Le sénateur républicain américain J. Pitts lors de la 30e Conférence de soutien au Sahara occidental

Les relations avec l'Algérie vont se renforcer davantage


par Nabila K. Le Jeune Indépendant, 29 novembre 2004

L e président des Etats-Unis a affiché sa volonté de renforcer les relations bilatérales avec l'Algérie bien avant sa réélection pour un second mandat. C'est ce que nous a déclaré hier, en marge de la clôture des travaux de la 30e Conférence des comités de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), M. Joseph Pitts, sénateur républicain et membre de la commission des relations extérieures du Sénat américain.

M. Pitts a déclaré être très content de voir que les relations entre les Etats-Unis et l'Algérie se développent positivement. Le renforcement entre les deux pays concerne, a souligné le sénateur, qui est également vice-président de la commission des droits de l'homme et du terrorisme, la lutte contre le terrorisme.

D'ailleurs, il n'a pas manqué de rendre hommage au président Bouteflika pour «le rôle qu'il est en train de jouer dans la lutte contre le terrorisme». «L'action menée par Bouteflika a été hautement appréciée par Washington», a déclaré M. Pitts.

A la question de savoir si la coopération pour la lutte contre le terrorisme va se renforcer entre l'Algérie et les Etats-Unis, M. Pitts a déclaré que «c'est tout à fait normal, et ce, grâce au rôle de Bouteflika.» Le sénateur américain a tenu à remercier le président Bouteflika, le gouvernement et le peuple algériens pour tous les efforts et le soutien apporté à la cause sahraouie.

Sa visite au camp de réfugiés sahraouis a été une occasion pour lui, a-t-il ajouté, de voir les conditions difficiles dans lesquelles vivent les Sahraouis très courageux. «Je suis là pour apporter mon soutien au peuple sahraoui afin qu'il vive en paix sur sa terre», a lancé le sénateur qui a précisé avoir soulevé deux points lors de son intervention.

Il s'agit de l'exploitation illégale des ressources naturelles du peuple sahraoui par n'importe quel pays. Le second point a été un appel lancé au roi du Maroc, Mohammed VI, pour libérer les prisonniers de guerre sahraouis et les disparus, comme l'a déjà fait le Front Polisario, qui en a libéré de son côté plus de 2 000.

Si le Maroc répond positivement à cette requête, ce serait un geste humanitaire qui contribuerait au rapprochement entre les deux peuples et mettrait un terme au conflit. Questionné sur les termes de l'accord de libre-échange signé entre son pays et le Maroc et s'il englobe le Sahara occidental, M. Pitts a été catégorique : c'est non.

Il a soutenu que le Sénat a posé la question au ministre du Commerce américain qui l'a assuré qu'aucun investissement américain n'aurait lieu sur les terres sahraouies sans l'accord du peuple sahraoui. D'ailleurs, a-t-il précisé, un écrit dans ce sens a été transmis aux deux parties.

Par ailleurs, M. Pitts a tenu à remercier notre ancien ambassadeur à Washington, M. Driss El-Djazaïri, qui a joué un grand rôle dans le rapprochement entre les deux pays. «El-Djazaïri n'est pas uniquement un ami ; il a été surtout un grand représentant du peuple algérien dans mon pays», a souligné le sénateur.

N. K.

 

 
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