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| Disparitions forcées | |||||
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Nom : Mebtouche Prénom : Amar Date de naissance (ou âge) : Etat-civil : Célibataire Nombre d'enfants : Profession : fellah Adresse : Sidi Daoud (Boumerdès) Date de l'arrestation : 1994 Heure : 03 heures Lieu de l'arrestation : domicile Agents responsables de l'arrestation : militaires et miliciens Résumé des faits : Citoyen demeurant à Sidi Daoud, célibataire, fellah, arrêté en 1994 et à 3 heures du matin à son domicile par des militaires et des miliciens, après avoir défoncé la porte de la demeure. L'arrestation s'est faite avec violence. Le père et la mère de la victime seront agressés par les ravisseurs et frappés à coups de poings, de pieds et de crosse et insultés. Les yeux de la victime seront bandés. Il a disparu depuis cette date malgré les nombreuses recherches effectuées par ses parents à travers casernes, commissariat et brigade de gendarmerie. Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :
Démarches entreprises par la famille :
Observations :
Témoignage de la famille : (mère, Mme Mebtouche Ourida) « Il était 3 heures du matin. Des militaires et des miliciens ont défoncé la porte de la maison et pénétré de force à notre domicile situé à Sidi Daoud (Dellys). J'ai reconnu les miliciens D. H., D. A. et K.. Ils sont allés directement à la recherche de mon fils Amar qu'ils ont sorti de sa chambre. Je me suis opposée avec mon époux à son arrestation. Mon fils s'opposait de toutes ses forces, s'accrochant au cadre de la porte. Les militaires et les miliciens nous frappèrent avec les crosses de leurs armes et nous insultèrent. Ils traînèrent notre fils, malgré sa résistance. Je les ai poursuivis à l'extérieur en criant. J'ai reçu de nombreux coups de poings et de crosse. Mon fils est sorti, pieds nus. Ils lui ont bandé les yeux avec son tricot de peau. En sortant et dans la bousculade, il avait fait tomber sa carte d'identité. Le lendemain, je me suis rendu à la gendarmerie avec la carte d'identité. Les gendarmes m'ont questionné sur les auteurs de l'arrestation. Je leur ai dis que c'étaient les militaires accompagnés de miliciens. Ils nous ont dit qu'ils n'avaient rien à voir avec cette arrestation. Je suis retournée à plusieurs reprises mais sans effets. Je me suis mise à faire les casernes de la région. Je suis allée à la caserne de Dellys puis au siège de la sûreté de la même ville. Puis je me suis déplacée vers les casernes de Boumerdès et de Bordj Ménaïel. Et je recevais toujours la même réponse : « Ce n'est pas nous ». J'ai alors rédigé des lettres à Zeroual, à Habachi, à l'ONDH, au procureur du tribunal de Dellys et à la gendarmerie. Les gendarmes n'ont convoqué et m'ont questionné à nouveau sur les conditions de l'arrestation. Ils me dirent à nouveau qu'ils n'avaient rien à voir avec cette arrestation. Ils rédigèrent un PV qu'ils adressèrent au procureur de Dellys qui me convoqua et me demanda si j'avais reconnu les auteurs de l'arrestation. Je lui ai dit ce que j'avais dis auparavant aux gendarmes : « Ce sont les militaires et des miliciens ». J'ai cité alors les noms des trois miliciens que j'avais reconnu. Mon mari est mort de chagrin et de désespoir de ne plus pouvoir retrouver notre fils ». |
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www.algeria-watch.org
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