Disparitions forcées  
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Nom : Yahiaoui

Prénom : Hocine

Date de naissance (ou âge)  : 05 juin 1967

Etat-civil   : Célibataire

Nombre d'enfants :

Profession :

Adresse : Bordj El Kiffan (Alger)

Date de l'arrestation : 28 mars 1994

Heure : 16 heures

Lieu de l'arrestation : dans la rue

Agents responsables de l'arrestation : militaires

Résumé des faits : Citoyen âgé de 27 ans, célibataire, demeurant à Bordj El Kiffan (Alger), est sorti de son domicile le 28 mars 1994 à 16 heures pour acheter du pain. A été enlevé par des militaires dans la rue. Disparu depuis. Une perquisition a été effectuée à son domicile six mois après sa disparition. Des parachutistes étaient venus pour arrêter son frère Omar qui a été libéré après avoir passé une journée au commissariat de Bordj El Kiffan. La mère avait elle aussi été arrêtée par des miliciens accompagnés de policiers et gendarmes et a été séquestrée durant une semaine à la gendarmerie de Dergana.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :

  • N'a jamais pu être localisé.

Démarches entreprises par la famille :

  • Plainte déposée le 21 avril 1996 au niveau du tribunal d'El Harrach, enquête, la famille a été interrogée par la gendarmerie de Dergana.

Observations :

  • Sa mère a été arrêtée par des miliciens, gendarmes et policiers et séquestrée durant une semaine avant d'être libérée.

Témoignage de la famille   : (mère)

Il était 16 heures en ce 28 mars 1994 quand mon fils Hocine est sorti pour acheter du pain avant de rejoindre son père au travail. Il n'est plus revenu. En fin d'après-midi quand son père rentra, il me dit : « J'ai attendu Hocine pour venir m'aider et il n'est pas venu ».

Je lui ai répondu que moi aussi je l'avais envoyé acheter du pain et qu'il n'était pas revenu. Nous nous sommes inquiétés car ce n'était pas de ses habitudes d'autant plus qu'il avait jeûné ce jour-là (jeun des patients). Nous commencions à nous inquiéter sérieusement de cette absence inhabituelle. Je me suis dit alors qu'il a certainement été arrêté par les militaires, car à cette période ils arrêtaient fréquemment les jeunes.

Deux jours après, nous nous sommes mis à sa recherche. Nous avons dans un premier temps cherché chez ses oncles et tantes ici et au bled. Il n'y était pas.

Nous sommes ensuite allé au centre de Châteauneuf, au centre de Ben Aknoun, au commissariat central, à la brigade de gendarmerie de Bab Ezzouar.

Nous avons écrit au procureur qui m'a convoqué pour me dire que mon fils n'était pas détenu.

J'ai écris au ministre, à l'ONDH, à Zeroual........
   
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