| |
|
Aït Larbi acquitté
El Watan, 31 mai 2007
Le tribunal correctionnel d’Alger a rendu hier son verdict dans l’affaire opposant le journaliste Arezki Aït Larbi à l’ancien directeur des prisons au ministère de la Justice.
L’acquittement a été prononcé au bénéfice du journaliste, jugé pour diffamation. Dans sa déclaration rendue publique, le comité de soutien au journaliste salue « la décision du tribunal qui rétablit la vérité après une décennie de mensonges et de violation de droit ». C’est le « seul verdict juridiquement et moralement acceptable », commentait le journaliste. Un verdict qui met un terme à une « machination orchestrée pendant dix ans » contre Arezki Aït Larbi. Le correspondant des journaux français Le Figaro et Ouest France a été rejugé le 23 mai, à la suite d’une première condamnation par contumace à six mois de prison ferme prononcée en 1997. La plainte pour diffamation a été introduite par Abdelkader Sellat, ancien directeur des prisons du ministère de la Justice, suite à la publication dans le journal l’Evénement en 1994 d’une lettre ouverte à l’ex-ministre de la Justice, Mohamed Cherif Kherroubi. Dans la lettre en question, datée du 7 mars 1987, Arezki Aït Larbi avait fait état de témoignages de prisonniers du pénitencier de Tazoult (ex-Lambèse), soumis à des traitements inhumains et dégradants, et accusant le directeur de sévices. Les plaidoiries des avocats de la défense et les nombreux témoignages présentés lors du procès ont permis, selon le comité de soutien, de mettre à nu la dramatique condition pénitentiaire en Algérie et les sévices infligés aux détenus. Les révélations apportées lors dudit procès, en rapport justement avec des « atteintes graves à la dignité humaine » doivent être suivies de « l’ouverture d’une information judiciaire pour crime contre l’humanité ». Une demande que le comité de soutien réitère à l’adresse de l’actuel ministre de la Justice.
Aziri M.
Arezki Aït Larbi acquitté
http://www.kabyles.com/article.php3?id_article=3065
Des hommes que des tyrans exploitent sans clémence, torturent dans l’indifférence...
Etre solidaire ça rend heureux...
Le journaliste acquitté !
L’affaire opposant le journaliste Arezki Aït-Larbi à l’ancien directeur des prisons au ministère de la justice, Abdelkader Sallat, vient de connaître son épilogue. Une semaine après le procès mémorable du 23 mai, le tribunal correctionnel d’Alger a rendu, ce matin, le seul verdict juridiquement et moralement acceptable : l’acquittement d’Arezki Aït-Larbi.
Au cours des débats, avocats et témoins ont mis à nu la dramatique condition pénitentiaire en Algérie, les sévices infligés aux prisonniers, et la machination orchestrée, pendant dix ans, dans une totale clandestinité, pour faire pression sur le journaliste qui les avait dénoncés.
Le procès a révélé, une fois de plus, les ravages que peut engendrer une justice aux ordres, lorsqu’elle est soumise aux manipulations claniques.
Tout en saluant ce verdict qui rétablit la vérité après une décennie de mensonges et de violation du droit, le Comité de soutien à Arezki Aït-Larbi :
- Se félicite de la large mobilisation autour du journaliste, pour dénoncer l’arbitraire d’une justice sous influence.
- Salue le courage des nombreux avocats qui ont assuré la défense bénévole durant le procès. A travers leur engagement, ils ont réhabilité, avec honneur et dignité, le rôle du barreau au service des libertés.
Le Comité de soutien demande solennellement au ministre de la Justice, garde des sceaux, d’ouvrir :
- Une enquête administrative pour établir les responsabilités dans cette procédure d’exception qui, pendant dix ans, a instrumentalisé l’appareil judiciaire par des complicités claniques.
- Une information judiciaire pour « crimes contre l’humanité », suite aux graves atteintes à la dignité humaine révélées durant le procès.
Hommage aux avocats de la défense
Le Comité de soutien tient à remercier tous ceux qui ont soutenu Arezki Aït-Larbi. Que les avocats qui ont assuré bénévolement sa défense, lors du procès du 23 mai, trouvent ici l’expression d’un hommage particulier. Voici leur liste :
Barreau d’Alger :
Me Ourida Achour
Me Ouerdia Aït Oufella
Me Saliha Aït Messaoudène
Me Tounsia Hadj-Ali
Me Nabil Ouali
Me Nora Ould Hocine
Me Miloud Brahimi
Me Khaled Bourayou
Me Mustapha Bouchachi
Me Nordine Benissad
Me Zoubir Allouche
Me Mokrane Aït-Larbi
Barreau de Tizi-Ouzou
Me Khelloudja Khalfoun
Me Nabila Smaïl
Me Lila Hadj-Arab
Me Houria Kacioui
Me Salah Hannoun
Me Aziz Moudoud
Me Amar Zaïdi
Me Nadjib Sadek
Alger, le 30 mai 2007
Le Comité de soutien
|
|
|