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La grève dans la fonction publique a été un succès Malgré les menaces du gouvernementEl Watan, 27 février 2008 Le porte-parole de la coordination des syndicats autonomes s’est dit « très satisfait » du déroulement de ce débrayage en rappelant que le taux de suivi de la grève se situe entre 80 et 100%. La coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique vient de faire sa démonstration sur le terrain. Le test de mobilisation de trois jours a été une réussite, selon les animateurs de cette action, deuxième du genre. Ni les menaces de l’administration et encore moins celles du gouvernement n’ont pu infléchir la dynamique des médecins, des enseignants, des éboueurs, du simple fonctionnaire algériens... Le porte-parole de la coordination, Méziane Mériane, s’est dit « très satisfait » du déroulement de ce débrayage en rappelant que la grève a mobilisé au-delà de leurs espérances, puisque le taux de suivi se situe entre 80 et 100%. Le marasme profond que vit le fonctionnaire algérien a été traduit sur le terrain par des sit-in, des rassemblements et des assemblées générales au niveau des structures respectives. Hier, au CHU Mustapha Pacha à Alger, les maîtres assistants et les professeurs docents ont répondu pacifiquement au ministre de la Santé via un sit-in organisé à l’intérieur de l’hôpital. Les protestataires ont condamné le comportement de M. Tou qu’ils qualifient d’« excès de zèle ». « Au lieu de répondre au syndicat autonome par une convocation en justice, M. Tou aurait pu tendre l’oreille à sa cheville ouvrière afin de porter haut leurs doléances. Par ce geste simple, il aurait gagné la corporation. En se distinguant des autres ministres, M. Tou s’est discrédité et a démontré ses limites et ceci n’est nullement à son honneur... », a déclaré un syndicaliste en fustigeant les irresponsables et les casseurs de grève. Dans d’autres régions du pays, plus exactement à Tizi Ouzou, les enseignants ont organisé dans l’enceinte de l’université un rassemblement pour exprimer leur rejet de la nouvelle grille des salaires et la marginalisation des véritables représentants des fonctionnaires. Dans la région de M’sila, les agents de nettoyage ont tenu à exprimer leur ras-le-bol en répondant positivement au mouvement de débrayage. Hier, les syndicalistes ont, entre autres, dénoncé le silence radio du gouvernement, occupé à préparer le terrain à M. Bouteflika pour qu’il puisse briguer un troisième mandat, occultant ainsi les affaires du pays et les préoccupations de la base. Celle-ci réclame la préservation du pouvoir d’achat, la révision de la nouvelle grille des salaires conformément à ses aspirations et l’amélioration des conditions de travail. « Le gouvernement algérien ne communique pas, il n’a rien dit, ni sur la question des statuts ni sur la grille des salaires. Il y a une confusion et une contradiction dans les déclarations de nos hauts responsables », a soutenu un représentant des fonctionnaires, en expliquant que le chef du gouvernement devrait faire une communication pédagogique par rapport à ce qui se passe sur le front social. « M. Belkhadem devrait rassurer les fonctionnaires en les associant aux négociations. Il n’a pas pour rôle de semer la confusion ou de recourir à la menace. Un responsable doit assumer pleinement ses responsabilités ou alors il... », a observé un gréviste. Abondant dans le même sens, M. Mériane qualifie d’aberration le fait d’évaluer les augmentations de salaires à partir du moment où le régime indemnitaire n’est pas encore connu. De par son expérience, il estime que le décret exécutif signé cette semaine par le premier magistrat du pays n’a rien apporté de nouveau. « C’est un leurre. La grille des salaires mise à exécution aujourd’hui n’est autre que celle promulguée au mois de septembre 2007. Ce décret va être appliqué avant la promulgation des statuts particuliers lesquels définissent les catégories des fonctionnaires », a fait remarquer notre interlocuteur en expliquant que cette procédure a été rejetée par les syndicats autonomes qui accusent le pouvoir de faire dans la précipitation et l’anticipation afin de calmer un tant soit peu le front social. Notons que les responsables de la coordination animeront aujourd’hui un point de presse pour évaluer ce mouvement de trois jours. Une action qu’ils envisages de radicaliser dans les prochains jours. Nabila Amir
