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Les USA veulent empêcher les sanctuaires terroristes en Afriquepar Djamel B., Le Quotidien d'Oran, 8 février 2007 La troisième conférence annuelle des Etat-major des armées du partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme (TSCTP) s’est ouverte hier à Dakar. Cette conférence, qui est organisée avec l’appui du commandement des forces américaines en Europe, vise à renforcer la coalition entre les Etats-Unis et les neuf pays africains membres du TSCTP afin de leur permettre de mettre en place des relations de coopération régionale durables. Ce conclave intervient au lendemain de l’annonce par le secrétaire américain à la Défense Robert Gates de la création d’un commandement régional spécifique pour l’Afrique en vue de superviser les opérations et les relations américaines avec ce continent. Selon le chef de la direction des relations publiques des armées du Sénégal, cité par l’AFP, cette conférence a pour objet la mise en place de mécanismes de la lutte contre la menace terroriste. Cette conférence d’une journée est placée sous l’égide du Partenariat trans-saharien de lutte contre le terrorisme (TSCTP), une structure réunissant les Etats-Unis et neuf pays du Maghreb et du Sahel afin «d’empêcher le terrorisme de s’implanter dans les zones trans-frontalières du Sahara». La principale menace terroriste dans la région est le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), affilié à Al-Qaïda est soupçonné à Washington de chercher à créer des relais d’Al-Qaïda au Maghreb au Sahel. Les chefs d’Etat-major des armées du Sénégal, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, du Niger, du Nigeria, du Tchad, du Mali, de la Mauritanie sont présents à cette conférence ainsi que le commandant-adjoint des forces américaines en Europe. Rappelons que l’exercice militaire, baptisé «Flintlock 2005» avait été organisé du 2 au 26 juin 2005 au Sénégal et dans des pays du Maghreb et du Sahel, toujours sous l’égide du commandement US en Europe. Celui-ci avait pour but de permettre aux pays africains de «développer leurs capacités de lutte contre toute forme de menace terroriste transfrontalière, de développer et de renforcer le mécanisme de sécurité collective qui existe entre les différents pays de la sous-région et de développer une synergie régionale visant à harmoniser les stratégies africaines pour éradiquer les différentes menaces». Ces exercices tout comme la décision de créer un commandement pour l’Afrique reflète l’inquiétude des Etats-Unis que certains pays d’Afrique puissent servir de sanctuaires à des organisations terroristes. Washington veut notamment empêcher l’Afrique de l’Est de prendre le relais de l’Afghanistan comme base arrière d’Al-Qaïda. La sous-secrétaire d’Etat pour les affaires africaines, Jendayi Frazer, a assuré mardi que Washington agirait vigoureusement «pour empêcher que les terroristes fassent de la Somalie leur sanctuaire». C’est d’ailleurs dans cette optique que le Pentagone a décidé de se doter de ce commandement régional. Mardi, le secrétaire américain à la défense Robert Gates avait annoncé la décision du président américain de créer un nouveau commandement unifié. Ce commandement sera chargé de développer la coopération militaire avec les pays africains et de mener les opérations militaires nécessaires, a-t-il expliqué, ajoutant que ce commandement permettra d’avoir une approche plus efficace et plus intégrée que l’organisation actuelle qui divise l’Afrique entre le commandement central et le commandement européen, une organisation dépassée qui remonte à la guerre froide. |
Offensive américaine en Algérie | ||||
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www.algeria-watch.org
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