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Selon une nouvelle circulaire de Benbouzid Les chefs d’établissements scolaires interdits d’adhésion à une organisation syndicalepar Nassima Oulebsir, Le Jeune Indépendant, 26 décembre 2005 Les chefs d’établissements scolaires, à travers l’ensemble des wilayas, ne sont pas autorisés à adhérer à une organisation syndicale. Le ministère de l’Education nationale prendra les mesures nécessaires à leur encontre s’ils tentent de transgresser la nouvelle circulaire ministérielle qui vient d’être signée par M. Boubekeur Benbouzid. C’est la mise en garde adressée par le ministre, hier depuis Alger, aux directeurs des établissements scolaires, leur interdisant de faire de la politique dans les écoles. C’est en marge de la journée d’étude sur la prévention des risques majeurs en milieu scolaire, dont les travaux se clôtureront aujourd’hui, que Benbouzid a averti les directeurs qui n’hésitent pas à avoir «une double casquette». S’ils souhaitent activer dans une organisation syndicale, dit-il, qu’ils le fassent, puisqu’il s’agit d’un droit constitutionnel. Mais ils ne peuvent, en parallèle, assumer les fonctions de chef d’établissement scolaire. Ces directeurs, s’ils veulent conserver la mission pédagogique qui est la leur, sont sommés de respecter la loi, a-t-il averti. Et d’ajouter que «le gouvernement assumera sa pleine responsabilité pour faire appliquer cette nouvelle directive». La menace de Benbouzid ne date pas d’hier, puisque au mois d’octobre dernier, il avait mis en garde les directeurs souhaitant se structurer dans un syndicat et même pris des sanctions à l’encontre de ceux qui l’avaient déjà fait, tout en indiquant que le ministère interdisait formellement ce genre de démarche. Sur un autre registre, Benbouzid est revenu à la charge sur la mauvaise gestion des établissements scolaires. C’est pour pallier cette insuffisance que le découpage administratif de l’Académie d’Alger en trois directions a été effectué, et ce, dans l’optique d’une gestion plus efficiente, sachant qu’Alger compte, à elle seule, plus de 600 000 élèves. Mais pourquoi nos enfants continuent-ils, alors, à étudier dans des conditions déplorables ? Le problème, qui n’est guère lié au manque de moyens, continue donc de l’être à cause d’insuffisances dans la gestion. A ce propos, le ministre s’est engagé à apporter les remèdes nécessaires. Des directives seront bientôt données aux directeurs pour réhabiliter ces établissements. Et désormais, les nouveaux lycées ne pourront plus être réceptionnés s’ils ne disposent pas de salles de sport, de chauffage et de l’outil informatique, a-t-il assuré. Concernant la journée d’étude proprement dite, il est à souligner qu’un programme de prévention contre les risques majeurs a été lancé depuis 2000 en faveur des élèves, qui constituent 1/3 de la population, pour les initier à la «conduite à tenir» en cas de catastrophe. Des ouvrages, des dépliants ainsi que des simulations sont prévus dans les programmes scolaires, et ce, tout en faisant appel au concours du Croissant-Rouge algérien et de la Protection civile. N. O. |
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www.algeria-watch.org
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