Échos de l’est- CONSTANTINE : MARCHE ORGANISÉE AU CHU La coordination des syndicats autonomes de la fonction publique a choisi de clôturer son mouvement de grève par une marche organisée hier matin au CHU de la ville. Une manière de montrer que l’adhésion à la grève n’a pas été affectée en dépit des pressions exercées sur les fonctionnaires, notamment au niveau de l’administration. Le taux de suivi a été estimé à 90% dans les différents secteurs de la Fonction publique, selon l’animateur de la coordination qui regroupe le Snapap, le Snte, l’Unpef et le Snapest, auxquels se sont joints le Snpsp et le syndicat des adjoints de l’éducation. Du côté de l’enseignement primaire et moyen, on apprend que le taux variait entre 80 et 90%, alors que les établissements du secondaire ont connu un taux de participation de 40%, selon les chiffres du Snte. Les syndicats autonomes ont décidé, à l’issue d’une conférence de presse animée au CHU, de maintenir cette cohésion, avec l’établissement d’un contrat moral pour la défense des syndicalistes qui feront l’objet de sanctions en raison de leurs prises de position. S. A. - Annaba : « Un mouvement plein de dignité » Le mouvement de débrayage de trois jours a été qualifié de réussi avec un taux moyen de plus de 80%. C’est ce qui a été déclaré à l’unanimité lors d’un point de presse tenu hier à la faculté des sciences médicales (INESSM), auquel a pris part la majorité des syndicats autonomes dont l’Unpef, Snmasm et le Cnes. Les animateurs de cette conférence ont remercié ceux qui ont pris part à ce mouvement de protestation, qu’ils ont jugé plein de dignité. Ils se sont donné le mot pour se réunir encore une fois la semaine prochaine pour décider des suites réservées à leur mouvement. L’administration a pour sa part avancé que sur les 9602 employés de l’éducation, 2473 ont répondu à l’appel de grève, et sur les 6000 travailleurs de la santé, seuls 393 employés ont fait faux bond. M. F. G. - Mila : les établissements scolaires paralysés Les enseignants affiliés à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) ont, à l’exception des professeurs vacataires et suppléants, quasiment paralysé les établissements scolaires des cycles primaire et moyen pour ce troisième jour de grève, selon Lamri Zeggar, secrétaire général de wilaya de cette organisation syndicale autonome. « Le mouvement de protestation s’est davantage durci avec le ralliement de plusieurs dizaines de grévistes, réalisant ainsi un taux de 94,25% en cette dernière journée de débrayage », dira-t-il. M. B. - Oum El Bouaghi : le snpssp a répondu à l’appel Les médecins spécialistes de l’hôpital Zerdani Salah ont observé un mouvement de grève, en réponse au mot d’ordre du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP). Ainsi, 19 médecins spécialistes sur les 21 que compte l’établissement hospitalier ont débrayé, selon le coordinateur du syndicat au niveau de cet hôpital, qui a confirmé l’information, soulignant que le service minimum a été assuré. L. B. - GUELMA : le TAUX D’ADHÉSION A AUGMENTÉ Les fonctionnaires du secteur de l’éducation nationale, affiliés à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) pour cette 3e journée ont marqué quelques points en plus par rapport à la 2e journée de grève, en passant de 70% d’adhésion à 75% hier en fin de grève. Ces chiffres sont justifiés par Rachid Maghlouli, secrétaire général de ce syndicat à Guelma, du fait que plusieurs fonctionnaires des établissements, tels que les CEM Mohamed Abdou, à Aïn Defla, et des 500 Logements de la ville de Guelma, ainsi que de l’école primaire Imam Malek, ont finalement adhéré massivement au mouvement de grève. K. D. - SKIKDA : suivi massif Le mouvement de grève a été massivement suivi. Le taux de participation a nettement augmenté hier. La direction de l’éducation avance un taux de 31,33% pour les enseignants du moyen et du primaire, tandis que le personnel administratif est passé de 22,47% au cours de la 2e journée à seulement 7,98% hier. Seuls les syndicalistes de l’Unpef conservent le rythme avec un taux de 90% pour les collèges et les écoles primaires. D. D. Correspondants
Échos de l’ouest- Sidi Bel Abbès : les syndicats se félicitent La grève dans les établissements scolaires, entamée dimanche, a connu hier un taux de suivi de l’ordre de 79%. « Les enseignants dans les quatre coins de la wilaya ont répondu favorablement au mot d’ordre de grève », s’est félicité hier M. Sefah de l’Unpef. Les responsables des syndicats autonomes (Snapest, Sentes et Unpef) ont, à l’issue d’une réunion d’évaluation tenue hier, affiché leur totale satisfaction quant à la réussite du mouvement de protestation observé durant trois jours. M. A. - Mecheria : le secteur de la santé paralysé Malgré certaines pressions, menaces et intimidations affichées dans l’administration de l’hôpital, émanant du ministère de la Santé, l’appel à une grève a été largement suivi par les praticiens appartenant au FNPSP avec un taux de 90% et au SNPSSP, un taux de 79%, selon les syndicats autonomes. Tout en respectant le service minimum, les praticiens ont répondu à une grève de trois jours pour exprimer leur ras-le-bol face à leurs salaires de misère. D. S. - Adrar : une réussite, selon l’UNPEF Salem Djamaï, président du bureau de wilaya de l’Unpef, conteste le chiffre avancé par l’administration