Bouteflika depuis hier à New York

Des rencontres avec des dirigeants du G8 au programme

par Zouaoui Mouloud , Le Jeune Indépendant, 20 septembre 2004

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika s’est rendu hier à New York pour prendre part à la 59e session de l’Assemblée générale de l’ONU en marge de laquelle il devrait rencontrer de nombreux chefs d’Etat, dont le président américain George W. Bush.

Il s’agit officiellement, pour le président Bouteflika notamment de participer aux débats au sujet du rapport de la commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation. Il devrait participer aujourd’hui également à la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement consacrée à la lutte contre la faim et la pauvreté.

Cette rencontre à laquelle assisteront une cinquantaine de dirigeants, intervient en marge du sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), lui aussi consacré à ce dossier, qui s’est tenu la semaine dernière à Ouagadougou (Burkina Faso) et auquel s’était joint M. Bouteflika.

Durant son séjour new-yorkais, M. Bouteflika devrait, selon des sources diplomatiques, rencontrer M. Bush et d’autres dirigeants des pays membres du G8. Le président Bush devrait prononcer demain devant l’Assemblée générale de l’ONU un discours dans lequel il présentera de nouvelles initiatives américaines en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme ainsi que les mesures envisagées par son administration pour lutter contre la pauvreté, une priorité pour les pays africains engagés dans l’initiative du NEPAD.

Le président américain évoquera également des initiatives en faveur de la situation sanitaire mondiale et son plan pour lutter contre le sida dans le monde. Il devrait également faire part de son intention d’«augmenter l’aide aux gouvernements qui luttent contre la corruption et pour améliorer l’éducation, la santé et les opportunités pour leurs peuples».

Ces initiatives seront dotées d’un important financement de l’administration américaine qui ne manquera pas de susciter l’intérêt des pays en voie de développement. Critiqué par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, qui a qualifié la guerre contre l’Irak d’«illégale», ainsi que par son adversaire aux élections présidentielles de novembre, M. Bush tentera d’obtenir un large soutien international, notamment auprès des pays qui luttent contre le terrorisme à l’instar de l’Algérie, l’un des pays membres actuels du Conseil de sécurité et qui jouit d’un poids non négligeable au sein des institutions de l’ONU.

C’est sur ce dossier que le rapprochement entre l’administration américaine et l’Algérie était le plus marquant. Z. M.

 

   
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