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Amine Kherbi inaugure le causus algérie au congrès américain
L’offensive algérienne de charme
Abdelkamel K., Liberté, 29 juin 2006
Afin de pallier le déficit qu’accuse l’image de l’Algérie aux États-Unis, l’ambassadeur de notre pays à Washington a procédé, mardi soir, à l’ouverture d’une représentation algérienne au siège du Congrès américain.
Au cours d’une cérémonie organisée au Capital Hill, siège du Congrès américain, le chef de la représentation diplomatique algérienne au États-Unis a inauguré, en présence de nombreuses personnalités américaines, le caucus Algérie. Co-présidé par M. Ed Royce, député républicain de Californie, et Mme Sheila Jackson Lee, députée démocrate du Texas, il aura pour objectif principal, selon ses initiateurs, d’œuvrer, notamment, à la promotion des relations multiformes et à un rapprochement plus constructif entre l’Algérie et les États-Unis. La réception a regroupé plusieurs parlementaires désireux de travailler au renforcement des relations entre les deux pays, à leur développement et à leur épanouissement.
Lors de la séance de lancement officiel de ce caucus, les intervenants ont mis l’accent sur le rôle et les missions assignés aux membres en charge de promouvoir l’image de l’Algérie et de plaider sa cause sur un certain nombre de dossiers d’importance touchant aux domaines, notamment politiques, économiques, financiers, diplomatiques, militaires, culturels, sociaux ou autres.
Amine Kherbi a expliqué que ce caucus est “un événement qui jette la lumière sur la profondeur et la dimension des relations d’amitié, de confiance, de respect et de coopération qui unissent les deux pays depuis déjà les premières années de lutte de libération nationale, lorsque le sénateur et futur président des États-Unis, J. F. Kennedy, et d’autres congresman, ont plaidé pour la cause algérienne”.
Il a aussi cité le rôle joué par la diplomatie algérienne dans la libération, en 1979, des 52 otages américains en Iran, et bien d’autres événements, de part et d’autre. Se disant convaincu que le caucus Algérie du Congrès des États-Unis d’Amérique pourra ainsi contribuer à la promotion à long terme d’un partenariat stratégique entre l’Algérie et les États- Unis, il a qualifié aussi cet instrument de pont entre deux peuples, deux sociétés, deux cultures et deux économies.
“Cet événement représente une étape majeure dans le développement, le renforcement et l’approfondissement des relations multiformes entre l’Algérie et les États-Unis. C’est également un développement opportun dans le cheminement de l’histoire qui a caractérisé, depuis plusieurs décennies, les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays. Le caucus est la consécration des efforts consentis par nos deux pays et par leurs dirigeants pour hisser les relations à un niveau supérieur”, a ajouté M. Kherbi, sans manquer de rappeler l’excellence des relations qu’entretiennent les présidents Abdelaziz Bouteflika et George W. Bush, et le nouveau dynamisme qui caractérise et anime les relations entre Alger et Washington. Lui emboîtant le pas, le congresman Ed Royce dit : “Plus qu’un groupe parlementaire d’amitié ou un lobby, le caucus se veut un regroupement de parlementaires, membres des deux chambres du Congrès des États-Unis, toutes tendances politiques confondues, qui ont à cœur de donner une impulsion aux relations algéro-américaines à court terme. Son objectif est de donner une dimension nouvelle à la mesure des importantes possibilités de coopération, de partenariat et d’investissements qu’ils développent ou qu’ils peuvent développer au bénéfice de leurs pays et de leurs peuples.” Poursuivant son intervention, le co-président du caucus Algérie, qui demeure l’un des premiers initiés par des parlementaires américains pour le continent africain, a évoqué les nombreuses réformes lancées ces dernières années par l’Algérie, l’accréditant aux yeux de la communauté internationale comme un pays désireux d’édifier une société moderne, respectueuse des droits de l’homme et du bien-être de sa population, mais aussi comme l’un des pays qui a mené un combat exemplaire contre le terrorisme islamiste. “Ces efforts font de l’Algérie un partenaire stratégique et un allié de premier plan des États-Unis dans la lutte internationale contre le terrorisme”, a-t-il estimé. Quant à la députée démocrate du Texas, Mme Sheila Jackson Lee, très connue pour les positions courageuses qu’elle défend sur nombre de questions intéressant l’Afrique et le monde arabe, elle a indiqué : “Le caucus Algérie du Congrès des États-Unis aura pour objectif non seulement de promouvoir les relations entre les deux pays, sur tous les plans, et principalement sur les questions touchant aux populations, aux jeunes, aux femmes, à la santé, à l’éducation, à la société civile, mais aussi de mettre dans la balance le poids de parlementaires américains pour favoriser un changement de perception, de coopération, l’investissement et le partenariat, et aussi mieux faire connaître, aux États-Unis, les réussites, les luttes et les victoires de la nouvelle Algérie, comme son combat contre le terrorisme et son soutien aux causes justes.”
Enfin, Joseph Pitts, député républicain de Pennsylvanie, pense que le lancement du caucus Algérie consacre la rencontre de deux pays, deux gouvernements et deux peuples qui ont des projets, des espoirs et des attentes à partager ensemble.
Il a ajouté que l’Algérie joue un rôle d’avant-garde sur le continent africain et dans le monde arabe. C’est aussi notre plus sûr allié dans la lutte contre le terrorisme, parce que son combat contre cet extrémisme nous interpelle encore et parce que l’Algérie a été le premier pays à compatir avec les États-Unis lors des tragiques attentats de septembre 2001, a-t-il tenu à rappeler.
K. ABDELKAMEL
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Offensive américaine en Algérie |