GUERRE, EMEUTES, INTOX (CHRONOLOGIE de juillet à septembre 2003) Salah-Eddine Sidhoum, publiée par Algeria-Watch, septembre 2004 Cette chronologie, loin d’être exhaustive, a été rédigée sur la base d’informations de la presse nationale et internationale, des agences de presse, des témoignages de citoyens et de faits vécus par l’auteur. Elle retrace jour après jour la tragique guerre imposée à la population par les putschistes du 11 janvier 1992 avec son lot de morts, de blessés, de souffrances et de destructions. Notre intention n’est pas de dresser une indécente comptabilité macabre mais de simplement montrer à l’opinion publique qu’une véritable guerre se déroule en Algérie, guerre que les factieux auraient voulu - par une politique de désinformation et de manipulation - mener à huis-clos et cacher au monde.
2003 (juillet-septembre) Mardi
1er juillet 2003 : Deux miliciens tués sur une plage de la commune
de Sidi Abdelaziz (Jijel) par des individus armés qui réussiront à prendre
la fuite. (El Watan 03/07/03). Mercredi 02 juillet
2003 : Libération d’Ali Benhadj et
levée de la mesure de résidence surveillée à l’encontre
d’Abassi Madani. Ces deux hommes politiques avaient été arrêtés
le 30 juin 1991 et condamnés par le tribunal militaire de Blida
lors d’un procès inique à douze années de
réclusion. Il est à rappeler que le procureur de l’époque,
un certain commandant Belkacem Boukhari avait requis la peine capitale. Jeudi 03 juillet
2003 : Les journalistes des chaines de télévision
française et belge sont expulsés d’Algérie,
suite à la diffusion des rares images de la libération
des deux hommes politiques du FIS. Le gouvernement français et
RSF protestent contre ces entraves au droit à l’information.
Il semble que le régime ait opté pour un black-out total
sur cet événement. Vendredi 04 juillet
2003 : Un jeune militaire et un député du
FLN (Rabah Radja) tués à un barrage dressé par des
hommes armés en tenues militaires et de policiers sur la route
Tizi Ouzou-Boghni. (Le Matin 06/07/03). Samedi 05 juillet
2003 : Un ex-milicien ( Brahimet Khaled) tué par
des individus armés près de son domicile à Corso
(Boumerdès). (Le Matin 07/07/03). Dimanche 6 juillet 2003 : Près de 200 membres des familles de disparus se rassemblent près du ministère de la « Justice » à El Biar pour interpeller le ministre sur le sort de leurs parents enlevés par les services de sécurité. Ce dernier refusera de les recevoir. Lundi 7 juillet 2003 : Le conclave extraordinaire des Ourouchs de Tizi Ouzou (CADC) réuni à Maâtkas décide d’organiser une journée de grève générale dans la wilaya pour le 29 juillet pour protester contre l’installation des municipalités issues des élections boycottées d’octobre 2002. Mercredi 09 juillet
2003 : Embuscade contre un groupe de miliciens à Beni
Bouattab (Chlef) : un mort et deux blessés. (El Watan 10/07/03). Jeudi 10 juillet 2003 : Emeutes dans la commune de Rouached (Mila) pour protester contre les fréquentes coupures d’électricité et les pénuries d’eau. La route nationale est bloquée et des affrontements ont lieu avec la gendarmerie. Le siège de la daïra est saccagé. De nombreux blessés seraient à déplorer. Arrestations de trente jeunes manifestants. (Le Matin 13/07/03). Vendredi 11 juillet
2003 : Un membre présumé d’un
groupe armé tué lors d’une opération militaire
dans la région de Sidi Merzoug (Saïda). (Le Matin 13/07/03). Samedi 12 juillet 2003 : Vaste opération de ratissage à Oued Anneb (Annaba). (Le Matin 15/07/03). Lundi 14 juillet 2003 : Braquage meurtrier à Yehlam, sur la route reliant Larbaâ Nath Irathen à Aïn El Hammam (Tizi Ouzou). Trois convoyeurs de fond tués suite à l’explosion d’une bombe au passage de leur voiture. Le butin estimé à 10 millions de dinars a été subtilisé par la bande armée. (Le Matin 15/07/03). Mercredi 16 juillet 2003 : Opération de ratissage de l’armée accompagnée de miliciens dans les maquis de Stamboul (Mascara). Des accrochages auraient été signalés avec les groupes armés. (Le Matin 18-19/07/03). Jeudi 17 juillet
2003 : Quatre citoyens tués à un barrage
dressé par un groupe armé au lieudit Ezzamen, près
de Skikda. (APS 18/07/03 et Le Matin 18-19/07/03). Vendredi 18 juillet
2003 : Les habitants d’Oued Had (Constantine)
bloquent la route pour protester contre les pénuries d’eau.
