|
|||||
TRÊVE D’HYPOCRISIE ET DE LÂCHETEUNISSONS-NOUS POUR SAUVER L’ALGERIE !Salah-Eddine Sidhoum, 18 juin 2009 Ce nouveau drame qui a vu le massacre de plus de vingt de nos enfants dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, interpelle encore une fois les consciences libres de notre cher et malheureux pays. Encore une fois, des Algériens ont fait couler le sang d’autres Algériens. Encore une fois, ces innocentes victimes, utilisées comme boucliers par les imposteurs au pouvoir pour préserver leurs privilèges, viennent s’ajouter à une cette longue liste macabre ouverte un certain 5 octobre 88, par ceux qui ont pris en otage notre pays depuis 1962. Cette Algérie qui avait su, grâce à l’héroïsme de son peuple, mener une des plus grandes révolutions libératrices du siècle dernier, qui allait aboutir à la décolonisation de toute l’Afrique, est devenue aujourd’hui la risée du monde. Un pays aux mains d’une voyoucratie sans foi ni loi qui a fait de ce paradis terrestre, un enfer. Une voyoucratie qui, par son « génie » maléfique a rendu ce peuple pauvre dans un pays aussi riche. Une voyoucratie qui a cultivé durant des décennies une profonde haine dans nos cœurs et qui voit des Algériens, torturer, exécuter sommairement et faire disparaitre et sans aucun état d’âme leurs frères Algériens. Qui voit des Algériens égorger et massacrer des dizaines, voire des centaines d’Algériennes et d’Algériens, sans aucun remord. Et le tout dans un climat d’impunité totale. Qui avait dit que les enfants et petits-enfants d’Abane, Ben Boulaïd, Ben M’Hidi et Didouche, allaient devenir des frères ennemis dans cette Algérie qu’ils avaient libérée avec des centaines de milliers d’autres martyrs au prix de leur sang et de leur vie ? Qui avait dit que les enfants et petits-enfants de ces héros allaient se transformer en bombes humaines et en harragas dans l’Algérie dite « indépendante » alors que leurs parents ne l’ont pas fait dans l’Algérie colonisée ? Le moment n’est plus aux jérémiades et aux dénonciations hypocrites de ces crimes abjectes. Le moment est à la réflexion et à l’action. Que de condamnations sélectives et fourbes depuis 92 ? Pour quels résultats ? Le maintien de ce statu quo mortel qui profite au régime illégitime et à ses affidés ! Il faut avoir l’honnêteté, la sincérité et le courage de traiter les causes profondes de cette crise qui perdure depuis 1962 et qui s’est transformée en tragédie depuis 92, n’en déplaise aux « intellectuels » et politicards couards de salon ! Il n’y a pas d’autre solution que la solution politique et cette dernière passe inéluctablement par un changement radical du régime illégitime en place. Ce changement, nous le souhaitons pacifique, mais l’entêtement de la voyoucratie jalouse de ses privilèges mal acquis, risque de nous mener, à Dieu Ne Plaise vers un changement violent. Il est temps aussi que ce qui reste de probe dans notre « classe politique » sorte du cadre de la stratégie du pouvoir, dans laquelle elle s’inscrit inconsciemment. Ce n’est pas en jouant les troubadours politiques au cours des carnavals électoraux, qu’on risque d’ébranler ce régime. Bien au contraire, par cette pratique on constitue la vitrine pseudo-démocratique de ce même régime aux yeux de l’opinion publique internationale, tout en se discréditant vis-à-vis de notre opinion nationale qui n’est pas aussi dupe que le pensent certains. Nous en appelons aussi à ceux qui appartiennent à ce régime et qui n’ont pas les mains tâchées de sang, à prendre conscience de la gravissime situation du pays - que seules les sirènes de la propagande essaient de leur dissimuler - et d’œuvrer avec toutes les volontés nationales sincères à la résolution de la crise. Nous avons besoin de toutes et de tous, car comme disait l’illustre homme politique DEMOCRATE, Nelson Mandela : « Il faut libérer aussi bien l’opprimé que l’oppresseur lui-même, enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l’étroitesse d’esprit ». Œuvrons à sauver notre Algérie de ce tsunami qui se profile à l’horizon. Toutes nos pensées vont à toutes les victimes sans exception, d’hier et d’aujourd’hui, du drame national. Salah-Eddine SIDHOUM |
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||