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| RELATIONS ALGÉRO-AMÉRICAINES Notre ami Bush L'Expression,
06 novembre 2004 «La lutte contre le terrorisme menée par l’Algérie
et les Etats-Unis a contribué à notre rapprochement.» Evoluant en dents
de scie depuis 1962, année de l’indépendance,
les relations entre Alger et Washington n’ont jamais connu un essor
aussi grand que sous le règne du président républicain,
George W.Bush. Qui aurait imaginé que la mythique sixième
flotte américaine accoste à Alger et que son commandant
arrive en visite officielle? Qui aurait cru ses oreilles en entendant
le président de la superpuissance américaine dire à son
homologue algérien: «Je veux travailler avec vous»,
ou que le président Bouteflika pourrait être reçu
par George W. Bush, dans son bureau ovale à la Maison-Blanche,
deux fois en quatre mois? Il y a eu aussi le ballet diplomatique des
officiels américains à Alger. Le secrétaire d’Etat
Collin Powell, le secrétaire d’Etat-adjoint chargé des
affaires du Moyen-Orient, Willam Burns, Richard Boucher, secrétaire
d’Etat-adjoint chargé des affaires publiques. A ceux-là,
il faut ajouter les hommes d’affaires dont le président
de l’Exim Bank et les échanges commerciaux qui amorcent
une période de prospérité. Cette coopération
sera renforcée par la signature de plusieurs accords concernant,
notamment la garantie des investissements, une assistance technique pour
l’adhésion de l’Algérie à l’OMC,
mais surtout une collaboration plus pointue dans le domaine sécuritaire.
Durant le premier mandat de Bush, le rythme des relations entre Alger
et Washington a été tel, que certains milieux ont relevé avec
insistance que Washington est sur le point de ravir à Paris son
rôle de partenaire privilégié de l’Algérie.
Réélu pour un second mandat avec une majorité confortable,
il est clair que la nature de ces relations ne fera que se renforcer.
Pour les observateurs, cette perspective est d’autant plus vraie,
dès lors que le président américain a donné les
grandes lignes de son programme et retiré - avec force - les mêmes
raisons qui l’ont rapproché d’Alger : la lutte antiterroriste,
un domaine dans lequel l’Algérie peut se prévaloir
d’une grande expérience mieux que n’importe quel pays
dans le monde. «Je me réjouis à la perspective de
continuer à oeuvrer avec vous au resserrement et à l’approfondissement
de nos relations bilatérales, qui ont connu, au cours de ces dernières
années, un développement satisfaisant, fondé sur
une meilleure connaissance mutuelle et sur une confiance réciproque
de plus en plus affirmée», déclare M. Bouteflika
dans un message à son homologue, Georges Bush. «La lutte
contre le terrorisme menée par l’Algérie et les Etats-Unis,
a contribué à notre rapprochement, et sa poursuite indispensable
nous amènera à nous mobiliser davantage pour mieux assurer
notre solidarité et contribuer à l’édification
d’un monde plus sûr, plus juste et plus prospère» a
ajouté M. Bouteflika dans sa lettre de félicitations. «Ce
monde traverse hélas une période mouvementée et
il doit faire face à des problèmes complexes et douloureux,
notamment dans la région du Moyen-Orient et sur le continent africain»,
ajoute-t-il, soulignant que l’Algérie, appartenant à ces
deux ensembles géographiques, «est naturellement sensibilisée
aux crises qui les secouent» Au fait, la reconduction pour un second
mandat du Président Bush a été saluée dans
presque toutes les capitales du monde, européennes, asiatiques
et arabes dès les premières minutes de l’annonce
des résultats de cette élection désormais mondialisée. B. TAKHEROUBT
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www.algeria-watch.org
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