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Alors que la justice prononce la fermeture des titres édités par le groupe Erraï El Aaam M. Ahmed Bennaoum risque de croupir en prisonOran, le 04 février 2005 Nous avions cru que la cabale allait s’arrêter et que la justice n’était plus aux ordres fonctionnant au gré des injonctions de ceux qui font et défont le sort des citoyens. Les derniers verdicts prononcés par les tribunaux d Oran contre les responsables de l’entreprise Errai El Aam sont la preuve des errements de certains magistrats beaucoup plus enclins à servir la vengeance de certains cercles que de rendre justice au nom du peuple algérien. Que comprendre alors quand le collectif des journaux édités par le groupe Erraï El Aam se retrouve surpris par la celer ite des juges à traiter une affaire pour outrage a corps constitué introduite par la DGSN (direction générale de la sûreté nationale) alors que la raison et la loi auraient du dicter a la cour de prononcer la déchéance des charges pour des vices dans la forme et dans le fond. La DGSN ne pouvait en aucun cas se constituer partie civile puisqu’elle n a pas la qualité de corps constitué. Un précédent existe puisque pour les mêmes motifs le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) s est déclaré incompétent tout en rejetant la requête de la DGSN de se constituer partie civile, dans une affaire l’opposant aux journaux El Watan et El Khabar, en lui niant la qualité de corps constitue ce qui ne fut pas le cas à Oran ou la plainte a été déclarée recevable et le procès s’est tenu avec en fin de course de lourdes peine de prison confirmées en appel contre MM Ahmed Bennaoum et Slimane Bensayah condamnés a de la prison ferme dans des affaires introduites par l’ex chef de la police à Oran et la direction générale de la sûreté nationale. Ces mêmes peines risquent d’être prises a l’encontre des responsables du quotidien arabophone Errai, MM Ahmed Oukili et Ahmed Bennaoum, puisque le verdict, pour une affaire d’outrage à corps constitué déposée par la DGSN sera prononcé le 8 février 2005. Pire encore, les magistrats d Oran, au lieu de traiter en toute équité ces affaires se sont permis de prononcer dans leurs verdicts, dans des affaires de diffamation, la fermeture des journaux Erraï et le Journal de l’Ouest comme requis par le représentant du ministère public. Ces verdicts augurent de jours sombres pour la presse et traduisent la volonté du pouvoir de mettre au pas, tous les titres de la presse nationale, sommée de se ranger sur ses thèses. La famille Bennaoum et le collectif des titres édites par le groupe de presse Errai el aam suspendus arbitrairement depuis le mois d’août 2003 ont mille et une raison de s’inquiéter pour le sort qui sera réservé a M Ahmed Bennaoum, mis en détention depuis le 28 juillet 2004, pour une affaire montée, par l’ex-chef de la police et la direction des impôts d’Oran, sur la base de faux documents qu’ils ont confectionnés. Malgré les preuves d’innocence présentées par la défense de M Bennaoum, et un dossier médical prouvant la fragilité de son état de santé, la justice a refusé les demandes de mise en liberté provisoire et a renvoyé le dossier devant la chambre d’accusation qui doit se prononcer le 21 février 2005. Ces inquiétudes sont motivées par les craintes de voir cette structure fixer la date du procès pour la session criminelle du mois de juin puisque les délais nous séparant de la session du mois de mars sont très courts. Sa famille et le collectif des journaux édités par le groupe de presses Erraï El Aam, en appellent aux forces vives de la nation, aux ONG, aux pouvoirs publics pour faire cesser l’arbitraire qui fait de MM Bennaoum un innocent qui croupit en prison pour ses idées et non un criminel recherché par toutes les polices du monde comme tentent de le présenter certains cercles du pouvoir. Le Président de la République, premier magistrat du pays, M. Abdelaziz Bouteflika reste le seul espoir pour la famille Bennaoum et le collectif d’Erraï El Aam, pour faire cesser l’arbitraire et rendre à la justice toute son équité en prononçant la cessation du harcèlement que subit M. Ahmed Bennaoum et ses cadres depuis la suspension des journaux qu’édite son groupe de presses. |
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www.algeria-watch.org
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