Pas d’affrontements avec les services de sécurité.
(Le Matin 18-19/07/03). Samedi 19 juillet 2003 : Violents affrontements entre militants du FLN et dissidents devant le siège de la mouhafadha du parti à Mascara. Dimanche 20 juillet
2003 : Le quotidien Le Matin publie le témoignage
du citoyen Sadaoui Mahfoud, torturé en 1971 par un certain Ferhat
Zerhouni, sous les ordres de Yazid Zerhouni qui était à l’époque
le sous-chef de la police politique, la tristement célèbre
Sécurité militaire, actuellement « ministre » d’Etat
et de l’Intérieur. Ce témoignage n’étonne
pas ceux qui connaissent la nature et les arcanes du régime algérien
et le rôle joué par les Zerhouni au sein de la police politique.
Mais il semble que la publication de ce témoignage entre dans
le cadre de la campagne anti-Bouteflika à l’approche des « élections ». Lundi 21 juillet 2003 : Le quotidien Le Matin fait état de l’arrestation de 22 citoyens dans la région de Chlef pour « soutien à groupes armés ». Mardi 22 juillet 2003 : Les services de sécurité procèdent à plusieurs arrestations dans la localité de Méghaïr (El Oued) suite aux émeutes de dimanche soir, ce qui provoque une reprise des manifestations. Les jeunes citoyens s’en prennent à la résidence du chef de daïra qui est incendiée, ainsi qu’à la centrale électrique. (Le Matin 24/07/03). Mercredi 23 juillet 2003 : Le quotidien Le Matin fait état de l’arrestation la semaine écoulée à Guerrouma (Bouira) de quatre citoyens soupçonnés de soutenir les groupes armés d’opposition de la région. Jeudi 24 juillet 2003 : Bagarre à la salle Ibn Khaldoun d’Alger entre militants pro-Bouteflika et militants pro-Benflis du FLN. Vendredi 25 juillet 2003 : Des hommes armés font irruption dans un bar-restaurant de Beni Ksila (Béjaïa) et procèdent au saccage de l’établissement. Trois voitures de consommateurs sont volées. (Le Matin 27/07/03). Samedi 26 juillet 2003 : Opération de ratissage militaire dans la région de Beni Salah (Relizane). (Le Matin 30/07/03). Dimanche 27 juillet 2003 : Emeutes à Ouled Rachache (Khenchela) suite à l’agression d’un citoyen par un gendarme. La route menant à Tébessa est bloquée par les manifestants qui assiègent la brigade de gendarmerie. Intervention des brigades anti-émeutes. Une dizaine de gendarmes et cinq manifestants blessés dont un grièvement. Le gendarme incriminé aurait été radié du corps de la gendarmerie et présenté devant le tribunal militaire, selon un communiqué du commandement de la gendarmerie. (Le Quotidien d’Oran 29/07/03 et Le Jeune Indépendant 30/07/03). Lundi 28 juillet
2003 : Embuscade meurtrière contre un groupe
de miliciens à Aïn Zaouia, sur la route Boghni-Draâ El
Mizan : trois miliciens et leur chauffeur tués. Six autres blessés
(APS 29.07.03). Mardi 29 juillet
2003 : La chaîne de télévision
allemande ARD annonce la mort d’un des quinze otages
détenus depuis près de six mois par une bande armée dans le Sahara.
