|
|||||
Les syndicats paralysent le secteur publicEl Watan, 26 février 2008 Au deuxième jour du débrayage lancé par la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique, les animateurs de ce mouvement de trois jours ont affiché, en dépit des pressions et de certains dépassements, leur entière satisfaction quant au succès enregistré sur le terrain par leur action. Les réticents se sont joints hier à la protesta, gonflant ainsi les rangs des mécontents accusés par le premier responsable de l’Exécutif d’être des agitateurs infondés. « Les agitateurs » ont pu ainsi paralyser plusieurs secteurs d’activités à travers le territoire national. Les fonctionnaires de la santé, de l’enseignement supérieur, de l’éducation et de l’administration ont préféré répondre pacifiquement à M. Belkhadem dont le comportement est synonyme de panique. Ils étaient très nombreux à se rendre sur leur lieu de travail et observer des piquets de grève, des sit-in ou alors des assemblées générales. A l’unanimité, les propos des protestataires convergent vers le même sens. Ils estiment que les augmentations insignifiantes, dont parlent le chef du gouvernement et le patron de l’UGTA, sont déjà absorbées par une inflation. Pour preuve : les prix de plusieurs produits de base ont connu des augmentations à trois reprises durant ce mois de février. « M. Belkhadem devrait faire de temps en temps le marché pour s’imprégner de la réalité du pouvoir d’achat », a suggéré un fonctionnaire déplorant par-là même l’attitude de Sidi Saïd, responsable de la centrale syndicale. Dans ce sillage, M. Mériane, porte-parole de la coordination, a condamné les propos tenus avant-hier par Sidi Saïd. En déclarant que les ouvriers devraient applaudir la nouvelle grille des salaires et ne pas recourir au débrayage, le patron de l’UGTA se trompe carrément d’époque et d’ère. « A ces personnes et à celles qui ont dévasté le terrain légué par le grand homme qu’était Aïssat Idir qui doit, aujourd’hui, se retourner dans sa tombe, les déclarations de Sidi Saïd n’honorent pas le combat syndical », a déploré notre interlocuteur qui recentre le débat sur la question relative au régime indemnitaire. A ce propos, il a regretté le fait que l’on ne parle pas du régime indemnitaire, alors que le statut général de la Fonction publique, la grille des salaires et les statuts particuliers sont finalisés ou en voie de l’être. « Dans l’état actuel, il est incorrect et insensé de parler d’augmentation de salaire en occultant le régime indemnitaire. Sans ce dernier élément, nous ne saurons jamais si l’on a été augmenté ou pas », a expliqué le porte-parole de la coordination qui a tenu à signaler la paralysie totale de la ville de Chlef. Revenant au secteur de la santé et la décision du ministère de poursuivre en justice les quatre syndicats, M. Mériane a précisé que les hospitalo-universitaires et les docents ont reçu dimanche soir une convocation pour comparaître devant le juge. Les concernés se sont déplacés hier accompagnés de leurs avocats à la cour d’Alger, l’affaire a été jugée, mais le verdict ne leur a pas été notifié, d’où la poursuite de la grève à leur niveau. Et ce, en dépit des pressions exercées par certaines administrations sur le personnel médical. Par ailleurs, au moment où le ministre de la Santé attaque en justice les syndicats de son secteur, celui de l’enseignement supérieur appelle les siens au dialogue. Cette invitation a été accueillie favorablement par M. Rahmani, secrétaire général du Cnes qui consultera la base pour débattre de la démarche à suivre. « La mobilisation des fonctionnaires est très forte, elle le restera car ils en ont toujours ras-le-bol des promesses et des engagements non respectés. Si le ministre accepte de nous associer au débat sur le régime indemnitaire, nous sommes pour. Nous souhaitons qu’il concrétise localement nos revendications... », a plaidé M. Rahmani, affirmant que les syndicats autonomes ne cherchent pas l’affrontement, mais plutôt des solutions pour améliorer les conditions socioprofessionnelles des travailleurs. Sur un