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EXTRADITION DES ALGÉRIENS DE GUANTANAMO Belaïz ne veut pas de conditionsL'Expression, 24 Octobre 2007 Le long feuilleton,,Selon le ministre de la Justice «aucun Algérien L'affaire des Algériens détenus à Guantanamo n'est pas près de connaître son épilogue. Leur extradition est même perçue comme un mirage. A chaque fois que l'on annonce son dénouement, d'autres rebondissements viennent bloquer les négociations. L'absence d'un accord d'extradition entre Alger et Washington serait derrière les difficultés de rapatrier les quelque 17 Algériens de Guantanamo. Après Farouk Ksentini et Mourad Medelci, qui
annonçaient la libération proche des locataires de Guantanamo Bay, Et pourtant, tout n'est pas
aussi évident. La déclaration faite, hier, par le ministre de la Justice
et garde des Sceaux, M.Tayeb Belaïz, en marge de la conférence
gouvernement-walis vient tout chambouler. «L'Algérie n'acceptera aucune
condition» pour le rapatriement des Algériens détenus dans la prison
américaine de Guantanamo, affirme Belaïz. Ce dernier a même saisi
l'occasion pour répondre indirectement à l'Ong américaine, Human Right
Watch, qui affirmait dans son dernier rapport que plus d'une vingtaine
de prisonniers algériens au centre de détention de Guantanamo ont refusé «Personne ne pourra interdire aux Algériens le retour dans leur pays, et
si ces derniers ont commis des crimes, ils seront jugés selon la loi»,
a-t-il dit. Avant de poursuivre qu'«aucun Algérien détenu à Guantanamo
n'a refusé de revenir dans son pays». Il convient de rappeler que 17
Algériens sont toujours en détention au centre de Guantanamo. Une
délégation algérienne de haut niveau s'est rendue sur place et à
confirmé leur identité, a précisé M.Belaïz.,Washington souhaite remettre
aux autorités algériennes ses ressortissants détenus à Guantanamo dans
le cadre de la lutte contre le terrorisme, en conditionnant cette offreà la garantie qu'ils ne subiront pas de «mauvais traitements» et qu'ils
ne retourneront pas à l'action terroriste. Ce que, apparemment, aurait
déplu à l'Algérie qui estime que ces deux conditions constituent une
immixtion dans ses affaires intérieures. Les objections de prisonniers
algériens, dont le rapatriement est envisagé en perspective de la
fermeture de ce centre tant décrié pour son statut hors normes du droitinternational, se basent sur la décision de la juge à la Cour fédérale
US, rendue publique et qui «interdit le rapatriement de tout détenu de L'affaire Hattab n'a pas été en reste dans les
déclarations du ministre de la Justice. Ce dernier a indiqué que
l'ancien chef et fondateur du Groupe salafiste pour la prédication et le
combat (Gspc), Hassan Hattab, dont le procès doit s'ouvrir à partir du 4 Arezki LOUNI |
Campagne en faveur des détenus de Guantanamo | ||||
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www.algeria-watch.org
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