Il s’agirait d’une allemande de 46 ans, décédée
d’insolation depuis près de trois semaines. Jeudi 31 juillet
2003 : La population de la localité d’El
Firma, près de Skikda bloquent la route nationale pour protester
contre les pénuries d’eau en cette période caniculaire.
Pas d’incidents avec les services de sécurité. (Le
Matin 1-2/08/03). Vendredi 1er août 2003 : Trois citoyens égorgés à un
barrage dressé par des individus armés sur la route Dahr
Elouz et Ouled Abdelkader (Chef) (Quotidien d’Oran 03/08/03). Samedi 2 août 2003 : La coordination des Ourouchs de Tizi-Ouzou organise un sit-in à Takhoukht pour protester contre la réapparition des gendarmes dans les barrages routiers. Dimanche 03 août
2003 : Un milicien et son épouse tués à leur
domicile par un groupe armé au douar Chrachra, près de
Marsa (Skikda). Deux fusils auraient été subtilisés à la
victime. (Le Matin 04/08/03). Lundi 04 août 2003 : Le quotidien Le Matin rapporte l’arrestation
de dix citoyens à Boghni (Tizi Ouzou) constituant un « réseau
de soutien » aux groupes armés d’opposition de la
région. Mercredi 06 août 2003 : Un milicien (Ytim Amar, 32 ans) tué par
des individus armés à Si Mustapha (Boumerdès). (Le
Matin 8-9/08/03). Jeudi 07 août 2003 : Deux policiers blessés au cours d’un
accrochage avec un groupe armé près de Baghlia (Boumerdès).
(Le Matin 10/08/03). Samedi 09 août 2003 : Embuscade meurtrière contre un groupe
de miliciens à Akorab, près d’Ahnif (Bouira) : Un
mort (Belkacem Nacer, 27 ans) et 2 blessés. (Quotidien d’Oran
10/08/03) Dimanche 10 août 2003 : Poursuite de la campagne contre Bouteflika. El Khabar publie une «enquête» sur le partage de biens immobiliers par Bouteflika et ses proches, tandis que le quotidien Le Matin poursuit ses « révèlations » sur Sonatrach. Lundi 11 août 2003 : Un militaire trouve la mort dans une opération
de ratissage à Ouled Atia (Collo) (Le Matin 12/08/03). Mardi 12 août 2003 : Levée des scellés au siège de Wafa, parti du Dr Ahmed Taleb El Ibrahimi. Le siège avait été fermé en novembre 2000. Jeudi 14 août 2003 : Violentes bagarres entre militants du FLN pro-Bouteflika et pro-Benflis à la foire d’Alger où devait se tenir une réunion des pro-Bouteflika. On déplorerait 27 blessés. Des ministres se seraient enfuis par les ....fenêtres. Vendredi 15 août 2003 : Un membre présumé d’un
groupe armé tué et un autre blessé lors d’un
accrochage avec les services de sécurité à Meftah
(Blida). (Liberté 17/08/03). Samedi 16 août 2003 : Explosion d’une bombe à Messaâd (Djelfa) : 4 citoyens tués. (Liberté 18/08/03). Lundi 18 août
2003 : Six quotidiens (Le Matin, Liberté,
El Khabar, Er raï, Le Soir d’Algérie et l’Expression
) sont suspendus de parution pour « non paiement de dettes ».
Les éditeurs parlent de décision politique pour faire taire
les quotidiens qui ont alimenté le feuilleton de l’été contre
le duo Bouteflika-Zerhouni. La même procédure avait été utilisée
en 1996 pour faire taire l’hebdomadaire La Nation qui publiait
des dossiers délicats notamment sur les violations des droits de l'homme.