autre plan, ce dernier a tenu à dénoncer et à condamner le comportement de l’adjoint du directeur chargé de la recherche au centre universitaire de Khenchela. Après une altercation avec le représentant de la section Cnes, cet adjoint a déposé plainte contre l’enseignant qui a été immédiatement mis en prison où il a passé la nuit avant d’être libéré hier matin. Notre interlocuteur a déploré également les agissements de l’administration qui a tenté d’intimider les fonctionnaires en leur remettant des questionnaires. « La grève est un droit et les fonctionnaires lancent à travers ce débrayage un cri d’alarme et un signal fort aux pouvoirs publics pour l’ouverture d’un dialogue relatif à leurs revendications. Ils n’ont pas besoin de matraque et de déclarations insultantes... », a tonné M. Rahmani. Nabila Amir
Le mouvement se durcit à l’Est- A Constantine, le taux de participation à la grève a connu une hausse hier. Selon le communiqué du Snapap, le chiffre avancé est de 77,88%, alors qu’il était de 70% au niveau de tous les secteurs de la wilaya le premier jour. Les animateurs de la grève déplorent la note adressée le 24 février par le directeur de la santé, sommant les médecins de rejoindre leur poste de travail. Par ailleurs, un syndicaliste a été relevé de son poste de responsabilité à la clinique rénale de la cité Daksi. La coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique prévoit de tenir aujourd’hui une conférence de presse pour dresser le bilan du mouvement. S. A. - A Annaba, le représentant de l’Unpef, Yassine Mahrez, a annoncé que le débrayage s’est radicalisé le 2e jour pour atteindre le taux de 90%. Il justifie cette avancée par le sit-in observé hier dans la matinée par les grévistes de l’intersyndicale devant le siège de la direction générale du centre hospitalo-universitaire Ibn Rochd, fief de l’UGTA. De ce fait, ils ont respecté le programme de leur mouvement de protestation, qui prévoit une assemblée générale aujourd’hui à la faculté des sciences médicales (INESSM), à l’effet d’évaluer leur mouvement de débrayage et dégager les propositions des suites à donner. M.-F. G. - A Skikda, les syndicalistes de l’Unpef affirment que les enseignants des établissements scolaires de Sidi Mezghiche, El Harrouch et Tamalous ont rallié le mouvement de grève durant le second jour, alors que le taux de participation a atteint 90% à l’échelle de la wilaya. La direction de l’éducation avance un chiffre de 29% pour l’enseignement moyen et primaire, et 22,47% pour les personnels administratif et éducatif. Il reste à noter que l’adhésion du secteur de la santé a été timide et les 22 vétérinaires qui ont débrayé durant le premier jour, ont finalement rejoint leur poste hier. D. D. - A Mila, c’est essentiellement le secteur de l’éducation qui a fait parler de lui en cette 2e journée. Le mot d’ordre de grève a été largement suivi, selon les affirmations du coordinateur de wilaya de l’Unpef, Abdelouahab Lamri Zeggar. Ce dernier tient à préciser que le mouvement de contestation est monté d’un cran avec le ralliement de nombreux établissements du moyen et du primaire pour atteindre le taux de 77%, alors que le pourcentage d’adhésion était de 74% durant la première journée. Le secrétaire général du Snapest, Amar Bahri, avance, quant à lui, des taux moins éloquents. Ces derniers se situent entre 15 et 40% pour les trois paliers de l’enseignement. M. B. - A Guelma, 1700 fonctionnaires du secteur de l’éducation nationale sont affiliés à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef). Ils ont maintenu la pression pour ce 2e jour, réalisant un taux moyen de 70% à travers les établissements du primaire et du moyen. D’autre part, le premier responsable de la direction de l’éducation a indiqué que 1456 fonctionnaires étaient en grève, hier, sur les 4511 qui devaient être en poste au niveau de son secteur, soit un taux global de 22,63% de suivi de la grève, tous paliers confondus. Des taux d’adhésion qui demeurent sujets à controverse. K. D. - A Jijel, la grève de la Fonction publique a été faiblement