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DOSSIER PRESSE-IMPRIMERIES PUBLIQUES Liberté, rigueur et dérapages Le Quotidien d'Oran, 20 août 2003 La décision des imprimeries publiques d’arrêter le tirage des journaux présentant des dettes n’a pas suscité que des réactions de solidarité. Il y a aussi des messages de soutien «critiques» qui invitent la presse algérienne à rester fidèle «à sa retenue». Pour les auteurs de ces messages qui viennent de l’étranger, la presse en fait parfois un peu trop. Ils se montrent convaincus que les «dérapages» nuisent en réalité à tout le monde. Dans une prise de position rendue publique, hier, la Deutsch Algerische Business Services (DABS), un organisme allemand qui a pour but d’offrir des services sur mesures aux investisseurs et exportateurs allemands et ainsi qu’aux investisseurs et importateurs et futurs exportateurs algériens, a invité la presse algérienne à ne pas perdre de vue les principes qui étaient les siens ces dernières années. Des principes, selon DABS, qui ont fait de la presse algérienne, une référence et un exemple à suivre dans l’ensemble du monde arabe. Dans son soutien «critique» à la presse algérienne, DABS estime néanmoins que les dérapages qui caractérisent certains quotidiens ne travaillent pas les intérêts de la profession, ni ceux de l’Algérie. Les responsables de DABS précisent d’emblée que leur «prise de position ne tient, ni à défendre une partie, ni à accuser un front». Elle se veut juste, disent-ils «une opinion vis-à-vis de la situation d’un pays que nous aimons beaucoup». Pour les responsables de DABS, les dérapages qui risquent de porter préjudice à la profession «ont commencé lorsque (...) l’on a commencé à insulter des fonctions et des personnes en utilisant un vocabulaire incompatibles avec l’éthique journalistique». Estimant que les faits racontés dans des chroniques, souvent anonymes, «ne sont basés sur aucune recherche sérieuse ou vérifiable», les responsables de DABS relativisent la notion de liberté de la presse et indiquent que «ce genre d’écrits auraient été sévèrement sanctionnés en Europe». Se décrivant comme «des professionnels en matière de recherche de l’information» qui est à la base de leur mission de conseils aux investisseurs potentiels en Algérie, les représentants de DABS se désolent qu’ils n’aient pas avoir accès des «recherches plus soutenues et surtout constructives». A ce titre, ils se sont demandé pourquoi les auteurs des «dérapages» n’ont jamais pris l’initiative d’enquêter sur le «héros» national, actuellement recherché par Interpol: Khalifa. «Une recherche journalistique en ce temps se serait limitée à une simple question primitive: Monsieur Khalifa montrez-nous vos bilans», indiquent-ils. Abordant la question de la censure, DABS évoque le cas du Maroc et de la Tunisie où la censure ne se fait pas uniquement par le biais du papier mais également sur le réseau internet. «Quant à la censure, à notre avis, en comparaison aux pays voisins, si elle était conséquente, elle ne se contenterait pas de couper le papier (ce qui constitue sans aucun doute un petit coup de pied sur le tibia), mais elle s’attaquerait à l’internet», est-il précisé. Enfin qualifiant ce qui vient d’arriver au niveau de la corporation de la presse d’«épisode trop complexe pour montrer du doigt un seul coupable», DABS conclut sa réaction en appelant les journalistes à «informer dignement pour mieux combattre les maladies de ce merveilleux pays qu’est l’Algérie». Farida Kebri
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www.algeria-watch.org
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