Relizane le 09 janvier 2007

C O M M U N I Q U E

L’Algérie a signé et ratifié de nombreux pactes et conventions internationaux sur les droits humains et en particulier contre les disparitions forcées. Cependant en dépit de ces engagements, la LADDH constate le gouffre béant existant entre le discours officiel mis en œuvre a grand renfort de publicité et la pratique quotidienne sur le terrain qui ignore superbement l’esprit même de cette politique.

Il est impérieux pour la mémoire collective de ne pas omettre le sort fait aux centaines de personnes emportées par la furie. Ce mépris des droits individuels s’est encore illustré par l’enlèvement du jeune A. Brahim, né le 13 juin 1983 survenu le 27 novembre 2006 en plein jour au seuil de son domicile à Tiaret par des individus en tenues civiles à bord d’un véhicule 4x4 de couleur blanche. Depuis aucune nouvelle n’est parvenue.

Les services de sécurité de la wilaya de Tiaret (tout corps confondu) nient toute participation à cet enlèvement.

Selon le père de la victime son fils serait maintenu au secret depuis plus de 40 jours dans des conditions qui favorisent le recours à la torture et peuvent constituer en soi des mauvais traitements. Privé de tout contact avec sa famille ni d’assistance judiciaire et médicale en dépits des Lois en vigueur

Les parents de la victime désemparés et dans le désarroi total depuis l’enlèvement de leur progéniture qui risque d’être torturé ou maltraité et où les conditions de détention peuvent constituer en elles-mêmes un traitement cruel, inhumain ou dégradant.

La LADDH, interpelle une fois de plus le pouvoir et l’opinion publique ainsi que la société civile afin de se mobiliser pour que cesse les persécutions aberrantes de diverses natures dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Prendre des mesures pour le respect des Lois de la République et la sauvegarde de la dignité du citoyen.

Mohamed SMAÏN
Membre du comité Directeur

   
www.algeria-watch.org