIZANE
Les
familles envisagent la grève de la faim
L'Expression,
23 août 2004
«
Il ne peut y avoir de règlement du dossier sans justice et vérité.»
Le comité des familles de disparus de la wilaya de Relizane compte
observer, mercredi 25 août, une grève de la faim de 24 heures
devant le siège de la Cour de Relizane. Cette action, soutenue
par le bureau local de la Laddh vise à protester contre le contenu
qualifié d’ambigu de la dernière déclaration
du président de la Cnppdh, Me Farouk Ksentini, qui «avait
proposé un traitement technique à un problème hautement
politique».
«
Il s’agit là d’une tentative d’apporter une
solution technique à un problème douloureux, à la
fois humain et politique. Les familles des disparus ont davantage besoin
de connaître la vérité sur le sort des leurs, avant
d’envisager tout débat sur des compensations financières»,
révèle le communiqué transmis à notre rédaction.
Me Farouk Ksentini, estime le comité des familles de disparus,
a dédouané l’Etat en proclamant qu’«il était
responsable et non coupable du drame vécu par des centaines de
familles, en niant l’implication des officiels ou des auxiliaires,
pourtant un fait avéré», souligne le communiqué paraphé conjointement
par le représentant de la Laddh et celui du comité des
familles de disparus.
Ce dernier insiste sur le caractère dramatique du problème
en précisant que «pour la majorité des familles concernées
par le drame, il ne peut y avoir de règlement du dossier sans
justice et vérité. La longévité de cette
douloureuse affaire, qui sert de piédestal pour les uns et de
fonds de commerce pour les autres, risque de constituer un terreau à toutes
les surenchères et de compromettre le dénouement d’un
dossier déjà lourd», précise le communiqué qui
se veut un appel à l’effet de sensibiliser l’opinion
publique nationale et internationale sur le drame des disparitions forcées
et le calvaire que subissent des familles.
Houari B.
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