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Le ministre de l’Intérieur interpellé sur l’ouverture du bureau fédéral américain Zerhouni s’explique sur la présence du FBI à AlgerPar :Souhila Hammadi, Liberté, 12 avril 2008 La présence d’un officier de liaison du FBI à Alger, est “tout à fait normale”, selon le ministre de l’Intérieur, qui a précisé que c’est là une exigence de la coopération entre les États-Unis et l’Algérie dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité. Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni s’est montré très prolixe, jeudi dernier à l’APN, dans sa réponse à la question orale du député Salah Bouchareb sur la propagation de la criminalité en Algérie. Il a expliqué que pendant plus de dix ans, les services de sécurité se sont attelés à faire face au terrorisme, en négligeant les autres visages du crime. “La prise en charge des crimes relevant du droit commun a commencé de façon sérieuse, en application des orientations du président de la République, et de façon extraordinaire en 2005, en focalisant sur l'action de la Gendarmerie nationale et de la Sûreté nationale”. La coopération des organisations internationales, dans la lutte antiterrorisme, mais aussi contre la criminalité, a été alors renforcée sous la coordination d’Interpol. “Dans certaines situations et là où c’est utile, on va jusqu'à désigner des représentants, des officiers de liaison”. C’est donc “une situation tout à fait normale que le FBI souhaite, dans ce contexte, avoir un officier de liaison à Alger ou que nos services de sécurité, DGSN ou gendarmerie ou autres services de sécurité de l'État, aient un officier de liaison à l'étranger”, a commenté le ministre d’État. Il a assuré que l’échange de renseignements sécuritaires et le transfert du savoir-faire des experts étrangers aux Algériens a permis de réduire le taux de criminalité dans notre pays. “Les chiffres démontrent que la tendance est plutôt à la baisse depuis deux ans, même si le niveau reste relativement élevé dans les grands centres urbains”, a révélé le ministre. Il a affirmé que les services de sécurité ont enregistré une réduction de 5% des crimes commis dans les villes en 24 mois. 121 243 agressions contre des biens et des personnes ont été recensées en 2007 contre 127 042 l’année précédente. Dans les zones rurales, la décroissance des crimes est plus conséquente puisqu’elle a atteint les 10%, avec 37 000 délits exécutés en 2007 contre 39 183 en 2006. “Nous ne comptabilisons que la criminalité de droit commun sans inclure les attentats terroristes”, a précisé M. Zerhouni. Pour mieux conforter la thèse du recul de la criminalité, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a indiqué que 4 crimes étaient commis pour 1 000 habitants en 2005. La proportion est passée à 3,7/1 000 en 2006 et 3,5/1 000 en 2007. “Ces statistiques varient d’une ville à une autre”, a-t-il précisé, classant Annaba en tête du peloton avec 9,5 délits pour 1 000 habitants. Elle est suivie d’Alger avec 7,4/1 000, de Constantine avec 6,3/1 000 et Oran avec 5/1 000. La nature du crime change aussi d’une région à une autre. Dans les wilayas frontalières prolifèrent la contrebande et le trafic des stupéfiants, tandis que les grandes villes, à l’instar de la capitale, souffrent des vols. Souhila H. |
Offensive américaine en Algérie | ||||
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www.algeria-watch.org
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