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AIN TAYA Un autre cas de disparition forcée El Watan, février 2003 Abdelkader Menouar, mécanicien de Aïn Taya, localité située à l’est d’Alger, a disparu depuis son arrestation, le 2 juillet 2002 à 6 h 45 m, par «quatre individus armés de la Sécurité militaire» dans son garage, selon l’appel urgent lancé par hier par SOS Disparus. Battu par les quatre hommes avec une barre de fer, il a été embarqué dans une voiture, une Clio bleue, vers une destination inconnue. Ses affaires dans le garage, machine à écrire, cachets de sa société, factures, etc., ont été emportés par ces hommes. Les démarches de la famille du disparu auprès de la gendarmerie nationale de Heuraoua n’ont abouti à rien, selon la même source. Les gendarmes ont saisi tout le matériel dans le garage d’une valeur de un million de dinars et ont montré au père de Abdelkader une pièce d’identité «trouvée sur le lieu de la disparition», d’après SOS Disparus. Le 17 septembre 2002, deux personnes se seraient présentées à la famille Menouar annonçant que Abdelkader était vivant et qu’il ne fallait plus le rechercher car il se trouvait dans l’une de «leurs casernes», citant le centre Antar de Ben Aknoun et le Centre principal militaire d’investigation (CPMI) de Beni Messous, relevant du DRS (ex-Sécurité militaire) sur les hauteurs d’Alger. «Il est inutile de s’y rendre. Il est enregistré sous un autre nom et porte un numéro d’immatriculation», leur a-t-on expliqué, selon SOS Disparus. Le père de Abdelkader a alors saisi par écrit la Présidence de la République, le chef du gouvernement, le ministère de la Justice, la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme et le procureur militaire de Blida. La Présidence de la République a ordonné au procureur militaire de la 1e Région militaire l’ouverture d’une enquête. Le père a été entendu par le procureur militaire. Une enquête restée sans suite, selon SOS Disparus. Le 6 janvier 2003, le père Menouar a reçu une convocation écrite au stylo et sans cachet de la part de la brigade de gendarmerie de Heuraoua. Un officier lui a demandé de reprendre la voiture de son fils, saisie auparavant par ses éléments. Le gradé lui a expliqué qu’il risquait d’avoir des ennuis vu qu’une instruction judiciaire a été ouverte. Le père a refusé la proposition. Ce dernier s’est rendu hier au siège de SOS Disparus pour informer qu’il est toujours sans nouvelles de son fils. La victime, souligne SOS Disparus, avait un différend avec un voisin, commandant du DRS. Ce dernier aurait menacé Abdelkader. Par Adlène
Meddi |
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