CONFERENCE DE PRESSE

Le président de la République française Jacques Chirac, effectuera du 2 au 4 mars 2003 une visite d'Etat en Algérie et rencontrera lors de son séjour son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika..
A cette occasion SOS Disparus tiendra :

une conférence de presse samedi 1 mars 2003 à 11 heures au siège de leur association 5, rue Mohamed Lebib Alger


afin d’interpeller les deux chefs d’Etats algérien et français sur les revendications des familles de disparu(e)s et leur demander d’envisager des solutions concrètes au problème des disparitions forcées en Algérie, comme le prévoit la résolution du parlement européen votée le 10 octobre 2002.
Le 24 février 2003, des représentants du Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie avaient rencontré M. Parant, conseiller technique du président de la République française et lui avaient transmis un mémorandum résumant en cinq points les propositions des familles pour un règlement juste de la question des disparitions forcées en Algérie :

-Le début de reconnaissance officielle de l’ampleur du phénomène des disparitions forcées et de la responsabilité des pouvoirs publics algériens dans cette tragédie est le résultat d’une double dynamique : la mobilisation des familles des victimes en Algérie et l’implication de l’opinion publique et des institutions internationales.

-La France, qui prend depuis des années l’initiative d’une résolution sur les disparitions forcées à la Commission des droits de l’Homme et qui soutient le processus d’élaboration d’une Convention internationale sur les disparitions, peut jouer un rôle éminent auprès des autorités algériennes.

-Comme le montrent de nombreux précédents, il ne saurait y avoir de réconciliation nationale véritable sans un règlement définitif de ce dossier. Il revient aux plus hautes autorités algériennes de reconnaître solennellement l’ampleur du phénomène des disparitions, la responsabilité des services de sécurité et de donner suite à l’exigence de vérité et de justice exprimée par les familles.

-L’argument d’ingérence ne manquera pas d’être soulevé ; à cet égard, il n’est pas inutile de rappeler que les familles des disparus ont formulé dans leur mémorandum du 4 septembre 2002 plusieurs propositions de règlement national de cette tragédie

Lors de son contact avec le conseiller du président français Jacques Chirac, le Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie a reçu l’assurance que la question des disparitions forcées en Algérie et celle des droits de l’Homme serait abordée lors des entretiens entre les deux chefs d’Etat.

La présidente
Yous Fatima

 
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