|
|||||
Ayant fait l'objet d'un chantage Par : A. Brahim, El Khabar, 3 octobre 2004 La présidente de l'association nationale des familles des disparus,
Leïla Ighil, a critiqué les déclarations faites, à El
Khabar, par Mohamed Farouk Ksantini (président de la Commission
nationale consultative pour la promotion et la defence des droits de
l'homme), sur la disparition de 5200 personnes, immédiatement
après avoir été convoquées par des commissariats
de police. La présidente de l'association qualifia les propos
de Ksantini de "non sérieux". La présidente de l'association des disparus (non encore agréée) a noté que "le mécanisme, mis en place pour régler la question des disparus, n'a affiché aucune intention sérieuse pour alléger la souffrance de milliers d'algériens". Leïla Ighil a exprimé son indignation du fait que ces familles, vivant une situation sociale déplorable, sont soumises à un chantage. On leur demande de renoncer à leur droit de connaître toute la vérité sur le dossier des disparus". Rappelons, dans ce contexte, qu'une indemnité financière avait été proposée aux familles des disparus en échange de la clôture définitive du dossier des disparus avant d'y jeter toute la lumière et déceler ses secrets. Leïla Ighil a invité les autorités a afficher une "intention politique à ouvrir ce dossier", en révélant que les associations des familles de disparus, ainsi que des personnalités politiques, sont prêts à contribuer à lever le voile sur ce dossier pour instaurer un climat de justice et de sérénité, afin de pouvoir tourner la page. La présidente de l'association des disparus a indiqué les 5200 individus disparus juste après avoir été convoqués par les services de sécurité, cités par Farouk Ksantini dans ses propos tenus dernièrement, ne représentent qu'une catégorie parmi trois catégories principales. Il s'agit des "personnes arrêtés par les services de la gendarmerie, de l'armée et de la police, à leurs domicile ou sur leur lieux de travail. Dans ce cas, les agents qui ont exécuté les arrestations sont, dans la majorité des cas, identifiés. Ou d'individus appréhendés dans des opérations menées par les forces combinées, avec usage de moyens lourds et après encerclement de certains quartiers". Signalons, d'autre part, qu'il est prévu que la Ligue algérienne des droits de l'homme tienne, avant la fin de l'année en cours, les premières assises nationales sur le dossier des disparus.
|
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||