Ce journal n'a jamais pu réapparaître.. Jeudi 21 août 2003 : Abassi Madani quitte l’Algérie
pour la Malaisie pour raisons de santé. Lors de son escale à Qatar
il déclarera à El Jazeera que « l’heure du
règlement de la crise algérienne a sonné. Il est
grand temps que tous les Algériens, quelque soit leur idéologie,
leur statut social et où qu’ils soient, mettent la main
dans la main et coopérent pour cette sortie de crise ». Samedi 23 août 2003 : Echec de la marche de solidarité avec
les titres de presse suspendus prévue à Tizi Ouzou. A peine
quelques dizaines de citoyens y participeront dans une indifférence
totale. Dimanche 24 août 2003 : Deux citoyens du village de Bouhrane,
dans la commune d’Aït Aïssa Mimoun (Tizi Ouzou), délestés
de leurs armes de chasse par un groupe armé. (El Watan 26/08/03). Lundi 25 août 2003 : Quatre membres présumés d’un groupe armé tués à Bouarfa (Blida) par les services de sécurité. (Le Matin 29-30/08/03). Mardi 26 août 2003 : Un citoyen, militant de l’ANR, tué à Bouira par des individus armés qui réussiront à prendre la fuite. (Le Matin 26/08/03). Jeudi 28 août 2003 : Un élu du FFS tue avec son arme un
citoyen ( Seghir Mustapha) originaire de Tamassit, dans la commune d’Aghribs
(Tizi Ouzou). Le FFS condamne cet assassinat et exclut cet élu
de ses rangs. (Le Matin 31/08/03). Samedi 30 août 2003 : Un militaire tué et huit autres grièvement
blessés lors de l’explosion d’une bombe dans les maquis
de Sidi Ali Bounab (Tizi-Ouzou) au cours d’une opération
de ratissage. (Le Matin 31/08/03). Dimanche 31 août 2003 : Vaste opération de ratissage dans
les maquis de Boumahni, près de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou).
(Le Matin 02/09/03). Lundi 01er septembre : Sept journalistes du quotidien Liberté sont
convoqués au commissariat de police. Mardi 02 septembre 2003 : Les titres suspendus de la presse reviennent dans les kiosques à l’exception de l’Expression et d’Erraï. Reprise de la campagne de « révélations » sur le clan Bouteflika par le quotidien Le Matin. Mercredi 03 septembre
2003 : Dans un communiqué, le FFS dénonce
les manœuvres du pouvoir à l’approche des « élections » présidentielles
: « Le pouvoir occulte s'ingénie à réduire
la démocratie Jeudi 04 septembre
2003 : Deux membres présumés d’un
groupe armé tués au Gué de Constantine et à Aïn
Naâdja par des policiers. (APS 07/09/03). Vendredi 05 septembre
2003 : Bouteflika procéde à un remaniement
ministèriel. Sept ministres du clan Benflis sont limogés. Samedi 06 septembre 2003 : Huit citoyens de Keddara (Boumerdès) arrêtés par les services de sécurité durant la semaine écoulée selon le quotidien Le Matin. Ils seraient accusés de soutien à des groupes armés d’opposition. Dimanche 07 septembre
2003 : Une station d’écoute américaine
serait en voie d’installation à Tamanrasset selon le Quotidien
d’Oran. Lundi 8 septembre
2003 : Poursuite du harcèlement des journalistes
de la presse privée. Des journalistes du Matin et de Liberté reçoivent
des convocations pour se présenter au commissariat central d’Alger. Mardi 09 septembre
2003 : Ali Benhadj, homme politique est arrêté près
de son domicile à Kouba par des policiers, brutalisé et
emmené au commissariat central d’Alger où il sera
gardé pendant plus de six heures. Il refusera de répondre
aux questions des policiers. Il sera libéré à 19
heures. Jeudi 11 septembre
2003 : Benaoum Ahmed, PDG du groupe de presse d’Er
raï El ‘Am, arrêté dans la matinée en
plein centre-ville d’Oran par des policiers. Il est à noter
que le quotidien Er raï est suspendu de parution depuis le 18 août
2003 pour « non-paiement de dettes ». Vendredi 12 septembre
2003 : Vaste opération de ratissage dans
les maquis des Babors (Sétif) . (Le Matin 18/07/03). Dimanche 14 septembre 2003 : Quatre militaires blessés suite à l’explosion d’une bombe à leur passage au cours d’une opération de ratissage dans les maquis des Babors (Sétif). (Le Matin 18/09/03). Mardi 16 septembre
2003 : Le directeur du quotidien Le Soir d’Algérie
arrêté par des policiers près de la maison de la
presse du 1er mai et conduit au commissariat central d’Alger. Il
sera présenté au Parquet et mis sous contrôle judiciaire. Mercredi 17 septembre
2003 : Un important dispositif policier est mis en place devant le
tribunal
de la rue Abane Ramdane pour prévenir
tout rassemblement de journalistes suite à la comparution de deux
de leurs collègues. Des citoyens rassemblés devant le tribunal
sont chargés par la police à coups de matraques. Certains,
dont Belaïd Abrika du mouvement des Ourouchs sont embarqués
au commissariat. Abrika sera tabassé puis libéré.
