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LUTTE
CONTRE LE TERRORISME INTERNATIONAL
Washington
intègre Alger dans sa stratégie
L'Expression,
29 août 2004
Ce choix est la
conclusion à laquelle sont arrivés les
pontes du renseignement américain.
Les Etats-Unis échaudés par l’expérience douloureuse
du 11 septembre ont compris que leur campagne menée en solo contre
le terrorisme ne peut pas les conduire à bon port dans leur quête
incessante des moindres mouvements suspects. C’est pour cette raison
qu’ils ont opté pour une nouvelle stratégie qui consiste à associer
d’autres acteurs dans la lutte contre ce chancre mondial. L’Algérie
a été retenue parmi les pays qui peuvent aider à en
venir à bout.
En procédant à un remaniement à la tête de
la toute-puissante CIA, le président américain George Bush
a donné des ordres stricts pour que la nouvelle équipe
travaille de concert avec les nouveaux partenaires. L’ancienne
ayant montré ses limites quant à sa capacité à détecter
et flairer le danger qui menace les intérêts de l’Oncle
Sam. A cet effet, le locataire de la Maison-Blanche a signé ce
vendredi les décrets exécutifs pour le renforcement des
pouvoirs du directeur de la CIA et la création d’un centre
national de contre-terrorisme ainsi que le partage des informations entre
les différentes agences de renseignement et d’espionnage.
Première étape du projet de réforme de tout l’appareil
américain du renseignement, ces nouveaux textes viennent en application
des recommandations de la commission d’enquête du 11 septembre
réclamant dans son rapport des changements majeurs après
avoir constaté les défaillances du système du renseignement
lors des attaques terroristes du 11 septembre qui avaient fait près
de 3000 morts.
Pour consolider davantage cette option, le président américain
fait siennes les recommandations du rapport établi par les experts
en stratégie de lutte contre le terrorisme. Ce rapport préconise
la coopération entre les services de renseignement et ceux des
pays directement impliqués dans cette lutte, susceptibles d’abriter
des réseaux actifs ou dormants. Ainsi des policiers algériens
vont être formés aux Etats-Unis qui se sont engagés à apporter
leur assistance à l’Algérie dans la lutte contre
le crime organisé, dont le terrorisme. M.Tounsi, DG de la Sûreté nationale,
s’était rendu en visite de travail du 7 au 14 août à Washington,
où il a rencontré des responsables du secrétariat
d’Etat américain à la Justice et du FBI. Il est question
de l’envoi de formateurs et d’experts américains en
Algérie pour des formations ciblées et spécialisées
destinées en particulier à la police scientifique. Pour
rappel, le président américain avait affirmé, dans
un message transmis le mois dernier président Bouteflika, que «les
Etats-Unis continuaient à compter sur l’Algérie dans
la lutte contre le terrorisme». Et d’ajouter que le fléau «constitue
un domaine clé de la coopération algéro-américaine».
L’ambassadeur américain à Alger, en vantant le savoir-faire
algérien, avait déclaré en mars dernier que «la
contribution de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme
a été remarquable». Le secrétaire d’Etat
adjoint américain chargé de l’Afrique du Nord et
du Moyen-Orient, William Burns a, quant à lui, expliqué la
démarche américaine en révélant que «son
pays avait accru son assistance à l’Algérie dans
sa lutte contre les groupes islamistes armés». Il avait
précisé que cette assistance consistait à former
des officiers et à fournir des équipements militaires.
Le budget de cette assistance était de l’ordre de 700.000
dollars pour l’année 2003.
Nadira BEL
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