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FAMILLES DES DISPARUS Le rapport de Ksentini critiquéL'Expression, 07 avril 2005 «75 % des cas signalés sont favorables à une indemnisation.» Bien que le contenu exact du rapport de la commission ad hoc, remis par M.Farouk Ksentini au président Bouteflika le 31 mars 2005, n’a pas encore été rendu public, le Collectif des familles des disparus et l’association SOS Disparus prennent déjà «acte avec regret des premières conclusions dudit rapport». En effet, dans un communiqué rendu public hier, l’on a remis en cause les premières conclusions de la commission ad hoc, annoncées par son président dans l’une de ses précédentes sorties médiatiques. «Cette commission préconise une nouvelle fois de clore ce dossier par l’attribution d’indemnisations». M.Ksentini a affirmé dans le sillage que «plus de 75 % des cas signalés sont favorables à une indemnisation». Justement, sur ce chapitre relatif à la réparation pour les victimes, les deux associations campent toujours sur leurs positions, affirmant que les indemnisations «ne peuvent opérer un règlement total et juste du dossier des disparitions». En d’autres termes, précise le communiqué, «cette solution proposée par la commission ad hoc consiste à clore le dossier des disparitions». «Il ne peut être question pour les familles de troquer la justice et la vérité contre de l’argent», mentionne-t-on également. Pour cela, le président de la commission ad hoc, chargé par le président de faire la lumière sur la question des disparus a dit maintes fois que «si certaines familles se montrent déterminées à recourir à la justice, ce qui est leur droit absolu, nous sommes prêts à les accompagner». Les divergences sont manifestement persistantes et en guise de réplique, lesdites associations n’iront pas loin dans la polémique. Elles diront plutôt que «les familles des disparus n’ont jamais cessé de déposer des plaintes devant les tribunaux algériens. Toutefois, ces familles se heurtent toutes à l’impuissance de la justice». L’argumentaire des deux associations ne s’arrête pas à ce stade. Les rédactrices dudit communiqué, MMme Yous Fatima et Nassera Dutour, déclarent que «nous comprenons maintenant pourquoi M.Ksentini invite sans crainte les familles des victimes à déposer plainte, puisque d’ici quelques mois, les auteurs des disparitions forcées seront amnistiés». Ali TITOUCHE |
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www.algeria-watch.org
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