Il sera evacué par ses amis sur l’hôpital Mustapha. Jeudi 18 septembre
2003 : Poursuite des échauffourées à Boumerdés
entre citoyens sinistrés et services de sécurité.
(El Khabar 21/09/03). Vendredi 19 septembre
2003 : Sept jeunes citoyens des camps de sinistrés
de Boumerdés arrêtés par les services de sécurité.
Ils auraient participé au mouvement de protestation de la semaine écoulée
contre les conditions de vie dans des camps de toiles insalubres. (Le
Matin 19-20/09/03). Samedi 20 septembre
2003 : Installation officielle par Bouteflika de la commission ad hoc
des « disparus » présidée
par le responsable de la commission nationale consultative des droits
de l’homme. Ce dernier dans une intervention à la télévision
fait état du recensement de 7200 cas de disparitions. Pour le
ministère de l’Intérieur, il y aurait 4950 disparus. Dimanche 21 septembre
2003 : Explosion d’une bombe sur une piste
forestière au passage d’un véhicule à El Hamdania
(Médéa) : un mort et un blessé. (Le Matin 23/09/03). Lundi 22 septembre
2003 : L’association SOS-Disparus, tout comme
Amnesty International et la LADDH critique vivement la commission ad
hoc des « disparus » mise en place par Bouteflika. L’association
des familles de « disparus » déclare poursuivre son
combat pour la vérité. Mardi 23 septembre
2003 : Dans un communiqué parvenu à la
presse, le collectif du groupe de presse Er Raï El ‘Am dénonce
la poursuite du harcélement de ses journalistes par des policiers
en civil, les prenant en filature à bord de véhicules banalisés
avec de fausses plaques d’immatriculation. Mercredi 24 septembre 2003 : Une centaine de jeunes citoyens en chômage manifestant devant les différentes administrations de la ville d’Adrar (APC, wilaya, bureau de main d’oeuvre) pour protester contre leurs conditions de vie. Les principales rues sont bloquées par des pneus enflammés. Vingt citoyens auraient été arrêtés. (Le matin 26-27/09/03). Jeudi 25 septembre
2003 : Le quotidien Le Matin signale une vaste opération
de ratissage dans les monts de l’Edough (Annaba) avec participation
de Mig 23 !! (Le Matin 25/09/03). Samedi 27 septembre 2003 : Un membre présumé d’un groupe armé tué et un autre blessé à Collo (Skikda) lors d’un accrochage avec les services de sécurité. (AFP 28/09/03). Lundi 29 septembre 2003 : Le Dr Salah-Eddine Sidhoum, militant des droits de l’homme, se présente à la justice pour faire opposition à son jugement par contumace à 20 ans de prison. Il vivait depuis 9 années en clandestinité après avoir échappé à un attentat perpétré par les escadrons de la mort le 18 décembre 1994. Il est incarcéré à la prison de Serkadji où il entame immédiatement une grève de la faim pour réclamer ses droits de prisonnier d’opinion et un procès équitable. Une campagne internationale exigeant sa libération se met en place. Mardi 30 septembre
2003 : Embuscade meurtrière contre des militaires à Mongorno,
près de Berrouaghia (Médéa) : 8 morts. (Le Matin
04/10/03).
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