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ALINA ROMANOWSKI, SOUS-SECRETAIRE D’ETAT ADJOINTE AMERICAINE «Des changements très encourageants» Le Quotidien d'Oran, 17 juillet 2004 L’axe Washington-Alger a rarement été aussi fréquenté. Dernière arrivée en date des Etats-Unis, la sous-secrétaire d’Etat adjointe chargée de l’initiative de partenariat au Moyen-Orient (Middle East Partnership Initiative, MEPI). Mme Alina Romanowski, en visite à Alger du 14 au 16 juillet, a rencontré des responsables gouvernementaux algériens ainsi que des membres de la société civile. Son séjour est le troisième du genre en l’espace de trois mois, après ceux effectués par deux autres responsables du département d’Etat américain dirigé par Colin Powell, en charge des dossiers de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Williams Burns et Philo L. Dibble étaient respectivement à Alger le 13 mai et le 26 juin. Si Philo Dibble qualifiait son déplacement de «politique et diplomatique», la virée de trois jours que vient d’effectuer Alina Romanowski à Alger est, pour sa part, pratique et pragmatique. Un voyage d’expert à double objectif. Le week-end dernier, elle a pris part aux travaux de l’université d’été organisée par l’ONG américaine National Democratic Institute, NDI, à destination des femmes militantes et cadres de partis politiques, une première en Algérie. La responsable américaine a pu, également, «poursuivre les discussions concernant le MEPI» qui vise essentiellement à établir un partenariat avec le gouvernement, la société civile et le secteur privé pour appuyer les réformes politiques et économiques. Cette initiative a également une dimension et un objectif régionaux par l’appui au dialogue et à la concertation bi et multilatérale entre les pays concernés. «Je crois qu’aux USA, nous reconnaissons fondamentalement qu’il est très important de supporter les valeurs et les visions communes que nous avons avec les pays de la région», a indiqué Alina Romanowski, lors d’une conférence de presse organisée, hier, à l’ambassade des USA. Il s’agit de l’engagement américain à «appuyer les changements» vers la démocratie, la prospérité sociale, culturelle et économique et «s’assurer que le pays avance» par ailleurs. Cette démarche est, selon elle, spécifique et concrète. «Chaque pays a ses propres voies et méthodes pour mener les réformes et les changements et chacun va à son propre rythme». L’Algérie est, pour la sous-secrétaire d’Etat adjointe, un «acteur important et un partenaire» dans le cadre du MEPI. L’université d’été initiée par le NDI pour le renforcement des compétences et des capacités des femmes politiques est un «exemple concret» de la contribution américaine en Algérie en faveur des changements politiques. Elle a permis d’offrir «les compétences professionnelles dont les participantes avaient besoin sans tenir compte de leur point de vue ou de leur appartenance politique par des notions et des idées pratiques qu’elles peuvent s’approprier et appliquer directement», a indiqué la sous-secrétaire d’Etat adjointe. D’autres programmes sont également en cours dans différents domaines. Au niveau économique, les Américains apportent une assistance technique dans le cadre du processus d’adhésion à l’OMC et de la réforme bancaire et financière. L’éducation et l’enseignement sont concernés. L’objectif est de développer des relations entre les universités et les institutions éducationnelles algériennes et américaines, ainsi que d’aider l’Algérie à «créer une nouvelle prise de conscience civique» concernant l’éducation primaire et secondaire. La responsable américaine espère, par ailleurs, élargir la coopération à d’autres domaines. «C’est un grand plaisir d’être à nouveau en Algérie». Les termes simples pourraient être interprétés comme une formule de politesse simple de la part d’une diplomate. Cependant, le jugement que Mme Romanowski porte sur l’évolution et les changements intervenus en l’Algérie est édifiant, sachant que son premier déplacement à Alger remonte à plus de vingt ans, en 1983. Le pays a connu depuis des changements importants et spectaculaires, selon elle. «Je dirai qu’ils sont tout à fait positifs, mais dans le cadre de votre histoire, il y a eu aussi de tristes changements», a-t-elle relevé. Au cours des dernières années, l’Algérie a démontré, a-t-elle ajouté, sa volonté d’aller vers un plus grand élargissement de la démocratie. Elle a souligné les améliorations aux niveaux sécuritaire et économique. A ce sujet, elle dira que l’Algérie est sur «la bonne voie». Cependant, l’évolution «la plus importante» est, pour Alina Romanowski, l’émergence d’une «presse dynamique et active». L’ambassadeur des Etats Unis, Richard Erdman, appuiera ses dires en indiquant que la presse algérienne est «libre» au cours de la seule intervention qu’il aura durant la conférence de presse. «Tous ces changements sont très encourageants», a estimé Mme Romanowski. Cette vision de l’évolution algérienne se traduit également, pour la sous-secrétaire d’Etat adjointe, par «la nouvelle relation» entre l’Algérie et les USA. La participation de Abdelaziz Bouteflika «à la fois en sa qualité de représentant du monde arabe et de l’Afrique» au sommet du G8, à Sea Island, en est la preuve palpable. Elle a permis d’établir un «dialogue animé avec les autres participants» et de dégager «une vision commune concernant l’avenir de la région». Un nouveau signe tangible du raffermissement des relations algéro-américaines. Samar Smati
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www.algeria-watch.org
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