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Le Maghreb dans la politique étrangère d’Obama “Cette région n’est pas un pôle central dans sa stratégie”Par :Hafida Ameyar, Liberté, 9 avril 2009 La conception stratégique d’Obama est “celle du soft power ou du pouvoir doux”, c’est-à-dire une conception privilégiant “la diplomatie” et “les négociations”, où la défense de l’intérêt national peut se passer de “la force militaire”. “Obama l’Africain est un phénomène inconnu auparavant. Avec ses origines, ses positions prises tôt, on a toutes les raisons d’attendre le changement.” C’est l’avis du professeur américain Edward Mortimer exprimé, hier, lors d’une conférence sur la “dimension maghrébine dans la politique extérieure de Barack Obama”. L’invité du Centre des études stratégiques du quotidien Echaâb a, cependant, noté que le nouveau Président se veut pragmatique et “sait qu’il faut aller doucement et introduire le changement à la vitesse dont les gens vont l’accepter”. Selon lui, la conception stratégique d’Obama est “celle du soft power ou du pouvoir doux”, c’est-à-dire une conception privilégiant “la diplomatie” et “les négociations”, où la défense de l’intérêt national peut se passer de “la force militaire”. Du moins, précisera-t-il, “le pouvoir militaire doit être utilisé de façon modérée”. Sur un autre plan, le choix porté sur Susan Rice dans l’administration Obama, pour représenter les USA à l’ONU, est une décision “positive”, d’après lui, puisqu’elle “va donner plus d’importance à l’Afrique”. De plus, a-t-il ajouté, “le nouveau Monsieur Afrique est Johnny Carson, un type très bien qui a une vision très progressiste des relations des États-Unis avec l’Afrique”. Seulement, il fera remarquer que depuis le passage d’Henry Kissinger à l’administration US, une division “bureaucratique” de l’Afrique a été introduite, excluant l’Afrique du Nord ou le Maghreb du continent noir, pour le rattacher à l’espace du Moyen-Orient. Pourtant, expliquera-t-il, “le Maghreb fait partie d’une Afrique continentale, du point de vue de la géopolitique”. L’ex-éditorialiste du Financial Times a également averti qu’Obama n’a pas encore nommé de secrétaire adjoint pour le Moyen-Orient. Selon lui, le président américain a désigné 2 représentants spéciaux, l’un pour l’Afghanistan et le Pakistan, et l’autre pour “le conflit entre Israël et la Palestine”, alors que pour le Moyen-Orient, seulement “un intérimaire a été désigné, qui connaît bien le Moyen-Orient, mais beaucoup moins le Maghreb”. Plus loin, l’invité du forum d’Echaâb a laissé entendre que l’Afrique, y compris le Maghreb, ne semble pas constituer “un pôle central dans la stratégie d’Obama”, même si cet espace a représenté “un enjeu de la politique étrangère” US pendant la guerre froide. Hafida Ameyar |
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