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Medelci reçoit une délégation du gouvernement américain
Alger met en avant les constantes de sa politique extérieure
Par : Salim Tamani, Liberté, 11 juin 2007
Au-delà de la question de souveraineté, Alger a expliqué les mécanismes mis en place dans le cadre de l’UA et qui prennent en charge l’équation sécuritaire, dont la lutte contre le terrorisme.
M. Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, a reçu, en compagnie de M. Abdelmalek Guenaïzia, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, et de M. Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, une délégation du gouvernement des États-Unis d’Amérique conduite par M. Rayan Henry, sous-secrétaire adjoint principal à la Défense chargé des affaires politiques, et comprenant notamment Mme Teresa Whelan, sous-secrétaire adjointe à la Défense, et M. Robert Ford, ambassadeur à Alger.
Au cours de cette audience, la partie américaine a fait une présentation du projet de création d’un commandement militaire américain en Afrique et a fourni un certain nombre d’informations sur les missions envisagées ainsi que sur les conditions générales de son fonctionnement.
De son côté, la partie algérienne s’est informée sur plusieurs aspects du projet américain et s’est fait préciser un certain nombre de données pertinentes de nature politique et technique. Les commentaires préliminaires développés à cette occasion par la partie algérienne se sont inscrits dans le cadre des constantes de la politique extérieure de l’Algérie.
Ces commentaires ont tout particulièrement mis en évidence l’état et les perspectives des efforts déployés par l’Union africaine en vue de valoriser le potentiel de sécurité collective à l’échelle du continent dans la conformité de son traité constitutif et à son pacte de non-agression et de défense commune.
Dans ce contexte, il a été évoqué l’action persévérante de mise en place de mécanismes africains propres entrant dans le cadre de l’architecture africaine de sécurité pour la prise en charge des besoins en termes d’opérations de maintien de la paix, dont la force africaine en attente.
Les arrangements entre l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies, ainsi que les dispositifs juridiques et institutionnels de lutte contre le terrorisme, dont l’Afrique s’est dotée pour contribuer efficacement à une coopération antiterroriste globale, ont été également exposés par la partie algérienne.
En conclusion, il a été souligné l’utilité de consultations élargies et approfondies sur toutes les dimensions de la question à la lumière de tous les facteurs dont la prise en considération est nécessaire. En fait, cette rencontre met définitivement fin à la polémique née entre Alger et Washington autour de l’installation de bases militaires américaines en Algérie. Cette divergence s’est accentuée après la bavure dont s’est rendu responsable l’ambassadeur US à Alger au lendemain des attentats du 11 avril perpétrés contre le Palais du gouvernement. Alger n’avait pas tardé à rappeler au chargé d’affaires US toutes les exigences de la lutte internationale contre le terrorisme. Autrement dit, la tension a persisté, et il aura fallu la clarification de responsables du département d’État qui n’ont pas omis de réaffirmer avec force l’importance des relations algéro-américaines.
Maintenant, il s’agit de savoir si les Américains vont reconsidérer leurs ambitions sur le projet d’Africom, d’autant que ce qui est demandé par les pays de l’UA est d’aider à renforcer les structures mises en place par l’Union africaine dans le cadre des opérations de maintien de la paix et de la lutte contre le terrorisme.
S. Tamani
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Offensive américaine en Algérie |