RÉUNION DEMAIN À MARSEILLE DES MINISTRES DES AE DE L’UPM

Marseille, Barcelone, Bruxelles et La Valette en lice pour abriter le siège

Le Soir d'Algérie, 2 novembre 2008

La délicate question de la désignation du siège permanent du secrétariat général de l'Union pour la Méditerranée (UPM) et celle du choix du secrétaire général de l’Union seront au menu de la conférence des ministres des Affaires étrangères du Processus de Barcelone-UPM prévue à partir de demain à Marseille (France). Bruxelles, La Valette, Barcelone ou encore Rabat sont candidats pour abriter le secrétariat de l’Union.
La France, qui copréside l'Union avec l'Egypte, avait fait connaître sa préférence pour un pays de la rive sud de la Méditerranée. La Tunisie aurait renoncé à abriter le siège du secrétariat permanent de l’Union et n'aspire pas non plus à occuper le poste de secrétaire général. Mais il n'y a de consensus ni du côté européen, ni du côté arabe. La Syrie et le Liban combattent l'idée qu'un pays arabe puisse accueillir le secrétariat. Ce serait indirectement accepter, selon eux, une normalisation des relations avec Israël. Le choix de la ville doit être décidé à l’unanimité. Du côté européen, c’est l’Espagne qui veut faire aboutir sa candidature. Et outre la désignation du siège, la réunion de Marseille, la première depuis le lancement de l’UPM le 13 juillet lors du sommet fondateur de Paris, à l'initiative du président français Nicolas Sarkozy, doit décider également de la composition et des pouvoirs du secrétariat général qui sera chargé de gérer les projets concrets de l'Union. En plus des 27 pays de l'Union européenne, l'UPM regroupe l'Algérie, l'Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, l'Autorité palestinienne, l'Albanie, la Croatie, la Bosnie- Herzégovine, le Monténégro et Monaco. La Ligue arabe sera également présente à cette réunion, représentée par son secrétaire général Amr Moussa, malgré l'opposition d'Israël à sa participation. Là encore, la participation de la Ligue arabe constitue un autre point d’achoppement qui a été déjà à l'origine du report de la conférence de Amman sur l’eau. Celle-ci devait être la première réunion ministérielle de l'Union pour la Méditerranée depuis sa création. Cela traduit les difficultés de la nouvelle organisation à rentrer dans le vif du sujet. Ce report de dernière minute, lié en particulier à des tensions israéloarabes, fait craindre que l'organisation ne se heurte très vite aux mêmes écueils que le «processus de Barcelone», initié en 1995. Le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, estime que l’UPM doit d'abord régler les questions d'organisation et de gouvernance, avant de passer à la phase opérationnelle. Deux questions sensibles sur lesquelles vont se pencher les participants à la rencontre de demain.
Lotfi Merad

 
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Politique européenne  
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