suivie hier si l’on se réfère aux informations fournies par les services de la wilaya. Ces derniers avancent un taux global de 8,76%. C’est le secteur de l’éducation qui a connu la plus large adhésion, principalement dans les deux premiers paliers. Selon les informations recueillies auprès d’un animateur de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), le ralliement dans le secteur de l’éducation a atteint 65,76% lors du 1er jour. Quant à la journée d’hier, celui-ci avancera un taux de 80% pour le cycle moyen, 73% pour le primaire et seulement 15% au niveau du secondaire. F. S. liste a été relevé de son poste de responsabilité à la clinique rénale de la cité Daksi. La coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique prévoit de tenir aujourd’hui une conférence de presse pour dresser le bilan du mouvement. S. A. - A Souk Ahras, les enseignants des cycles primaire et moyen ont maintenu hier le mot d’ordre lancé par l’intersyndicale malgré l’absence de structures représentatives. A Sedrata, la majorité des écoles primaires a débrayé et quelques CEM ont connu des grèves partielles. A Souk Ahras, ce sont surtout les dissidents de l’UGTA qui ont réussi à paralyser quelques écoles primaires. Les grévistes estiment à 15% le taux de suivi, alors que l’administration le limite à 11%. Il est à rappeler que les vétérinaires ont observé une journée de grève seulement en guise de solidarité. A. Dj. - A Tébessa, la 2e journée de grève a été marquée par l’entrée en lice du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP). Selon une source syndicale, le taux de participation des médecins grévistes dépasse les 90%. Rappelons que durant la 1re journée, seul le personnel de l’éducation a adhéré au mot d’ordre avec une participation de plus de 85%. L. S. - A Oum El Bouaghi, presque la totalité des établissements scolaires a repris le travail. Sans doute, le corps enseignant n’a pas voulu sacrifier les compositions du 2e trimestre. - A Aïn Beïda, le lycée Zinaï a fonctionné normalement, les lycéens ayant subi les épreuves des compositions trimestrielles. - A Meskiana, tous les établissements ont repris le travail, à l’exception du CEM Sellaoui Ammar. L. B. Correspondants
Large adhésion à l’ouest- à Chlef, la grève se poursuit avec une large adhésion des fonctionnaires et travailleurs concernés. Pratiquement toutes les administrations étaient paralysées hier, notamment au chef-lieu de wilaya où les services publics étaient désespérément vides. Des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Nous sommes en grève pendant trois jours », étaient accrochées à l’entrée de la cité administrative, de la DRAG, du service des passeports et des cartes nationales, du CFPA et d’autres directions de l’exécutif, pour ne citer que ceux-là. Même constat dans le secteur de l’éducation où la plupart des écoles primaires et CEM ont dû fermer leurs portes et libérer les élèves. Le bureau de wilaya de l’Union nationale des travailleurs de l’éducation et de la formation (Unpef) fait état d’un taux de suivi de 91,36% dans le cycle moyen et 87,49% dans celui du primaire. A. Y. - à Relizane, les collèges et les écoles primaires ainsi que les employés des corps communs des lycées ont massivement suivi la grève. Ainsi, pour son premier jour de débrayage, le bureau local de l’Unpef se réjouit de la forte adhésion du personnel de l’éducation et affirme, dans son communiqué rendu public, avoir réalisé un taux de suivi de l’ordre de 61,34%. Tout en appelant l’ensemble du personnel affilié à la Fonction publique à rejoindre leur mouvement, l’Unpef n’omet pas de dénoncer certaines attitudes d’intimidation. Hormis le secteur de l’éducation, l’appel au débrayage n’a pas trouvé écho. I. B. - à Tlemcen, l’arrêt de travail de trois jours, comme décidé initialement par plusieurs syndicats autonomes, semble s’être épuisé dès son deuxième jour. Et même si le secteur de l’enseignement continue d’être perturbé (grèves dans certaines classes seulement) hier, les praticiens spécialistes du CHU Damerdji ont repris le travail, dès le