Violations des droits humains > Disparitions forcées  
   

Mrs. Safia Fahassi
Membre actif et permanent de l’ANFD
Association Nationale des Familles des Disparus
Tel. 071149638
E-mail. Saf_dja_fahassi@yahoo.fr

Mise au point

Quelques quotidiens algériens datés du 31/01/05 ont rendu publique des articles évoquant le dossiers des disparus (enlevés) en Algérie. Ils faisaient part «d’une conférence de presse » tenue par des associations de familles des disparus au siège de «SOS Disparus » et ajoutaient que l’« ANFD », Association Nationale des Familles des Disparus était invitée- je ne sais par qui- et présente lors de cette conférence.
Etant membre actif au sein de l’ANFD et participant à toutes les réunions organisées par son bureau, je tiens a préciser que ni moi ni le bureau de l’ANFD avons pris connaissance de telles actions et qu’aucune invitation de participer à une conférence de presse quelconque n’a été enregistrée dans l’ordre du jour du bureau.

Par ailleurs, concernant le projet du Président sur la loi d’amnistie générale, thème principal de cette conférence, je rappelle a l’opinion publique que le bureau de l’ANFD, lors d’une réunion de ses membres permanents le 25/11/2004, avait déclaré que les familles refusaient d’afficher toute position concernant ce projet tant qu’il n’était pas clarifie et complété par des prérogatives et des lois allant dans le sens a éradiquer cet épineux dossier et faire éclater toute la vérité sur le sort des disparus, d’autant plus, que ces derniers et leurs familles étaient des victimes de la tragédie( voir l’Expression, lundi 06/12/04 ; El-bilad, dimanche 05/12/2004). Dans le même communiqué  le bureau a aussi exigé des autorités la prise en charge sociale des familles des disparus, étant donné que ces familles ne doivent, en aucun cas, subir une double injustice; la disparition d’un cher et la marginalisation et le mépris des autorités. En conclusion, le bureau de l’ANFD avait déclaré dans le même communiqué qu’il était le seul habileté a faire des déclarations relatives a l’organisation et qu’aucune personne n’était autorisée a parler au nom de l’organisation, ni de l’engager dans des actions, du genre « conférence de presse » sans le consentement de tous les membres permanents du bureau en attendant qu’une assemblée générale soit organisée pour la réélection d’un nouveau bureau suite a l’abondant de poste de président par l’ex- présidente depuis l’année 2000

En fin, je tiens a ajouter, qu’en dépit de toutes les tentatives de noyer ce dossier par des manœuvres basses et déshonorables, ou en faire un fond de commerce juteux pour d’autres « charognards et rapaces »qui ont préféré troquer des êtres humains contre quelques « piastres ou petites faveurs de l’autre coté de la méditerranée  », je reste rassurée et convaincue que le dossier connaîtra la fin espérée, une fin honorable, digne des disparus et de leur familles qui continuent a mener un combat noble pour la vérité, sans pour autant renoncer a la paix ou l’hypothéquer.
Nous avons également des enfants,... « qui sont impatients de revoir un  hypothétique père  ! Quelles paroles faut-il leur prodiguer pour les rassurer, les tranquilliser et surtout pour leur dire : papa sera bientôt de retour ! Mais jusqu'à quand faut-il user de leurres ? Car ils grandiront et demanderons légitimement qui a fait disparaître leur père ? Pourquoi n’avaient-ils pas les mêmes chances de grandir a coté de celui qui les a mis au monde ?
Autant de questions sur les véritables dimensions du drame qui seraient les semailles d’une moisson de vindicte a ne pas trop laisser s’accumuler ou s’étendre a d’autres espaces ou la paix est encore fertilisable ! » cette citation est tirée d’un article écrit en 1995, par Djamil Fahassi,quelque jours avant sa disparition, et publiée sur le journal La Nation du 06 au 12 juin 1995.
Mrs. Safia Fahassi
Fait a Alger
Le 02/02/2005

 
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