En rangs serrés pour la grève à l’Est

El Watan, 23 février 2008

Venus de toutes les wilayas de l’est du pays, les représentants des bureaux de la coordination nationale des assistants de l’éducation se sont regroupés jeudi dernier au siège du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) à Constantine.

Ce conclave a permis à Fertaki Mourad, coordinateur national, de lancer un appel pressant à tous les assistants pour qu’ils participent massivement à la grève nationale du 24, 25 et 26 février. Les assistants de l’éducation sont priés de se mobiliser et de se solidariser avec la coordination nationale des syndicats autonomes qui, à ce jour, a rassemblé pas moins de 12 syndicats représentant divers secteurs de la Fonction publique. La décision d’effectuer des sit-in au niveau de toutes les directions de l’éducation, lundi 25 février dès 14h30, a été prise lors de ce conclave. A travers cette action, la Coordination nationale des assistants de l’éducation (CNAE), affiliée au SNTE, compte interpeller les pouvoirs publics et l’administration pour exiger l’intégration des assistants à l’échelle 10 de la Fonction publique et l’échelle 11 pour les assistants principaux, le respect de l’expérience professionnelle comme critère de sélection, au même titre que d’autres secteurs. Les revendications des assistants de l’éducation vont de la réduction du nombre d’heures de travail à 28 heures, à la révision des articles 112 et 113 du statut particulier des travailleurs de l’éducation pour une redéfinition des attributions de l’assistant et de l’assistant principal. En outre, ils exigent le paiement des primes et indemnités, notamment celle afférente au risque. Ce regroupement a également permis aux représentants des différentes wilayas de l’Est de parler du droit à la formation et au perfectionnement, de la promotion professionnelle pour ceux d’entre eux qui cumulent une expérience de plus de 15 années, du droit d’être consulté par leur tutelle pour tout ce qui concerne leur profession. Avant de clore la rencontre, les syndicalistes ont promis de mobiliser d’autres troupes. Un appel condensant toutes les revendications du CNAE a ponctué les travaux de cette rencontre.

Djamel Belkadi

 


L’éducation se prépare activement à Oran

La coordination des syndicats autonomes du secteur de l’éducation d’Oran compte prendre part activement à la grève de trois jours, 24, 25 et 26 février, à laquelle a appelé la coordination syndicale de la Fonction publique.

Représentée à Oran par le Snapest, le Satef, le SNTE et l’Unpef, cette coordination a organisé hier une rencontre au siège de l’Unpef pour expliquer la position de chacun de ses membres, commenter le contenu des dernières nouvelles au sujet des salaires ou du statut et annoncer ou faire des propositions concernant les perspectives du mouvement de protestation et les actions à entreprendre à l’avenir. Sur un plan organisationnel, le conseil de wilaya du Snapest a concerné 43 lycées sur 51 existants et, jeudi, une rencontre régionale a regroupé 12 wilayas. Tout en annonçant la participation à la grève, M. Aous a mis en avant les aspects organiques qui doivent se poursuivre pour garantir le fonctionnement démocratique du syndicat qu’il représente localement, mais aussi donner une assise effective à l’initiative d’Oran en prônant l’union des coordinations pour tous les corps du secteur de l’éducation dans le but d’une revendication commune et un calendrier commun. Le représentant du SNTE des adjoints de l’éducation, M. Bourogba, a mis en avant le fait que « vers la fin des années 1980, la masse salariale représentait 40% du budget de l’éducation, contre seulement 22% aujourd’hui, sachant que les conditions de vie se sont dégradées au fil du temps ». Se basant sur le contenu d’un télex destiné aux trésoriers concernant « la mise en œuvre du nouveau système de classification et de rémunération des fonctionnaires afin de permettre la mise en place rapide des nouveaux statuts particuliers (…) », les représentants des syndicats s’inquiètent, estimant qu’« on veut appliquer des salaires nouveaux sur le régime indemnitaire ancien, ce qui est un non-sens ». Selon eux, à l’exemple des corps communs, ils vont se retrouver avec des augmentations de 150 à 700 DA. Pis encore, signale M. Abdelhadi de l’Unpef, à l’application des nouvelles modalités, on risque même de demander à certains de rembourser. Son idée est qu’en réalité un fonctionnaire qui perçoit par exemple 12 000 DA se retrouve avec 9000 DA ; et ce n’est qu’en introduisant les IDR et 10% de bonification que le nouveau salaire sera de 12 150 DA ou un peu plus. « Nous percevons un salaire de 10 jours et non d’un mois », s’accordent-ils à dire pour revendiquer un salaire de la dignité, sachant que les nouvelles modalités prévoient des salaires mirobolants, mais pour une minorité de cadres seulement. En touchant également les inspecteurs, la pression sur les grévistes va diminuer, considère-t-on, en outre, après avoir soulevé les quelques embûches dont se seraient rendu responsables des inspecteurs affiliés à l’UGTA (Chtaïbo et Bir El Djir) qui ont tenté de faire pression sur certains directeurs et enseignants. A ce sujet, on a également évoqué des correspondances de la direction de l’éducation adressées aux directeurs d’établissement leur suggérant de signaler des « choses non ordinaires » durant ces trois jours en appelant des numéros spéciaux mentionnés dans les correspondances.

Djamel Benachour

  Luttes syndicales  
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