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Face à l’opacité qui entoure l’étude du régime indemnitaire Le Snapest brandit la menace de la grèveEl Watan, 4 février 2010 Le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) a menace de recourir à la grève. Œuvres sociales : un vrai trésor Le représentant des enseignants a parlé, également, d’une volonté délibérée de la part des pouvoirs publics « pour ne pas répondre favorablement aux doléances des fonctionnaires. A chaque fois ils rejettent nos demandes sur les nouvelles primes sous prétexte qu’elles sont injustifiées », a précisé Meriane, se demandant « comment peut-on justifier alors les salaires des députés et ceux des hauts cadres ». L’autre source de conflits entre les syndicats autonomes et les pouvoirs publics est celui de la gestion des œuvres sociales. Un trésor auquel il ne faudra surtout pas toucher ! Selon M. Meriane, les œuvres sociales sont régies par un décret présidentiel qui est « complètement dépassé par la réalité politique du pays ». Le décret en question – n° 82-303 du 11 septembre 1982 – stipule dans son article 26 : « A l’exclusion des membres de l’instance syndicale et des représentants élus des travailleurs, la liste des membres désignés pour faire partie de la commission des œuvres sociales est soumise pour examen et approbation aux instances du parti FLN. » Un décret du temps du parti unique. Conscient que le dialogue avec la tutelle n’aboutira pas dès lors que les solutions impliqueront d’autres départements ministériels, « à partir du moment où la tutelle se dit incapable de satisfaire nos revendications. » « Souvent, le ministre de l’Education nous dit que la question des salaires et des postes budgétaires ne relève pas de ses prérogatives. Seule la chefferie du gouvernement est apte à apporter des réponses à nos doléances, seulement les portes du Palais du gouvernement sont infranchissables. La grève demeure le seul recours », a tranché M. Meriane. Il faut souligner que la grève à laquelle appelle le Snapest intervient dans un climat social très agité. Les travailleurs de tous les secteurs sont en colère, mais le gouvernement de Bouteflika semble faire la sourde oreille quand il ne lâche pas son appareil répressif, comme il l’a fait hier contre les médecins. |
Luttes syndicales | ||||
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