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Journée internationale des disparusCollectif des familles de disparu(e)s en Algérie, 30 août 2007 L’Algérie utilise toujours la pratique de la disparition forcée en dépit de sa signature de la convention internationale L’Algérie s’est engagée le 6 février dernier à ne pas aller à l’encontre du but et de l’objet de la convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Ce texte international représente une avancée considérable. Le droit à la vérité et à la réparation des familles de disparus est désormais consacré expressément et des mesures d’enquêtes et de poursuites judiciaires des responsables devront être prises par tous les Etats qui auront ratifié cette convention. Or, ce crime demeure impuni en Algérie et est toujours d’actualité. En effet, malgré son engagement, l’Algérie continue d’utiliser cette pratique innommable. Des centaines de jeunes algériens sont, aujourd’hui encore, victimes des agents de l’Etat qui outrepassent leurs droits au mépris du droit international des droits de l’Homme. Arrêtés arbitrairement, ils disparaissent des jours, des mois voire des années.
Et ce sans oublier, les milliers de personnes en Algérie qui ont disparu depuis 1992, victimes de ce crime qui viole leurs droits fondamentaux mais aussi ceux de leur famille toute entière. Aucune information sur le sort des milliers de disparus d’Algérie n’a pu être obtenue jusqu’à présent laissant leur famille dans la détresse la plus totale. Bien au contraire, l’Algérie applique des textes de loi qui vont à l’encontre de la constitution algérienne elle-même qui garantit le droit à la justice et du droit international, en interdisant tout recours devant la justice algérienne et en exigeant que les disparus soient déclarés morts en échange d’une indemnisation qui ne peut être assimilée à une véritable réparation.
Aussi en ce jour symbolique, le CFDA demande instamment aux autorités algériennes de prendre toutes les mesures visant à mettre un terme définitif à la pratique de la disparition forcée et à remettre sous la protection de la loi toutes les victimes récentes de disparition. Le CFDA et SOS Disparus sont convaincus que seul l’établissement d’une Commission vérité en Algérie apportera un règlement juste du dossier des disparus, permettra de rendre justice et d’obtenir réparation pour toutes les familles de victimes du conflit armé. C’est à cette condition seulement, qu’une paix réelle et durable verra le jour en Algérie. Paris, le 30 août 2007 |
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www.algeria-watch.org
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