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Liberté de presse et d'expression Le pouvoir refuse la privatisation des imprimeries El Watan, 22 décembre 2004 Le
sort des imprimeries étatiques est désormais connu. Elles ne
sont pas sur la liste des entreprises à privatiser. MENACES Une fois l'émotion maîtrisée, éditeurs (16 dans un premier temps, 35 lors d'une réunion tenue le 27 juillet) décident de créer la Fédération des journaux algériens (FJA) qui, d'ailleurs, n'a pas fait beaucoup parler d'elle depuis lors. « Nous sommes condamnés à baliser, pour les dix prochaines années, l'avenir de nos entreprises. Il faut qu'on agisse vite sinon la vie économique nous fera disparaître. Il y a des journaux qui sont menacés de suspension pour dettes envers les imprimeries », disait ce 27 juillet un des éditeurs. C'est après cette chaude alerte que Boudjemaâ Haïchour, dès la rentrée, remet sur le tapis le projet de la nouvelle loi sur l'information et se permet même de sortir de sa manche un projet de loi sur l'éthique et la déontologie. Son discours comporte à chaque fois des références aux dépassements des éditeurs et des journalistes et leur manquement aux règles du métier. Pendant ce temps, l'affaire Khalifa est servie à doses calculées. L'emprisonnement de Benchicou est en outre brandi constamment comme un glaive qui menace de s'abattre à la moindre alerte faisant état de résistance. Ce que l'on peut constater, c'est que la conjonction de toutes ces pressions a fini par influencer la presse qui s'est mise - à part quelques exceptions, comme pour confirmer la règle - hors course dans l'important débat qui a lieu actuellement sur le devenir de la liberté d'expression. Voilà pourquoi le pouvoir est seul sur la scène pour donner sa première et dernière mouture à des lois qui ne vont pas manquer d'aggraver l'appauvrissement de la scène médiatique algérienne par la récupération de la presse privée sachant qu'il a déjà en main la totalité des médias audiovisuels. Y a-t-il une volonté de retour à la situation d'avant la loi de 1990 ? Avec la décision de maintenir les imprimeries sous l'hégémonie du pouvoir, il ne peut plus exister un doute. A. Ancer
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www.algeria-watch.org
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