DEUXIÈME JOUR DE DÉBRAYAGE DU PERSONNEL DE LA SANTÉ

Le Snapap satisfait de la mobilisation de ses troupes

Le Soir d'Algérie, 1 juin 2011

Deuxième jour de grève pour le personnel de la santé affilié au Conseil national du secteur de la santé publique sous l’égide du Snapap. Son président, Miloud Benmassoud, affirme que dans une vingtaine de wilayas, le taux de suivi avoisine les 70% au moment où la tutelle n’a entrepris aucun contact avec le syndicat pour renouer le dialogue.
Nawel Imès - Alger (Le Soir) - La grève à laquelle appelle le Snapap concerne non seulement les médecins mais également les paramédicaux, les anesthésistes et l’ensemble des corps communs de la santé que le syndicat estime être les plus lésés. Un préavis de grève de trois jours avait été déposé auprès du ministère de la Santé, conformément à la réglementation. Le conseil national du secteur de la santé, regroupant outre les médecins, le corps paramédical et l’ensemble des corps communs, explique son appel à un débrayage de trois jours par la fin de non-recevoir opposée par le département d’Ould Abbès qui refuse tout dialogue avec les syndicats autonomes et par les pressions exercées au quotidien sur les syndicalistes affiliés au Snapap. La plate-forme de revendications du Conseil national comporte pas moins de dix points. Il revendique le respect du droit de grève, la classification des infirmiers qualifiés à l’échelle 10, l’entrée en vigueur des primes et des augmentations pour les corps communs, les médecins et les paramédicaux. Le Conseil national du secteur de la santé publique réclame également la publication du statut particulier des anesthésistes, des infirmiers travaillant en soins intensifs et dans les blocs opératoires. Il appelle également à la révision du statut des corps communs de la santé en leur octroyant la prime de contagion, à la titularisation des contractuels et à ne pas omettre les puéricultrices et les infirmiers exerçant en psychiatrie. Ce mouvement intervient alors que les médecins résidents sont en grève depuis trois mois et qu’aucune solution ne profile à l’horizon pour la satisfaction de leurs revendications.
N. I.

 
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Luttes syndicales  
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