relatif aux taux de participation du personnel de l’éducation à la grève du 24, 25 et 26 février. Tout en précisant que ce mouvement de grève a été une réussite totale et un acquis pour le personnel de l’enseignement en général. Ce syndicaliste affirme que 4598 personnes sur un effectif de 6304, soit un taux de 74,49%, ont participé à la grève et que ce nombre représente une participation massive. Car le reste de l’effectif global, qui n’a pas séché les cours, c’est-à-dire la différence, n’avait pas droit de participer à cette grève par le simple fait que cette frange est constituée de personnels contractuels et ceux recrutés dans le cadre du pré-emploi. A. A. - Mascara : timide adhésion Le taux de participation des fonctionnaires de la Fonction publique a connu, pour la troisième journée du mouvement de débrayage à Mascara, une hausse timide. « Seuls 289 fonctionnaires sur un ensemble de 24 609 de la Fonction publique à Mascara ont répondu à l’appel de la coordination des syndicats autonomes », selon une source de la wilaya. Le taux a atteint hier 1,77%, selon la même source qui précise que seuls les secteurs de l’éducation et de la santé ont été touchés par le mouvement de grève. Pour le premier, sur 11 048 fonctionnaires, 168 ont débrayé, soit un taux de participation de 1,52%. En ce qui concerne le secteur de la santé, 121 fonctionnaires sur 4080 ont répondu à l’appel, soit 2,92%. Toutes nos tentatives d’avoir la version des syndicalistes ont été vaines. Certains syndicalistes refusent toute déclaration à la presse. A. S. Correspondants
Les médecins appellent à l’unification des rangs des syndicats autonomes « Nous ne sommes ni des agités ni des agitateurs »Les syndicalistes décident, à l’unanimité, de durcir leur mouvement en allant vers d’autres actions de protestation dans le cadre de la coordination. Nous ne sommes ni des agités ni des agitateurs. » Telle est la réponse des syndicalistes de la santé aux déclarations contenues dans le communiqué de la chefferie du gouvernement rendu public samedi dernier. Un communiqué dans lequel le gouvernement de Abdelaziz Belkhadem tente de réduire les actions menées par les syndicats autonomes de la Fonction publique « à une simple agitation ». La démonstration est faite sur le terrain. Bravant, à la fois, l’interdit que le ministère de la Santé voulait imposer en recourant à la justice pour casser leur mouvement de grève et les « accusations calomnieuses » du gouvernement, les médecins affiliés au syndicat des professeurs et docents et celui des maîtres assistants se montrent plus mobilisés. Au troisième et dernier jour de la grève à laquelle a appelé la coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique, les travailleurs de la santé ont encore poursuivi leur débrayage. « La grève a été suivie à 90% au niveau national », déclare un syndicaliste rencontré hier à l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger. Ici, les médecins, membres des deux syndicats ont tenu leur assemblée générale et pris des décisions. En effet, ils étaient près de 610 professeurs et médecins (160 professeurs et 450 maîtres assistants) à prendre part à cette réunion. Résultat : les syndicalistes décident, à l’unanimité, de durcir leur mouvement en allant vers d’autres actions de protestation dans le cadre de la coordination. Boycott du ministère de la SantéL’autre décision prise par les contestataires est le boycott du ministère de la Santé publique qui, selon eux, veut empêcher les médecins d’exercer leur droit légitime à la grève. « Notre grève est légitime. Il (le ministère de la Santé) se trompe d’adresse, nous ne sommes pas des paramédicaux », lance un professeur qui a requis l’anonymat. « Nous sommes légalistes et nous avons respecté toutes les procédures légales », ajoute-t-il. Les syndicalistes critiquent dans ce sens « l’excès de zèle du ministre de la Santé, Amar Tou ». « Nous ne dépendons pas de son département, mais plutôt du ministère de l’Enseignement supérieur. Alors que ce dernier n’a pas bougé, M. Tou se précipite à porter des plaintes contre nous. C’est de l’excès de zèle », lancent encore les contestataires qui ont organisé hier un sit-in de 30 minutes à l’intérieur du CHU Mustapha Pacha. Ils n’ont quitté les lieux que vers midi en chargeant le bureau du syndicat de préparer, en concertation avec d’autres syndicats de la Fonction publique, les actions à mener. « Nous participerons à toutes les actions décidées par la coordination », affirme pour sa part le professeur Zidouni, responsable du syndicat des professeurs et docents. Invitant les paramédicaux à se joindre à eux, les syndicalistes de la santé avancent l’idée d’aller vers l’unification des rangs des organisations syndicales. La coordination des syndicats autonomes et l’intersyndicale de la Fonction publique doivent, selon eux, s’unir et former un seul bloc. Madjid Makedhi
