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Selon le Président G. Bush: Washington veut améliorer ses relations avec Algerpar Ali Babès, Le Quotidien d'Oran, 6 décembre 2008 Les Etats-Unis veulent développer davantage leurs relations avec l'Algérie. Autant dans le domaine stratégique de la lutte contre le terrorisme, la paix et la sécurité dans la région méditerranéenne et dans le monde, que dans les secteurs économiques stratégiques. C'est in fine le message adressé par le président américain sortant, George Bush, au Président Abdelaziz Bouteflika. C'est dans le bureau ovale, à la Maison-Blanche, que le Président américain a réitéré l'attachement et la volonté des Etats-Unis au développement des relations entre les deux pays, en recevant le nouvel ambassadeur algérien à Washington, M. Abdallah Baali. La présentation des lettres de créances de M. Baali (ancien représentant de l'Algérie à l'ONU) à M.G.W. Bush a été une occasion pour le président américain de réaffirmer que les Etats-Unis, qui entretiennent d'excellentes relations avec Alger, s'engagent également à les développer davantage à l'avenir. Tous les secteurs sont concernés par cette coopération, autant en matière de sécurité que dans l'économie, les finances, la technologie et l'éducation. Le Président Bush n'a fait que rappeler que les Etats-Unis restent le partenaire principal de l'Algérie. Hormis le secteur de l'armement, les Etats-Unis sont l'un des principaux partenaires économiques de l'Algérie. Washington, qui reste un observateur intéressé dans le conflit au Sahara Occidental, est de nature à aider, avec l'Algérie, à la résolution de ce conflit par la voie démocratique en application des résolutions onusiennes relatives à la tenue d'un référendum d'autodétermination. Sur cet aspect de la sécurité dans la région maghrébine, Alger et Washington ont toujours été en phase et sur la même longueur d'onde, mais parfois brouillée par des interprétations erronées en fonction d'intérêts passagers d'équipes de conseillers à la Maison-Blanche. Sur le volet de la sécurisation de la région nord de l'Afrique, notamment au Sahel, les Etats-Unis ont déjà affiché leurs intentions de travailler étroitement avec l'Algérie, même si pour le moment le déploiement de l'Africom (Commandement militaire des Etats-Unis pour l'Afrique, US Africom) bute sur un certain nombre de problèmes, liés à la souveraineté des Etats. Beaucoup plus qu'une simple déclaration de circonstance, les propos de Bush marquent une autre étape dans les relations entre Alger et Washington, allant dans le sens d'une plus grande synergie d'intérêts entre les deux pays. Car en dehors d'un nouveau type de coopération dans le domaine sécuritaire, une coopération bilatérale et multilatérale, les Etats-Unis et l'Algérie entretiennent depuis l'Indépendance nationale, en réalité, des relations extrêmement étroites dans le domaine de l'énergie. Les Etats-Unis restent, bon an mal an, le principal client de l'Algérie en matière d'hydrocarbures. Et également le principal pourvoyeur de compagnies pétrolières travaillant sous forme de partenariat avec Sonatrach dans la recherche, l'exploitation, le transport et la commercialisation des hydrocarbures. Et pour parfaire cette coopération exemplaire, les deux pays avaient signé en juin 2007 un protocole d'accord dans le domaine de l'énergie nucléaire à usage pacifique. L'accord a été signé à Alger, devenu une des capitales-carrefour de la politique américaine au Maghreb et en Afrique. Dans le domaine économique, les deux pays font des efforts pour développer le volume des investissements US en Algérie, alors qu'en matière de commerce, les échanges entre Alger et Washington gagneraient à se développer davantage, hors secteur pétrolier. D'autant que les entreprises américaines sont à la recherche de partenariat dans l'ensemble des secteurs en Algérie, notamment la construction, les ressources en eau, les infrastructures et la promotion des investissements et les transports. Même si le projet de zone de libre-échange est en stand-by, le marché algérien est attractif pour les investissements américains. Il est évident que Washington, qui sera gouverné par les démocrates à partir de janvier prochain avec l'arrivée de Barak Obama à la Maison-Blanche, cherche actuellement à rattraper le temps perdu et voit aujourd'hui l'Algérie différemment. Tant sur le plan politique que géostratégique par rapport à des poches de tension dans la région, notamment la question de décolonisation au Sahara Occidental, la rébellion touarègue et l'instabilité au nord du Tchad. |
Offensive américaine en Algérie | ||||
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www.algeria-watch.org
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