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Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme APPEL URGENT – L'OBSERVATOIRE Nouvelles informations
Nouvelles informations : L'Observatoire a été informé par la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH) d'une nouvelle condamnation prononcée contre M. Hafnaoui Ghoul, responsable de la LADDH à Djelfa et correspondant de presse, détenu à la prison de Djelfa depuis le 24 mai 2004. Selon les informations reçues, le 2 août 2004, le tribunal de première instance de Djelfa a condamné M. Hafnaoui Ghoul à deux mois de prison ferme, pour «sortie illégale d'un document de prison». Le fondement de cette condamnation est la publication dans le quotidien Essabah El Djadid d'une lettre que M. Ghoul a envoyé à sa fille le 24 juin, et dans laquelle il s'exprime sur sa situation juridique et sa détention. L'Observatoire rappelle que M. Ghoul fait l'objet d'un acharnement judiciaire de la part des autorités, et reste vivement préoccupé par ces condamnations arbitraires qui ne visent qu'à sanctionner sa liberté d'expression. Depuis plusieurs mois en effet, plus d'une quinzaine de plaintes ont été déposées contre M. Ghoul pour «diffamation et atteinte à un corps constitué». Trois procès sont en cours, dont plusieurs audiences ont déjà été reportées. Rappel des faits : Le 24 mai 2004, M. Hafnoui Ghoul, a été arrêté par des policiers en civil puis placé en détention préventive suite au dépôt par le préfet (wali) de deux plaintes pour «diffamation» et «atteinte à corps constitué». Une autre plainte pour «diffamation» a également été déposée par le Directeur de la Santé Publique. Ces trois plaintes font suite à un entretien de M. Ghoul paru dans le quotidien national Le Soir, daté du 17 mai 2004, dans lequel il dénonçait la situation des droits de l'Homme, ainsi que celle des journalistes, dans la région de Djelfa. Le 15 mai 2004, lors d'une précédente convocation au commissariat, M. Ghoul avait reçu des menaces de mort explicites, visant également sa famille, s'il continuait à «s'entêter». Le 9 juin, le tribunal de première instance de Djelfa a condamné M. Ghoul à trois mois de prison ferme et 100 000 dinars d'amende. La décision de la Cour d'appel de Djelfa, le 11 juillet 2004, a confirmé cette condamnation. Le 26 mai, le tribunal de première instance de Djelfa a condamné M. Ghoul à six mois de prison pour « insulte et aggression envers un agent de sécurité nationale ». M. Ghoul et d'autres correspondants s'étaient rendus quelques jours avant à la Wilaya pour rencontrer le wali, mais des agents de sécurité s'étaient vivement opposés à leur passage. Bien qu'aucun acte de violence n'ait été rapporté, les agents de sécurité ont porté plainte contre M. Ghoul et ses collègues. Le 23 juin 2004, le tribunal de première instance de Djelfa a condamné M. Ghoul à deux mois de prison ferme, pour diffamation et atteinte à un corps constitué. Cette condamnation résulte de treize plaintes déposées par plusieurs responsables de la Wilaya de Djelfa dont le wali, à la suite d'un article publié sous forme d'un rapport d'analyse socio-économique sur la ville de Djelfa, dans le journal arabophone Djazair news. Le procès en appel devait avoir lieu le 1er août 2004, mais a été reporté au 8 août sur demande de la Présidente de la Cour, qui a affirmé ne pas avoir pu consulter le dossier, faute de temps. Actions demandées : Merci d'écrire aux autorités algériennes et de leur demander de : i. Procéder à la libération immédiate de
M. Hafnaoui Ghoul, celui-ci étant condamné pour des motifs
arbitraires. Adresses : - M. Abdelaziz Bouteflika,
Président de la République - M. Yazid Zenhouli,
Ministre de l'Intérieur, Ministère
de l'Intérieur, - M. Mohammed Charfi,
Ministre de la Justice, Ministère de la
Justice, - M. Rachid Ksentini, Président de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l'Homme : Tel/Fax (+213 2) 21 939 005/ +213 21 239 037
Merci de bien vouloir informer l'Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel. L'Observatoire, programme de la FIDH et de l'OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l'Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. Pour contacter l'Observatoire, appeler la ligne d'urgence :
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www.algeria-watch.org
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