matin. « Nous avons reçu un fax de notre secrétariat national nous demandant d’arrêter la grève. Il semble que nos revendications ont été prises en considération par les pouvoirs publics », a indiqué un médecin. En tout cas, la maternité fonctionnait hier, normalement. C. B. - à Mascara, en cette deuxième journée du mouvement de débrayage, la grève a été faiblement suivie. Seuls les fonctionnaires des secteurs de l’éducation et de la santé ont débrayé. Selon une source de la wilaya, « le nombre des grévistes n’a pas dépassé 215 sur 24 609 fonctionnaires de la Fonction publique que compte la wilaya de Mascara, soit un taux de participation de 0,87%. » « Le taux le plus élevé a été enregistré dans le secteur de la santé avec 1,39% », selon la même source qui estime que « sur les 4080 fonctionnaires du secteur de la santé, 61 ont répondu au débrayage ». « Pour le secteur de l’éducation, sur un ensemble de 11 048 fonctionnaires, 154 ont débrayé, soit 1,39% », affirme encore cette source. A. S. - à Sidi Bel Abbès, au deuxième jour de la grève de la coordination des syndicats autonomes, seuls trois syndicats (Unpef, Snapest, Snte) ont fait preuve de persévérance. « Les pressions et autres intimidations de l’administration ont dissuadé beaucoup de fonctionnaires d’adhérer au mouvement de protestation », indique le coordinateur local du Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) qui affirme que la grève a été suivie à 70% hier. Du côté de la direction de l’éducation, le taux de suivi de la grève n’a pas dépassé 5%. M. A. Correspondants Sit-in du SAP à l’hôpital MaillotJe suis suspendu », lit-on sur des étiquettes accrochées aux poches des tabliers de la centaine de paramédicaux ayant pris part dimanche au sit-in observé devant la direction générale du CHU de Bab El Oued. « Nous demandons au directeur d’annuler la décision de suspension du secrétaire général de la section syndicale, car elle est arbitraire », lâche l’un des participants à ce rassemblement. La section syndicale du SAP a appelé à ce sit-in en guise de soutien à son SG, suspendu par la direction de l’hôpital suite à la grève nationale des paramédicaux, observée les 17, 18 et 19 février. « Notre SG a été dûment élu à la tête de notre section syndicale qui active légalement. Le droit à la grève est garanti par la Constitution et aucun travailleur ne doit être sanctionné pour une telle raison », dira un autre. La foule exprime une détermination sans faille de poursuivre la protestation jusqu’à ce que le directeur revienne sur sa décision. « Dix ans barakat ! », lâche l’un des protestataires, faisant allusion au nombre d’années que ce directeur est resté à la tête de cet établissement sanitaire. Et à un autre de renchérir : « Jamais nous n’avions enfreint la loi. Pendant la grève, nous avions assuré le service minimum. » Abdeslam Benana, directeur du CHU, assure qu’il reste « ouvert » au dialogue et qu’il est prêt à discuter avec les membres du bureau syndical sur le cas du SG suspendu. Selon lui, la décision de suspension est conforme à la réglementation. « En date du 10 février, le secrétaire général du bureau syndical me transmet un communiqué et un préavis de grève appelant l’ensemble des paramédicaux à un arrêt de travail de trois jours : les 17, 18 et 19 février. Le 11 février, j’adresse une réponse dans laquelle je rappelle au SG que les procédures législatives et réglementaires prévues en matière de droit de grève n’ayant pas été respectées, cet appel à la grève était illégal. Je leur demande de procéder au gel de cette grève », explique-t-il. Mais, indique-t-il, « M.Kharzi a procédé à un affichage sauvage (sans autorisation de la direction générale) des deux communiqués dans tous les services, faisant fi de ma réponse. » M.Benana justifie également la décision de suspension notifiée le 13 février 2008 par le fait que M.Kharzi avait organisé « une séance de travail avec les surveillants chefs des services médicaux pour arrêter les modalités de la grève et de remettre en cause de pointage des personnels paramédicaux de garde ». M. A. O.
