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Grève des praticiens, généralistes et spécialistes, et des résidents Le secteur de la santé risque la paralysieEl Watan, 16 mai 2011 Le secteur sanitaire public dans l’impasse ! Après les résidents, c’est au tour des praticiens de santé publique, généralistes et spécialistes, d’entamer une grève illimitée. Ce sont quelque 12 000 médecins adhérents à l’intersyndicale de la santé publique, sur un total de près de 18 000, à répondre à l’appel du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) ainsi que du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP). Mais que les citoyens et malades se rassurent : un service minimum sera assuré par les grévistes. «Comme il est stipulé par la loi, il revient à l’employeur, le ministère de la Santé en l’occurrence, de prendre attache avec le partenaire social en grève et qui doit s’échiner à mettre en place un service minimum», explique le docteur Lyes Merabet, président du SNPSP, au sortir d’une réunion de préparation de l’intersyndicale. «Pourtant, pour l’heure, la tutelle ne s’est pas manifestée afin d’organiser intelligemment et en concertation avec les praticiens, un quelconque programme de permanence», poursuit le docteur Mohamed Yousfi, président du SNPSSP. «Ce qui renseigne quant au peu de cas fait par le ministère de la prise en charge sanitaire des citoyens», s’indignent, de concert, les deux syndicalistes. En dépit de ce «mépris» et afin d’honnorer leurs engagements envers leurs malades, un service minimum sera assuré par les grévistes. Il concerne les urgences médicales, obstétriques, pédiatriques ou chirurgicales, la distribution des médicaments et autres traitements aux malades hospitalisés, ainsi que la prise en charge des patients qui nécessitent des soins vitaux tels que l’hémodialyse ou la transfusion. «Les praticiens en grève n’assureront donc pas les opérations à froid, telles les consultations et autres gestes d’exploration, ainsi que les différents travaux administratifs. En bref, tout ce qui n’engage pas les pronostics vitaux des malades», énumère le docteur Yousfi. |
Luttes syndicales | ||||
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