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«L’Algérie bénéficie d’un régime préférentiel» Le Quotidien d'Oran, 2 juin 2004 Le montant des échanges entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique a considérablement évolué, ces dernières années. Il a atteint 5 milliards de dollars en 2003. Même si l’échange reste dominé par le flux vers les Etats-Unis à travers la dominante des hydrocarbures, d’autres produits commencent à pénétrer les deux marchés. Des relations que M. Richard W. Erdman, ambassadeur des USA à Alger considère comme satisfaisantes. «Dans l’ensemble, nos relations n’ont jamais été meilleures et nos convergences d’intérêts stratégiques, politiques et économiques, sont grandissantes», a-t-il déclaré. Il a indiqué, par ailleurs, hier lors de la conférence de presse qu’il a animée à l’occasion de la FIA, que l’Algérie bénéficiera désormais d’un «régime préférentiel» pour certains de ses produits à exporter vers son pays. Quant à l’investissement des entreprises américaines en Algérie qui est englobé dans le volume des 5 milliards, il a estimé que l’image de l’Algérie commence à être bien perçue par les opérateurs, longtemps dissuadés par l’instabilité politique. «L’Algérie a tourné la page du terrorisme et de la menace stratégique, le monde a commencé à voir la nouvelle réalité», a-t-il souligné. Une situation qui le rend optimiste quant à l’avenir et surtout les décisions des opérateurs qui ont fait une évaluation positive de la situation et constaté des opportunités d’investissements qu’offre le pays. L’agro-industrie, le transport, le chemin de fer, les centrales électriques, les services, l’informatique, le tourisme, les banques... Autant de secteurs qui sont, selon lui, des opportunités. Toutefois, considérant que le pays est riche et doté de capacités, il a clairement avoué «l’impossibilité de reconversion de la dette». D’ailleurs, a-t-il relevé, elle est infime. Abordant les négociations bilatérales pour «l’ouverture du ciel», l’ambassadeur des Etats-Unis a déclaré: «nous sommes entrés dans la dernière phase», et reste optimiste sur la signature prochaine de l’accord. Sur le chapitre de l’OMC, les Etats-Unis apportent une assistance technique et une expertise pour accélérer le processus d’adhésion de l’Algérie. Parce que, a estimé M. Richard W. Erdman, l’organisation constitue un pas important vers la modernisation et le progrès économique. Et, a-t-il souligné, «nous soutenons fortement l’Algérie». L’objectif également, a-t-il ajouté, est d’élargir les sphères d’intégration économique en encourageant les investissements hors hydrocarbures afin de régler le sérieux problème du chômage. Enfin, il y a lieu de relever la note positive qu’a décernée l’organisme assureur Exim Bank et qui a encouragé en quelque sorte, la signature de la garantie de crédit au nom des Etats-Unis. «Cela signifie, a-t-il dit, que nous partageons cette vision avec Exim Bank». Toutefois, il a exclu, dès l’ouverture de la conférence, de déborder sur les questions politiques et sécuritaires en promettant une autre conférence pour débattre de tous les sujets. Djilali B.
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www.algeria-watch.org
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