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BELKHADEM REND HOMMAGE AUX MARTYRS DE LA PROFESSION Le FLN crée son club de la presseLe Quotidien d'Oran, 4 mai 2005 Pour la première fois dans l’histoire de son existence, le FLN a fêté hier la Journée internationale de la liberté de la presse en présence d’anciens responsables des médias publics et des étudiants en journalisme. C’est le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, qui a inauguré hier au centre international de presse (CIP) la rencontre commémorant la Journée internationale de la liberté de la presse. «Vous avez donné des dizaines de martyrs durant les années folles qui ont secoué notre peuple», a commencé par dire Belkhadem face à un parterre assez dense. Le SG du FLN comptabilisera 100 martyrs «morts au nom du devoir national particulièrement en 1995 et 1996». Il rendra hommage à ceux à qui «suffit l’honneur et la fierté d’être restés fidèles à leur profession de journaliste alors qu’elle était devenue durant les dix années de braise, la profession de la mort et des funérailles». Belkhadem s’est livré à un comptage des titres existants au plan national. 45 quotidiens qui tirent à près d’un million et demi d’exemplaires, 48 hebdomadaires dont le tirage atteint 622 000 exemplaires et 11 périodiques à raison de 600 000 exemplaires. Des chiffres qui, selon lui, dépassent de loin ceux de nombreux pays. Belkhadem est ainsi convaincu que «la liberté de la presse algérienne notamment depuis l’adoption de la Constitution en 1989 et le code de l’information en 1990 n’est pas celle de la presse ni publique encore moins indépendante dans nombre de pays qui considèrent cette profession chez eux comme étant ancestrale comparée à l’expérience multipartiste algérienne naissante». Se référant aux normes internationales consacrées par l’UNESCO qui préconisent 100 exemplaires pour 1000 personnes, le SG du FLN indique qu’en Algérie, «on dénombre 50 exemplaires pour 1000 personnes alors que chez certains pays voisins, on compte 30 exemplaires pour le même nombre de personnes si ce n’est pas moins». «Et si nous évoquons la distribution et les invendus, nous remarquons que nous avons dépassé les normes universelles», a-t-il affirmé. «Ce pas gigantesque a été franchi grâce au professionnalisme des femmes et des hommes de la presse ainsi qu’aux aides attribuées par l’Etat à travers les textes, les réformes, le soutien financier, matériel et moral», estime-t-il. Le SG du FLN ne manquera pas de souligner «la patience des responsables à l’égard de ceux qui leur portent des critiques qui sortent du cadre de la déontologie de la profession et de son éthique». A ce titre, il citera le président de la République «qui n’a pas cessé d’encourager (...) le respect des lois et des droits des personnes et de la collectivité». Belkhadem pense que «la liberté de la presse ne suffit pas pour la réussite d’une quelconque démocratie sans qu’il soit procédé au changement des mentalités et des comportements». Nous croyons, dit-il, «à une liberté de presse qui ne doit pas se transformer en éléments de destruction des valeurs et des constantes nationales (...) ni en éléments pour nourrir l’extrémisme et la violence (...)». Le SG de l’ex-parti unique a annoncé hier la création au FLN d’un club de la presse. Son allocution a été suivie par d’autres prononcées par d’anciens responsables de médias publics. La plupart d’entre eux se sont contentés de relater l’état de la presse au temps de la colonisation. Des interventions qui ne semblaient pas avoir attiré l’attention des nombreux étudiants présents dans la salle. D’ailleurs, dès le départ de Belkhadem, la salle commençait à se vider et le chahut à couvrir les voix des conférenciers. Ghania Oukazi |
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