Dans une rencontre avec El Khabar

Adlène Layada révèle les détails de son enlèvement

El Khabar, 28 octobre 2006

Le fils de Abdelhak Layada, ancien leader du Groupe Islamique Armé (GIA) est rentré chez lui après cinq jours passés entre les mains d’hommes armés qui l’ont séquestrés dans un endroit inconnu. Il a déclaré qu’il avait fait l’objet d’un interrogatoire minutieux autour « d’une visite à l’émir du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) au maquis », et autour des discussions qu’aurait eu son père avec Ali Belhadj, ancienne figure du Front Islamique du Salut (FIS).
Mercredi après midi, Adlène est descendu d’une voiture commerciale à Zeralda, ses ravisseurs l’ont libéré après plus de cinq jours de captivité. Il a été enlevé à Ali Boumendjel à Alger, lorsqu’une voiture, dans laquelle se trouvaient deux hommes armés, s’est arrêtée devant lui, par la suite ses passagers l’ont obligé à y monter.
Adlène a déclaré à El Khabar, hier au domicile familial de la famille Layada à Beraki, alors qu’il se dirigeait au palais du Gouvernement pour remettre une lettre de son père au ministre de l’Intérieur, abordant les souffrances subies. Le jeune homme, qui n’est pas paru franchement affecté par cet enlèvement, a indiqué que les ravisseurs sont descendus et l’ont obligé à monter dans leur voitures, il a déclaré que l’un d’eux parlait au téléphone et a dit « nous avons le fils de Layada », il a donné à son interlocuteur rendez vous sur l’autoroute où une voiture commerciale les attendait. Nous avons roulé pendant plus d’une heure vers un endroit inconnu, on m’avait bandé les yeux et menotté, ils m’ont mis dans une pièce et l’interrogatoire a commencé.
Il a dit qu’il a été interrogé au sujet de repentis qui ont rendu visite à Layada et de la relation de son père avec le numéro deux du « FIS», Ali Benhadj ainsi que du contenu de leurs discussions. J’ai répondu que « les deux hommes ouvraient les portes du bien et fermaient celles du mal ». « Je leur ai demandé de s’adresser directement à eux pour savoir ce qui s’est passé entre eux ».
Ils lui ont également montré des photos de Hassan Hattab l’ex émir du groupe, Abdelwadoud et une personne armée habitant tout prés de chez lui à Baraki. « Quand j’ai reconnu les personnes photographiées, ils m’ont accusé d’avoir des liens avec eux, chose qui n’est pas vraie puisque ces photos sont publiées dans les journaux et les sites Internet et beaucoup de gens les connaissent. ». Au cinquième jour, les ravisseurs l’ont relâché à une heure de marche de Zeralda.

2006-10-28
Par Hamid Yes

 

   
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