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COOPERATION
MILITAIRE ALGERO-AMERICAINE
Un
programme de 700.000 dollars
l'Expression,
26 octobre 2003 A leur tour, les
Américains
revoient leur position.
Le sous-secrétaire d’Etat américain chargé du
Maghreb et du Moyen-Orient est arrivé hier à Alger pour
une visite officielle. Il a, après avoir été reçu
par le chef de l’Etat et de nombreux autres responsables, animé une
conférence de presse dans laquelle il a tenu à commencer
par mettre en exergue sa «satisfaction devant le renforcement des
relations bilatérales entre les deux pays». Se prêtant
volontiers au jeu des questions-réponses, il a indiqué, à propos
du futur rendez-vous électoral que son pays souhaite «des élections
libres, justes et transparentes le printemps prochain», ajoutant
vouloir «travailler avec n’importe quel président
issu d’un scrutin transparent». Il a, dans la foulée,
démenti l’information faisant état de la future installation
d’une base militaire US dans le Sud algérien, afin de rayonner
sur tout le Sahel. Ceci n’empêche pas, a-t-il tenu à préciser
avec force, que «la coopération entre les deux pays dans
le domaine militaire a connu un essor considérable durant cette
année».
Outre un contrat de 700.000 dollars destiné à la
formation, un autre contrat d’achat d’armements a également été signé.
M.Burns a promis à la presse, présente en force à la
conférence animée hier tard dans la soirée, que «la
liste du matériel acheté par l’Algérie sera
rendue publique ultérieurement». Toujours dans le domaine
sécuritaire, Burns a voulu rester prudent sur les sujets qui fâchent,
préférant ainsi dire ne pas être au courant d’un éventuel
accord d’extradition. Il est clair que la question concerne le
terroriste Anouar Haddam que les USA continuent d’héberger
alors que dans le même temps ils mènent une lutte sans merci
aux terroristes partout dans le monde. La porte reste donc ouverte à une éventuelle
extradition, sinon à son jugement sur le sol américain,
puisqu’il a officiellement revendiqué le sanglant attentat
du boulevard Amirouche et que de nombreuses plaintes ont été déposées
par des Algériens contre lui. M.Burns a, dans la foulée,
confirmé la traque au Gspd, ajouté ainsi dans la liste
noire qui contenait déjà le Gspc et le GIA. S’agissant
d’un autre sujet sensible, celui du Sahara occidental, les USA
se sont alignés sur les positions algériennes, soutenant
sans réserve le plan Baker, qui irrite les Français et
les Marocains. Prudents dans leur démarche et soucieux de ne pas
embraser la région, les Américains, par la voix de ce responsable,
ajoutent être favorables à une solution concertée,
qui ne soit contraignante pour personne. Dans le domaine économique,
outre les nombreux contrats décrochés par des firmes américaines
hors du domaine des hydrocarbures, M.Burns ajoute que «Washington
va apporter une assistance technique à l’Algérie
pour son adhésion à l’OMC».
Ahmed ZAKARIA
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