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| Disparitions forcées | |||||
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Nom : Bouchelaghem Prénom : Moussa Nacim Fouad Date de naissance (ou âge) : 07 novembre 1964 Etat-civil : Marié Nombre d'enfants : 01 Profession : Enseignant à l'université Adresse : Avenue Ghermoul. Alger Date de l'arrestation : 03 juin 1994 Heure : 01 heure Lieu de l'arrestation : Domicile familial Agents responsables de l'arrestation : Sécurité militaire Résumé des faits : Citoyen âgé de 30 ans, enseignant à l'université, demeurant à Alger, arrêté à son domicile le 3 juin 1994 à 1h du matin par la sécurité militaire. Il aurait été localisé au centre de Châteauneuf par des co-détenus libérés par la suite. Son corps criblé de balles sera retrouvé à Kouba en juillet 1994 et enterré à El Alia sans avoir prévenu les parents. C'est la mère qui découvrit son nom à la morgue de Bologhine. Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :
Démarches entreprises par la famille :
Observations :
Témoignage de la famille : (mère) Mon fils, marié, père d'un enfant de 10 mois, demeurant à Alger, est titulaire du bac technique Mathématiques. Il est également titulaire d'un DES Physique Copilon: physique du solide et d'un DEA physique du solide. Il a effectué un stage de microélectronique et passé un doctorat de physique du solide, thèse préparée au service des champs magnétiques intenses. Mon fils a été enlevé de son domicile en date du 3 juin 1994 à 1 heure du matin par un groupe des forces combinées (nindjas et militaires + Sécurité militaire + gendarmerie) constitué de plus de 30 éléments descendus de 7 véhicules Nissan. Le domicile avait fait l'objet après l'arrestation d'un siège de 10 jours durant lesquels toute la famille avait été séquestrée sans pouvoir sortir. Les forces de sécurité se sont carrément installées à l'intérieur du domicile familial où elles se faisaient approvisionner en denrées, fruits et légumes durant le siège. Les militaires ont même fait venir un médecin pour ausculter l'épouse de mon fils tombée malade le 12 juin 1994. Une relève régulière des éléments des forces combinées était effectuée tous les jours à 6 heures du matin. Ces derniers ont réclamé les clefs et papiers du véhicule de mon fils qui était garé dans le garage. Ils l'ont sorti de là pour le stationner dans la rue Ghermoul d'où ils sont venus le prendre le lendemain mercredi 15 juin à 21h 55. Durant le siège, ce groupe était dirigé par un haut gradé en tenue militaire. Le véhicule de mon fils est une Peugeot 405 GL 11169 de couleur rouge. Son père est décédé le 7 mars 1998. Tous les journaux algériens francophones et arabophones ont refusé de publier l'avis de recherche que je voulais publier, même sous forme de placards publicitaires, seule la chaîne de TV MBC en a parlé. Le ministre de l'intérieur saisi par le courrier n°:365 / 1994 n'a à ce jour pas cru devoir y donner suite. L'ONDH s'est contenté d'adresser un courrier au ministère de l'intérieur, sans plus... J'ai appris qu'il avait été officiellement déclaré décédé en date du 20 juillet 1994, selon la mention marginale de son acte de naissance, mention également portée sur le livret de famille, décès déclaré à l'état civil de la mairie de Kouba, à l'insu de la famille, par un certain Bayou Tahar, identifié comme étant un employé de la morgue de Bologhine (ex St Eugène). Cet employé que j'ai contacté s'était affolé en me déclarant qu'il n'avait rien à voir avec cette affaire et qu'il ne voulait pas avoir de problèmes... J'ai appris au cours de mes recherches, par la bouche des autres employés de la morgue, sans en être convaincue du reste, que mon fils aurait été trouvé mort sur le bas côté d'une rue de Kouba, puis transféré à la morgue avant d'être enterré au cimetière d'El-Alia à El Harrach près d'Alger. |
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www.algeria-watch.org
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