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LEUR VENUE COÏNCIDE AVEC LES CONFÉRENCES DU NEPAD ET DES 5+5 L'Otan et Interpol à Alger L'Expression, 23 novembre 2004 En raison des divergences au sein de l'Otan, autour de la crise irakienne, Jaap De Hoop Scheffer jouera toutes ses cartes avec les pays dits « du dialogue méditerranéen ». Le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer
et le président d'Interpol, Jackie Selebi, sont attendus à Alger
en fin de semaine. Le premier animera jeudi au Palais des Nations une
conférence débat intitulée, «l'Otan après
le sommet d'Istanbul et le dialogue méditerranéen» alors
que le second qui arrivera aujourd'hui, s'intéressera plus particulièrement à l'action
des services de sécurité algériens, en matière
de lutte antiterroriste et d'investigations. Jackie Selebi se rendra,
ce matin, à la direction de la police scientifique où il
doit visiter les différentes structures de cette institution ainsi
que des laboratoires de recherche, dont le dernier est le laboratoire
d'analyses ADN inauguré récemment. L'hôte de l'Algérie
se rendra ensuite à la direction des unités républicaines
d'El-Hamiz où il s'informera sur les techniques utilisées
dans le désamorçage des bombes par les artificiers algériens
qui ont acquis une riche expérience dans leur lutte contre le
terrorisme. Le Centre africain des études et de recherche sur
le terrorisme d'El-Harrach inauguré par le chef de l'Etat en marge
de la conférence internationale sur le terrorisme, tenue au Palais
des Nations, sera la dernière escale de M.Selebi. Pour sa part,
le secrétaire général de l'Alliance atlantique,
dont la présence en Algérie coïncide avec la tenue
de la rencontre des 5+5 à Oran, consacrée, notamment à la
lutte contre l'immigration clandestine, le trafic de stupéfiants
et le crime organisé, aura sans doute des contacts avec les responsables
militaires et politiques algériens. Dans ce contexte, il est utile
de rappeler que le dossier irakien ne sera pas en reste des discussions,
même si, à première vue, l'Algérie a refusé tout
envoi de troupes en Irak. La légalité internationale ayant
toujours guidé sa politique internationale, l'Algérie inscrit
tout éventuel engagement dans toute initiative de maintien de
la paix en Irak, dans le cadre des Nations unies. Il est tout à fait
clair qu'en raison des divergences au sein de l'Otan, autour de la crise
irakienne, Jaap de Hoop Scheffer jouera toutes ses cartes avec les pays
dits «du dialogue méditerranéen». La visite
du patron de l'Alliance atlantique intervient au moment où l'Algérie
procédera, sous l'égide du ministère de la Défense
nationale, à la destruction des mines antipersonnel à Hassi
Bahbah, dans la wilaya de Djelfa. Une opération qui sera rehaussée,
indiquent des sources sûres, par la présence du chef de
l'Etat et du secrétaire général de l'Otan. La présence
de M. Scheffer est on ne peut plus symbolique, d'autant que le dossier
des mines antipersonnel a été au centre des débats
de la dernière réunion de Bruxelles. Par ailleurs, devant
la dégradation des relations transatlantiques, engendrées
par les divergences des membres de l'Otan autour de la guerre en Irak,
le secrétaire général de cette organisation entame
une véritable course contre la montre pour amener les pays de
l'Alliance à accorder leurs violons. Le malaise au sein de l'Otan
a été clairement exprimé, par de Hoop Scheffer dans
un récent entretien au Financial Times en déplorant «l'absence
d'un véritable dialogue au sein de l'Alliance atlantique» avant
le déclenchement de la guerre en Irak, en mars 2003. Ce qui a
fait qu' une dizaine de pays, dont la France, l'Espagne et l'Allemagne,
sur les 26 membres de l'Otan, n'entendent pas participer à la
mission en Irak. La tenue mercredi dernier, à Bruxelles, de la
première réunion du comité militaire en session
des chefs d'état-major de la Défense des pays de l'Otan
avec les pays du Dialogue méditerranéen, en présence
du général-major Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major
de l'Armée nationale populaire, ainsi que de ses homologues de
l'UMA et d'Israël, a constitué une occasion pour élargir
l'Alliance aux pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Pour cause, c'est
la première fois qu'un sommet de l'Alliance atlantique réunit
les chefs militaires des rives nord et sud de la Méditerranée.
La situation en Irak, la lutte antiterroriste, le démantèlement
des mines antipersonnel et la coopération militaire, ont été au
centre des débats de la rencontre qui, faut-il le rappeler, intervient
au lendemain du sommet d'Istanbul. Arezki LOUNI
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www.algeria-watch.org
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