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RAPPORT
AMÉRICAIN POUR L'ANNÉE
2004
L'Algérie a le profil recherché par
Washington
L'Expression,
25 décembre 2004 M.Bush considère que l'Algérie « peut
devenir le porte-étendard d'une vision d'une réforme
politique importante (...) ».
Entre Alger et Washington,
les rapports sont allés au-delà de
la courtoisie depuis les attentats du 11 septembre. « Heureux
hasard », les changements survenus en Algérie coïncident
parfaitement avec la disposition des Etats-Unis de trouver de nouveaux
partenaires dans sa guerre mondiale contre le terrorisme. Par son expérience
en la matière, l'Algérie correspond le mieux à celui
recherché par Washington. L'année 2004 a été ainsi
marquée par une dynamique de consolidation et de rapprochement
jamais égalée. En témoignent la densité des
contacts entre les responsables des deux pays et l'extension des relations
dans les domaines politique, économique et sécuritaire.
On retient dans le domaine politique, l'empressement de M.Bush à féliciter
la réélection du président Bouteflika pour un second mandat
en avril dernier. Dans son message, le président américain a
considéré que l'Algérie « peut devenir le porte-étendard
d'une vision d'une réforme politique importante qui peut triompher sur
la violence extrémiste ». Un mois après ces élections,
George Bush dépêcha le secrétaire d'Etat adjoint, William
Burns, pour apporter l'appui américain aux réformes politiques
et économiques en Algérie. Deux mois après, sur invitation
de G. W. Bush, M.Bouteflika a pris part, en tant que l'un des représentants
du monde arabe, à la rencontre du partenariat entre le G8 et 7 pays
de la région du Grand Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Gmena) à Sea
Island (Géorgie) où il a été également invité en
tant que l'un des représentants des chefs d'Etat africains, à la
rencontre Afrique-G8. Au plan sécuritaire, les Etats-Unis ont toujours
loué les efforts constants de l'Algérie dans la lutte contre
ce phénomène. Dans son rapport annuel de 2004, le Département
d'Etat américain a affirmé que l'Algérie continue à être
un « leader régional actif et agressif dans la lutte globale
contre le terrorisme ». Outre les relations dans le domaine sécuritaire,
la disponibilité de Washington à apporter son soutien à Alger
s'est manifestée également lors de la deuxième session
du conseil algéro-américain sur le commerce et l'investissement
qui a eu lieu au début de ce mois dans la capitale fédérale.
Une rencontre qui augure de l'accélération du processus d'adhésion
de l'Algérie à l'OMC. Sur le plan économique, l'année
2004 a été marquée par la décision de M. Bush d'introduire
l'Algérie dans la liste des pays bénéficiaires du Système
généralisé de préférence (SGP). Ce dispositif
commercial permet au président américain de procéder à une
réduction des tarifs douaniers aux produits provenant de l'Algérie
afin de développer ses exportations vers les Etats-Unis. Dans le même
registre économique, les concertations dans le secteur des hydrocarbures
ont atteint un niveau appréciable. Ainsi, il est question des possibilités
de prise de participations de Sonatrach pour la réalisation de terminaux
aux Etats-Unis et les perspectives d'exportations croissantes du GNL algérien
vers l'Amérique. Le fait marquant des relations financières entre
l'Algérie et les Etats-Unis durant 2004 a été la première
visite en juillet à Alger de Philipp Merrill, P-DG de la banque Exim-Bank
US dont le montant des garanties déjà consenti en Algérie
se chiffre à 1,5 milliard de dollars dont un milliard de dollars octroyé pour
la couverture du risque-Sonatrach. Aussi, dans le cadre de l'Initiative de
partenariat du Moyen-Orient (Mepi) lancée il y a 18 mois par le président
Bush en direction des pays de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, l'Algérie
a été retenue cette année parmi les six pays bénéficiaires
d'un nouveau programme de financement engagé par les Etats-Unis pour
un montant global de 18,5 millions de dollars.
B. TAKHEROUBT |
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