Sit-in des adjoints de l’éducation à l’EstComme annoncé lors du conclave de la semaine écoulée, ayant regroupé les représentants des bureaux des wilayas de l’Est des adjoints de l’éducation, les sit-in observés hier aux portes même des directions de l’éducation ont enregistré un taux de participation avoisinant une moyenne de 76% pour l’ensemble des wilayas de l’est du pays. Les adjoints de l’éducation de Constantine ont finalement été, après plus d’une heure de protestation, reçus par le secrétaire général de la direction de l’éducation, Mohamed Lerkache, qui a reconnu le caractère légitime des revendications des contestataires et promis de les transmettre à la tutelle. Il reste à noter que les protestataires sont venus en nombre, marquant de leur forte présence cette deuxième journée de grève, répondant ainsi au mot d’ordre lancé par les syndicats autonomes de la Fonction publique. Après la réussite de cette action qui a eu un écho certain au niveau de pas moins de 10 wilayas de l’Est, le coordinateur national annonce une autre journée de contestation nationale qui surviendra après les vacances scolaires prochaines. M.Fertaki dira à ce sujet : « Notre action a été une réussite totale, notamment au niveau de l’est du pays, où nous avons enregistré des taux de participation fort appréciables et des plus conséquents, la tutelle devant comprendre et admettre que nous restons plus que jamais mobilisés et prêts à débrayer pour obtenir gain de cause. » Djamel Belkadi
Les médecins et les enseignants poursuivent la protesta à OranLa grève a été largement suivie dans les lycées d’Oran avec un taux dépassant les 80%, selon les organisateurs. Oran. De notre bureau Au premier jour, un service minimum pour garantir le déroulement des compositions programmées, selon les syndicalistes, à dessein de casser la grève, a été assuré. « L’organisation du Snapest ayant déjà touché 48 sur 51 lycées, nous sommes en train de nous mobiliser dans les 3 lycées qui nous restent », a déclaré hier M. Aous, porte-parole local, qui pense que le nombre des grévistes va augmenter. Le même constat d’élargissement de la protestation est donné par l’Unpef pour le moyen, même si le bilan du premier jour ne donne que 52% de participation contre uniquement 32% pour le primaire. Cependant, fait notable pour M. Abdelhadi, « plusieurs sections syndicales de l’UGTA ont décidé de rejoindre le mouvement, à l’exemple de Maraval, mais aussi d’Arzew ». M. Abdelhadi déplore par ailleurs les menaces proférées par des représentants de l’UGTA et dont auraient fait l’objet des protestataires à Bir El Djir. Les enseignants du Conseil national de l’enseignement supérieur (Cnes) affiliés à la section de l’USTO, ont tenu, encore une fois, à manifester leur refus de la grille des salaires et revendiqué un régime indemnitaire sur la base de leur plateforme revendicative élaborée depuis une décennie. En dépit de « l’attitude des responsables de l’USTO », des enseignants ont « osé enfreindre l’interdiction de grève qui les frappe ». « NOUS MENONS CETTE LUTTE DEPUIS 10 ANS »Sur le campus de l’USTO, des enseignants appartenant au noyau dur du Cnes-USTO ont visiblement affiché leur désapprobation quant à la « menace brandie par Belkhadem » à la veille de la grève. Un professeur gréviste affirmera que « cette action de protestation est légitime et s’inscrit dans le cadre de la lutte que nous menons depuis plus de dix ans ». Même si les enseignants du supérieur sont allés en rangs dispersés, il n’en reste pas moins que pour eux, « il était surtout question de prendre position par rapport au refus de l’administration de l’USTO de reconnaître le Cnes en qualité de syndicat indépendant incontournable ». En tout état de cause, au cours de l’assemblée générale des enseignants adhérents à la section Cnes-USTO, ces derniers avaient confirmé leur intention de prendre part massivement à la grève de trois jours lancée par la coordination nationale de l’intersyndicale. Les maîtres assistants, les enseignants universitaires et les docents, affiliés au Syndicat national des maîtres assistants exerçant dans les différentes structures hospitalo-universitaires d’Oran ont décidé lundi de poursuivre leur mouvement de protestation entamé dimanche. Selon le président du syndicat, docteur Benatta Mahfoud, la poursuite de la grève avec le maintien d’un service minimum dans les urgences médico-chirurgicales a été décidé au cours de l’assemblée générale dans la matinée d’hier par les adhérents du syndicat. Ces derniers ont également décidé au cours de cette rencontre de rejeter la décision de justice qui est, selon les membres du bureau d’Oran rencontrés au niveau du conseil scientifique du CHUO, « une forme d’intimidation pour démobiliser les syndicats autonomes relevant du secteur de la santé publique et casser par la même occasion ce mouvement de grève ». Selon la même source, les revendications du syndicat ont un caractère purement socioprofessionnel. Ils n’ont « aucun cachet politique », ont tenu à préciser les membres du bureau. Ils poursuivront leur mouvement durant la journée de mardi. Pour leur part, les médecins affiliés au Syndicat des médecins spécialistes ont décidé de suspendre leur mouvement à la suite de la décision de justice, indique-t-on lundi au niveau du bureau d’Oran implanté au CHUO. Djamel Benachour A. Br. T. K. |
Luttes syndicales | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||