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Un détenu algérien à Guantanamo libéréLe Quotidien d'Oran, 19 novembre 2006 Un des 25 prisonniers algériens du centre de détention militaire américain de Guantanamo sur l’île de Cuba vient d’être libéré par les autorités américaines. Une libération dont ont bénéficié également un Egyptien et un Ouzbek. Les trois détenus mis en liberté, dont l’identité n’a pas été précisée, ont été envoyés en Albanie, a annoncé avant-hier le Pentagone. «Les trois détenus ont été considérés comme n’étant plus des combattants ennemis», a indiqué le ministère américain de la Défense dans un communiqué repris par l’AFP. Selon la même source, le Pentagone a estimé que l’Albanie leur offrirait un environnement qui leur permettrait de «reconstruire leurs vies». L’Algérie avait, pour rappel, sollicité l’administration Bush à propos des ressortissants algériens détenus dans la prison américaine de Guantanamo. En effet, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, a abordé le sujet avec ses interlocuteurs américains, lors de la dernière visite qu’il a effectuée à Washington. Selon une liste nominative des détenus de Guantanamo rendue publique le 19 avril dernier par le Pentagone, l’Algérie en compte 25 ressortissants emprisonnés dans le cadre de «la guerre contre le terrorisme». La majorité de ces Algériens avaient été arrêtés soit au Pakistan, où ils disaient résider pour études en théologie, soit en Afghanistan, où ils disaient se trouver pour la plupart en tant que résidents temporaires après la fin de la guerre russo-afghane et qu’ils n’étaient pas des combattants. Mais il y a aussi le cas de six autres Algériens qui ont été arrêtés le 18 janvier 2002 à Sarajevo par la police bosniaque puis remis aux troupes américaines, alors qu’un tribunal d’appel de la Bosnie-Herzégovine les avait disculpés des charges criminelles en ordonnant leur libération. Ces charges se rapportaient essentiellement à un complot terroriste visant l’ambassade américaine à Sarajevo. Soupçonnés d’appartenir au réseau Al-Qaïda, ils ont été incarcérés sans inculpation ni jugement. Aujourd’hui, les internés algéro-bosniaques du camp de Guantanamo vont presque boucler leur cinquième année de détention. Il s’agit d’Aït Idir Mostafa, de Sidi M’hamed d’Alger, de Belkacem Bensayeh de Ouargla, de Boumedienne Lakhdar de Saïda, du couple Boudella El-Hadj et Nechla Mohamed, tous deux de Laghouat, et enfin de Saber Lahmar Mahfoudh de Constantine. Il y a quelques mois, Stephen H.Oleskey et Peggy-Kuo, avocats américains des six Algériens, dont quatre possèdent également la nationalité bosniaque, ont sollicité l’aide des autorités algériennes et bosniaques pour intervenir auprès des Américains dans le but de les libérer. Les deux avocats ont déclaré avoir rendu visite aux prisonniers en décembre dernier. Ces derniers leur ont fait part de leurs souffrances et de leur souhait de «retourner rapidement en Bosnie». Des responsables américains, qui privilégient la relaxe et l’expulsion vers l’Algérie, avaient à maintes reprises refusé les demandes formulées par le gouvernement bosniaque pour le retour de ces détenus à Sarajevo, en arguant que les concernés avaient été arrêtés à Sarajevo en tant que ressortissants algériens. Ils n’étaient pas détenteurs de la citoyenneté bosniaque au moment de leur transfert vers Guantanamo (citoyenneté rétablie plus tard). Le premier ressortissant algérien vient ainsi d’être libéré de Guantanamo, alors qu’il en reste 24 autres sur un total d’environ 430 détenus, toutes nationalités confondues. Le gouvernement américain a annoncé son intention de traduire 60 à 80 d’entre eux devant des tribunaux militaires d’exception et de renvoyer encore 110 détenus dans leur pays ou ailleurs, sans préciser ce qu’il pouvait advenir des quelque 250 restants. H. Barti |
Campagne en faveur des détenus de Guantanamo | ||||
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www.algeria-watch.org
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