Les 18 experts du Comité des droits de l’homme de l’ONU n’ont qu’à bien se tenir…et à ne pas se rendre en Algérie !

Rachid Mesli, 5 novembre 2007

S’exprimant sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, hier 03 novembre 2007, Maître Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion des droits de l'homme (CNCPPDH) instituée par décret du président Abdelaziz Bouteflika et financée par le contribuable algérien, a accusé les experts du Comité des droits de l’homme de l’ONU d’avoir «pris fait et cause pour le terrorisme contre l'Algérie» et a qualifié les observations finales rendues publiques à l’issue de l’examen périodique de la situation en Algérie de « bouffonneries » et d’«atteinte à l’image de l’Algérie».

Nous recommandons donc vivement aux experts du comité des droits de l’homme de ne pas se rendre dans notre pays où ils ne manqueront pas d’être arrêtés et inculpés « d’apologie du terrorisme », « d’atteinte aux institutions de la république », « d’instrumentaliser les blessures de la tragédie nationale » et de « ternir l’image de l’Algérie sur le plan international ».

Ils sont passibles de 5 à 10 de réclusion criminelle pour la première infraction citée (apologie du terrorisme) et de 3 à 5 ans pour la seconde série (ternir l’image de notre brillante république).

Il ne semble faire aucun doute, dans l’esprit des « décideurs » algériens que l’examen du rapport périodique de l’Algérie par le Comité des droits de l’homme de l’ONU et ses observations finales constituent un acte de terrorisme visant la sûreté de l’Etat algérien, sa stabilité et le fonctionnement normal de ses valeureuses institutions…

Ils auront au moins ainsi répondu à l’une des questions posées par les experts onusiens à la délégation algérienne relative à la définition que donne les autorités aux actes terroristes et subversifs.

Les recommandations du Comité instrumentaliseraient les blessures de notre « tragédie nationale » et nuiraient manifestement à la réputation et à l’honorabilité des valeureux agents qui ont dignement servi l’Algérie en faisant disparaître notamment entre 10 000 et 18 000 citoyens de leurs concitoyens.

Apologie du terrorisme :

L’élément légal du crime? L’article 87bis alinéa 4 de l’ordonnance n°95-11 du 25 février 1995 prévoit expressément que « quiconque fait l’apologie du terrorisme, par quelque moyen que ce soit, est passible de 5 à 10 ans de réclusion criminelle. »

Les « affabulations à haut débit » contenues dans le corps du délit, le rapport du Comité, constitueraient certainement l’élément matériel de l’infraction, l’élément moral, étant avéré, les 18 experts ayant sciemment «pris fait et cause pour le terrorisme en Algérie »

Le lien de causalité n’étant même plus à démontrer tant il est évident.

Atteinte à l’image de l’Algérie et à l’honorabilité de ses agents :

(A ne pas confondre avec les agents de la délégation représentant l’Algérie devant le Comité).

En vertu de l’article 46 de l’ordonnance portant « réconciliation nationale » (qui fait justement l’objet par le Comité des droits de l’homme d’une recommandation visant à son abrogation) les experts onusiens sont également passibles d’un emprisonnement de 3 à 5 ans, tant il est avéré que leurs observations finales ternissent l’image et la réputation de notre république.

Ils pourront cependant demander une confusion de peine, seule la peine la plus lourde sera appliquée conformément au code de procédure pénale.

Pour notre part, nous ne pouvons pas ne pas exprimer tout de même notre gratitude à notre éminent bâtonnier, Me Farouk Ksentini lequel, faut-il le rappeler, a contribué à sauver la vie de certains de ses clients enlevés par la sécurité militaire durant la décennie de sang grâce à ses relations privilégiées avec les militaires et notamment avec un certain colonel Djebbar Mehenna commandant du CTRI de Blida, aujourd’hui général.

   
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