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| Observatoire des droits humains en Algérie (ODHA) | |||||
Observatoire des Droits de l'Homme en Algérie (ODHA) Répression des familles de disparus à Constantine Lundi 20 septembre 2004
Une délégation des familles de disparus a été reçue aux environs de 10 heures par Mr Boucetta en présence des autres membres du comité ad hoc. Cette délégation a rejeté la proposition d’indemnisation et a insisté sur la nécessité de la recherche de la vérité et que justice soit rendue sur ce crime contre l’humanité que représente la disparition forcée de leurs enfants. Devant le refus de la délégation du comité ad hoc de prendre en considération les revendications des familles et devant son obstination d’exécuter son plan à savoir de recevoir individuellement les familles de disparus et de leur faire signer le formulaire concernant la filiation, l’indemnisation et les « vœux » de la famille du disparu, ces dernières décideront alors d’une marche pacifique de la cité Daksi au centre-ville. Avant même la sortie des familles de la cité Daksi, les
forces de répression sont intervenues brutalement pour disperser
la marche. Une panique générale s’installa. De nombreuses
femmes furent blessées. Nous citerons le cas de Mme Djebouri Yamina, âgée
de 70 ans qui a présenté un traumatisme du membre supérieur
ayant nécessité une immobilisation plâtrée à l’hôpital
de la ville. Nous citerons également le cas de Mme Oughlissi Farida, épouse
de disparu qui fut sauvagement frappée à coups de poings
par un policier et traînée par les cheveux sur plusieurs
dizaines de mètres. Elle présente actuellement de nombreuses
ecchymoses au niveau de son corps. Il en est de même de Mme Saker
Louisa, épouse également d’un disparu qui fut violemment
frappée et qui présente également de nombreuses
ecchymoses. Cette dernière ainsi que le jeune Hemamlia furent
embarqués dans un fourgon de police. Le jeune citoyen a été relâché rapidement
alors que Mme Saker a été transférée directement à la
brigade de la BMPJ située au niveau de la zone industrielle Palma.
Elle fut interrogée par les officiers des renseignements généraux
avant d’être libérée aux environs de 18 heures.
Durant sa garde à vue et son interrogatoire on lui présenta
une bombe lacrymogène, un couteau et un bâton et on l’accusera
d’avoir utilisé ces armes contre des agents de l’ordre
public (!!!!). Scandalisée par cette provocation grossière,
elle dénoncera cette machination et refusera de signer le PV d’audition.
Elle sera alors soumise à des pressions et à un chantage.
Les policiers l’inviteront à signer une déclaration
sur l’honneur renonçant à toute manifestation publique,
chose qu’elle refusera dans un premier temps avant de signer sous
la contrainte. Correspondance de Constantine.
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www.algeria-watch.org
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