La grève largement suivie par les maîtres assistants, professeurs et docents à OranLe mouvement de grève auquel ont appelé depuis le 24 février le Syndicat national des professeurs et docents et celui des maîtres assistants en sciences médicales a été largement suivi dans les structures de soins et de l’enseignement supérieur durant ces trois derniers jours. Dans un communiqué commun rendu public, les participants à ce mouvement, qui ont pris part hier à une seconde assemblée générale depuis le déclenchement dimanche dernier du mouvement, déclarent que « convaincus de la justesse de leurs revendications et de leur action, ils réitèrent leur confiance et soutien à leurs représentants qui ont agi avec sagesse et modération dans un contexte difficile ». Ils affirment que « tout en étant disponibles au dialogue, les enseignants hospitalo-universitaires s’engagent à radicaliser dans le respect de la loi leur mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications ». Dans ce communiqué commun, les représentants des deux syndicats autonomes rappellent « qu’en dépit de l’indifférence, voire le mépris affiché, le tout combiné par la pression exercée par les pouvoirs publics, les syndicats, en harmonie avec leurs adhérents, n’envisagent nullement de baisser les bras. Force est de constater que l’attitude des pouvoirs publics demeure incohérente au regard des nombreuses responsabilités que nous assumons et qui engagent l’avenir de la population de ce pays ». « Par conséquent, les revendications salariales engagées par nos syndicats n’en sont que plus évidentes et plus légitimes », conclut le document. T. K. PourrissementLa Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique (CNSAFP) a bouclé hier sa troisième et dernière journée de grève. Malgré les menaces de représailles brandies par le gouvernement dès le premier jour à l’encontre des travailleurs et la tentative sournoise du ministère de la Santé de désamorcer le mouvement de contestation dans les hôpitaux en recourant notamment à l’arbitrage de la justice, l’appel au débrayage de la CNSAFP a été massivement suivi. Bien entendu, la décision des fonctionnaires de braver les « interdits » ne résulte pas – comme serait tenté de le faire admettre le gouvernement – d’une volonté d’instaurer un climat de désobéissance civile pour mener une rébellion future ou pousser à un coup d’Etat. Alors là, ce n’est pas du tout le cas ! Les « troupes » de la coordination nationale des syndicats sont de simples fonctionnaires, des gens sans histoire, de respectables mères et pères de famille, qui n’en peuvent plus d’être humiliés, traînés dans la boue et payés au rabais alors que l’inflation se compte à deux chiffres depuis déjà plusieurs années. Tout ce beau monde ne demande qu’à vivre dignement et à améliorer son ordinaire. Pour ceux qui ne le savent pas encore, les grévistes comptent dans leurs rangs une grande majorité de cadres de l’Etat dont la compétence est établie qui font véritablement l’Algérie au quotidien, mais qui malheureusement sont réduits, à chaque fin de mois, soit à faire l’aumône, soit contraints, le soir venu, à se convertir en chauffeur de taxi clandestin pour pouvoir joindre les deux bouts. Eh bien oui, des experts en gestion, des informaticiens de haut niveau ou des magistrats de haut vol se voient très souvent obligés de verser dans le commerce informel, de faire des petits boulots ou de vendre des cacahuètes au bas de leurs immeubles pour payer leurs factures. Non, que le gouvernement se détrompe et se rassure à la fois... définitivement. Les fonctionnaires ne se sont pas arrêtés de travailler pour s’opposer à la révision de la Constitution ou provoquer un putsch. C’est évident, il doit y avoir certainement beaucoup de gens dans l’administration qui ne sont pas prêts à cautionner le scalp que l’on s’apprête à faire subir à la loi fondamentale du pays. Mais cela ne doit pas servir d’argument pour créer la confusion. Les gens ont fait grève parce qu’ils pensent n’avoir plus rien à perdre. C’est sans doute la lecture à faire de cette grève. Malgré la précarité dans laquelle ils se trouvent et les propos provocateurs et insultants du gouvernement qui n’a pas hésité à les traiter d’« agitateurs », les fonctionnaires ont su maîtriser leurs nerfs et mener une grève irréprochable à tous les points de vue. Mais cela risque de ne pas être le cas, à l’avenir, si l’Exécutif continue de refuser le dialogue et ne fait rien pour trouver un compromis avec les syndicalistes. Mais si la situation venait à se dégrader, le gouvernement ne pourrait en vouloir qu’à lui-même, car il aura été le seul responsable du pourrissement et de l’impasse dans laquelle il pourrait éventuellement se retrouver. Zine Cherfaoui
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Luttes syndicales | ||||
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