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Ils étaient résidents légaux en Grande-Bretagne Washington projette de remettre quatre Algériens de Guantanamo aux Britanniquespar Mohamed Khellaf, Le Jeune Indépendant, 9 octobre 2006 Les autorités américaines projettent de remettre à la Grande-Bretagne quatre des 25 Algériens qui croupissent sans jugement, depuis cinq ans, dans le sinistre centre de détention de Guantanamo-Bay, l’enclave américaine à Cuba. Citant leurs avocats, la chaîne BBC a indiqué, avant-hier, que le Pentagone a assuré que ces Algériens, qui étaient des résidents permanents au Royaume-Uni, seront remis aux autorités britanniques si celles-ci acceptaient de les recevoir. «Les Américains affirment qu’ils attendent le feu vert des Britanniques pour procéder à leur transfert», ont précisé les avocats qui multiplient depuis cinq ans leurs efforts pour les faire revenir en Grande-Bretagne. Leurs avocats, qui plaident pour le compte de plusieurs autres résidents musulmans en Grande-Bretagne incar-cérés dans la prison cubaine, affirment avoir saisi à plusieurs reprises le ministère de la Défense américain (Pentagone) pour qu’il les juge ou les remette à leur pays de résidence. Six autres résidents musulmans au Royaume-Uni sont concernés par ce transfert. Les avocats précisent que les quatre Algériens sont Ahmed Belbacha, Abdenour Sameur, Saïd Farhi et Mohamed Al-Kadir. Selon les dossiers des avocats, Ahmed Belbacha, 36 ans, était un ancien footballeur professionnel entré au Royaume-Uni en 1999 en tant qu’immigrant économique. Il a travaillé depuis dans une blanchisserie, puis comme serveur à Bournemouth dans le sud du royaume. Il était connu pour avoir été sollicité afin de travailler lors de conférences et séminaires du parti travailliste. Sa demande d’asile a été rejetée en 2003, mais il a bénéficié toutefois d’une autorisation de séjour exceptionnelle. Selon le Pentagone, il a été arrêté au Pakistan avant son transfert à Guantanamo. Ses avocats n’ont pu obtenir le droit de lui rendre visite depuis son incarcération intervenue en 2004. Abdenour Sameur est, quant à lui, présenté comme un déserteur de l’armée algérienne. Arrivé également en Grande-Bretagne en 1999, il s’installa dans le quartier de Harrow, à Londres, et obtint une résidence en Grande-Bretagne, mais avait décidé de se rendre en Afghanistan, selon les informations fournies par ses avocats. Il a été arrêté à la frontière pakistano-afghane en compagnie d’un groupe d’Arabes. Il a été blessé à la jambe au moment de son arrestation par des chasseurs de prime afghans qui l’ont remis aux Américains. Il a affirmé avoir été torturé par les soldats américains lors de sa détention en Afghanistan et à Guantanamo. Ses avocats n’ont pu obtenir l’autorisation de lui rendre visite. Par contre, rien n’a été révélé sur les raisons et les conditions d’arrestation de Mohamed Al-Kadir et Saïd Farhi, identifiés comme résidents en Grande-Bretagne par le Pentagone. Leurs avocats n’ont pu obtenir le droit d’accéder à leurs dossiers ou à leur rendre visite. Les six autres ressortissants musulmans résidant en Grande-Bretagne et que Washington souhaite livrer à Londres sont le Marocain Ahmed Errachidi, 40 ans, le Jordanien Jamil Al-Banna, 44 ans, le Libyen Omar Deghayes, 36 ans, le Saoudien Shaker Abdur-Raheem Aamer, 39 ans, l’Ethiopien Binyam Mohammed, 28 ans, et l’Irakien Bishar al-Rawi, un homme d’affaires de 38 ans, établi en Grande-Bretagne depuis 1985. Il a été arrêté lors d’un voyage d’affaires en Gambie en novembre 2002 sans le moindre motif. Outre les avocats des quatre Algériens, ceux des six Algéro-Bosniaques, enlevés par les services de renseignements américains en janvier 2002 à Sarajevo ont également demandé au Pentagone de les restituer à la Bosnie ou de les livrer à l’Algérie. M. K. |
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www.algeria-watch.org
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