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Declaration Non, la maison Algérie n'est pas en verre !A l'occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, la LADDH attire l'attention sur la situation en Algérie de la liberté d'expression, pilier fondamental des droits humains universels.
Les medias lourds restent le monopole du pouvoir politique. Ni radios libres, ni chaînes de télévisions indépendantes. Les algériens sont contraints de se brancher sur les chaînes étrangères pour voir des images sur la situation de leur propre pays. Ils savent ainsi que des événements importants se déroulent actuellement sans qu'ils en soient informés. Les JT de l'ENTV restent une propagande quotidienne digne de l'ère du parti unique.
Les visas continuent d'être distribués aux journalistes étrangers au compte goutte, de préférence à ceux qui donnent des signes "d'amitié" au régime en place. D'autres sont carrément interdits depuis longtemps du territoire national à cause de leurs témoignages critiques.
Il faut rappeler aussi que les ONG des droits de l'Homme continuent d'être interdites dans le pays. Il y a des choses qu'il ne faut pas montrer. La pénalisation des délits de presse met la pression sur les journalistes qui développent des mécanismes d'auto censure pour échapper à la machine de répression judiciaire.
Les sources d'informations sont verrouillées. L"accès aux sources est contrôlé rigoureusement par une police politique qui ne laisse rien au hasard, aussi les enquêtes d'investigation n'existent pas, alors que les rumeurs de corruption foisonnent sur la place publique, en particulier sur les grands scandales financiers et de corruption.
En dehors de rares cas privilégiés, les journalistes exercent et vivent dans des conditions de précarité professionnelle et sociale. Taillables et corvéables à merci, ils savent qu'ils peuvent être remerciés d'un moment à l'autre, privés de leur droit de s'exprimer et d'exercer librement leur métier. Les correspondants
locaux travaillent dans des conditions particulièrement critiques, sous l'influence de menaces de réseaux maffieux en place.
A ce jour, un journaliste correspondant d'un journal Français est sous le coup d'un mandat d'arrêt et condamné par défaut à 06 mois de prison ferme pour un délit de presse, et a été privé de ses droits fondamentaux à savoir le droit à la défense.
Alors que sous état d'urgence, une étroite fenêtre médiatique est ouverte à l'occasion de la campagne électorale actuelle, la LADDH considère que la liberté d'expression continue d'être bridée. Elle s'inquiète que dés la fin de cette période, la chape de plomb retombera sur le pays.
La LADDH, rappelle les engagements du gouvernement algérien à respecter les conventions et pactes internationaux qu'il a ratifiés en matière de liberté de la presse et d'expression. Elle demande leur traduction effective par les juges dans le droit interne.
La dépénalisation des délits de presse et la levée de l'état d'urgence demeurent des revendications pressantes de la LADDH à satisfaire.
Alger le 02 mai 2007 Le Comité Directeur de la LADDH
LADDH 05, rue Salah Boulahrat (ex rue Drouillet). Tél/Fax : (+213) 021 64 55 98 email: laddh_ligue@hotmail.com site web : www.laddh.org |
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