Alors qu’Ali Benhadj n’a toujours pas de nouvelle de son fils cadet

Abdelhak Layada fait état de l’enlèvement de son fils aîné

par N.O., Le Jeune Indépendant, 26 octobre 2006

Disparu depuis quatre jours, Abdelhak Layada n’a toujours aucune nouvelle de son fils, Adnane, avec lequel il a perdu tout contact depuis l’après-midi de samedi dernier. Aucun autre détail n’a été également donné par l’ancien chef du GIA.

Après le fils d’Ali Benhadj, au sujet duquel sa famille n’a aucune nouvelle depuis le début de mois d’octobre, c’est maintenant le fils de Layada qui est porté disparu depuis le début de cette semaine. Abdelhak Layada a fait état de «l’enlèvement» de son fils aîné, 21 ans, dans l’après-midi de samedi dernier.

Selon les dires de son père, le jeune garçon était parti «déposer une plainte auprès du ministère de l’Intérieur» concernant un litige de terrain. Abdelhak Layada parle d’un enlèvement. «Mon fils Adlane a été enlevé», a-t-il déclaré, lundi dernier, par appel téléphonique, à l’AFP.

Layada ne veut, du moins pour l’instant, accuser personne de cet «enlèvement». Depuis samedi, Layada est resté sans nouvelle de son fils, si ce n’est l’appel téléphonique qu’Adlane avait émis, le lendemain de son «enlèvement», à son oncle paternel.

Le fils de Layada a téléphoné, selon son père, aux environs de 22 heures, pour les assurer de son bon état de santé : «Je suis en bonne santé, ne vous inquiétez pas, mais j’ignore où je me trouve. Informez mon père de mon appel.» C’est ce qu’a déclaré Layada pour ce média.

Comment a-t-il «disparu» ? Adlane avait été chargé, par son père, de remettre une plainte adressée au ministre de l’Intérieur, et ce au poste de police du palais du Gouvernement. Il était accompagné d’un voisin et de son cousin qui ont perdu sa trace après l’avoir déposé avant même d’arriver au palais du Gouvernement.

D’après les services de sécurité, Adlane Layada ne «se serait jamais présenté au poste de garde du palais du Gouvernement». Pour éviter toute polémique comme celle déjà créée après la disparition du fils d’Ali Benhadj, Layada «écarte toute hypothèse selon laquelle son fils aurait pu rejoindre le maquis».

Avant cela, Ali Benhadj, le vice-président de l’ex-FIS, avait, au début de mois d’octobre dernier, signalé la disparition de son fils cadet Abdelqahar. «Il a mystérieusement disparu», confirmait-il à la presse, alors qu’«il se rendait à une des mosquées du quartier de Kouba, pour accomplir la prière du fadjr.

Benhadj avouait ne pas savoir s’il s’agissait d’une «disparition» ou d’un «enlèvement». «Mais s’il s’agit d’un enlèvement, j’accuse en premier lieu les services de renseignements», a affirmé Benhadj. Le «numéro deux» de l’ex-FIS a indiqué que les instantes recherches entreprises pour retrouver la trace d’Abdelqahar, âgé de 18 ans, sont restées vaines.

«Nous avons cherché dans tous les hôpitaux et les commissariats de police et nous avons enquêté dans tous les lieux où il aurait pu se rendre, sans parvenir à éclaircir le mystère de cette disparition», affirmait-il. Le vice-président de l’ex-FIS avait promis de poursuivre les recherches et il n’avait pas hésité à dire qu’au cas où cela s’avérerait utile, qu’il «contacterait des ONG internationales pour l’aider à retrouver son fils».

A ce jour, Abdelkahar n’a pas encore donné signe de vie. N. O.

   
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